Site de mariage chrétien | Je, tu, nous ?

Le « je » tue le « nous »

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Comment aimer l’autre en restant « soi » ?

Peut-on rester soi et aimer ? Ou, est-il « normal » de vouloir rester soi dans le lien amoureux ? L’identité du sujet se développe lentement tout au long de la vie et n’est pas acquise à la naissance. Le « soi-même », c’est-à-dire le Moi, est un impossible à délimiter en quelque sorte. L’échange entre toi et moi, ce qui est donné et reçu, fait ainsi partie intégrante de notre identité.

Cependant, de nouvelles croyances apparaissent et bousculent les présupposés traditionnels, dont le mythe de l’indépendance totale du sujet. Devenir « sujet » de sa personne est primordial. Cela ne doit pas être envisagé comme un absolu qui laisserait croire que vivre la relation à l’autre constitue une aliénation.

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A ceux qui redoutent que le « nous » fasse disparaître le « je »

Difficile de donner naissance au « nous » sans une relative interdépendance des partenaires. Au début de la relation, elle est nécessairement fusionnelle pour que le  couple se forme. Cette étape induit généralement le doute sur la limite de soi-même. Même si ce n’est pas la première expérience de vie de couple, il est naturel à tout amoureux de transférer en l’autre une part de soi. Simultanément cette « invasion » réciproque offre à chacun une part de l’autre pour donner naissance à cette personne morale que l’on peut nommer le « nous » psychique.

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Cependant, on se rend compte petit à petit qu’il ne correspond pas exactement au rêve que l’on avait imaginé dans la phase d’idéalisation de son conjoint. C’est alors que va apparaître un temps qu’on peut apparenter à une crise qualifiable de bénéfique. Elle permet à chacun de retrouver une conscience plus précise de ses propres désirs, tout en découvrant ceux de l’autre. Malheureusement, si ce deuil est souhaitable, nombreux sont ceux qui le repoussent pour éviter les désillusions qu’il engendre. Ce mouvement séparatiste rend pourtant possible la venue de cycles alternant la vie amoureuse avec des moments d’idéalisation et/ou d’individuation au coeur du couple.

Quel est l’intérêt de se perdre en l’autre ?

Et si se perdre était la condition de la jouissance sexuelle ? La fusion amoureuse serait-elle la perpétuation d’un processus primitif qu’aurait connu le sujet, fœtus puis nourrisson, quand il ne pouvait pas encore clairement se distinguer de l’autre en vivant dans cette espèce de monde sans limites. Pouvoir à nouveau s’abandonner totalement à un autre devient un préalable pour retrouver, dans la sexualité, cette jouissance donnant la sensation de se perdre dans le grand Tout. Freud nommait cette sensation le « sentiment océanique ». La pauvreté de la vie sexuelle d’un certain nombre de gens a sans doute quelque chose à voir avec cette difficulté à y accéder…

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