Site chrétien de mariage | La fragilité de la sexualité

Sexualité fragile en compagnie de Salomon et du livre des Rois

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Pour la société post-soixante-huitarde, la sexualité serait toujours innocente (entre adultes consentants), sans conséquences néfastes possibles autres qu’une grossesse non désirée ou une MST (béni soit le préservatif), une fin en soi (jouir et faire jouir), et la seule éducation qui serait pertinente la concernant est une éducation technique (la performance).

L’Eglise doit clairement rappeler la bonté de la sexualité. Elle est voulue par Dieu. C’est un précieux cadeau que Dieu a donné aux humains. Mais l’Eglise doit aussi indiquer, rappeler clairement que, comme beaucoup de choses précieuses, la sexualité est fragile. Elle peut-être profanée, « trivialisée », détournée, et ouvrir sur bien des souffrances.

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En quelque sorte, nous nous posons la question (comme pour tous les dons du créateur) : « Comment jouir de la sexualité sans la profaner ? » 1 Rois 11,1 – 5

« Le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères, outre la fille de Pharaon : des Moabites, des Ammonites, des Edomites, des Sidoniennes, des Héthiennes, appartenant aux nations dont l’Eternel avait dit aux enfants d’Israël : Vous n’irez point chez elles, et elles ne viendront point chez vous ; elles tourneraient certainement vos cœurs du côté de leurs dieux. Ce fut à ces nations que s’attacha Salomon, entraîné par l’amour.

Il eut sept cents princesses pour femmes et trois cents concubines ; et ses femmes détournèrent son cœur. A l’époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes inclinèrent son cœur vers d’autres dieux ; et son cœur ne fut point tout entier à l’Eternel, son Dieu, comme l’avait été le cœur de David, son père.

Salomon alla après Astarté, divinité des Sidoniens, et après Milcom, l’abomination des Ammonites.

Et Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, et il ne suivit point pleinement l’Eternel, comme David, son père. Alors Salomon bâtit sur la montagne qui est en face de Jérusalem un haut lieu pour Kemosch, l’abomination de Moab, et pour Moloc, l’abomination des fils d’Ammon ».

Patrice Alcindor – tous droits réservés©

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Site chrétien de rencontres | La célébration de la sexualité

Le cantique des cantiques: célébration en compagnie de Salomon 

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Certainement ce qu’il y a de plus remarquable quand on s’interroge sur la sexualité dans la bible est le fait que la bible consacre un livre entier au plaisir sensuel entre un homme et une femme. Le Cantique des cantiques est un poème attribué à Salomon, qui chante la beauté de la sexualité en des termes hautement érotiques rappelant la voluptueuse félicité du jardin d’Eden.

Voici un court extrait qui se situe au centre exact du livre:

Cantique des cantiques (Le plus beau des chants) 4,12 à 5,1

« Tu es mon jardin privé, petite sœur, ma fiancée, la source qui m’appartient, ma fontaine réservée. »

« Tu as la fraîcheur d’une plantation de paradis, peuplée de grenadiers aux fruits délicieux. »

« Là poussent des plantes de bonne odeur :

Le henné et le nard, le safran, le laurier et la cannelle, tous les arbres à encens,

La myrrhe et l’aloès avec les parfums les plus délicats. »

« Oui, tu es une fontaine au milieu des jardins,

Une source d’eau pure qui coule des montagnes du Liban. »

« Réveille-toi, vent du Nord ! Viens vite, vent du Sud ! »

« Soufflez sur mon jardin, qu’il répande ses bonnes odeurs ! »

« Toi que j’aime, entre dans ton jardin et mange ses fruits délicieux ! »

« J’entre dans mon jardin, petite sœur, ma fiancée. »

« Je cueille ma myrrhe et mes autres plantes parfumées. »

« Je mange mon rayon de miel, je bois mon vin et mon lait. »

« Mangez, mes amis, buvez, devenez ivres d’amour ! »

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Il y a dans la découverte du plaisir des corps, toute la richesse d’un jardin à explorer.

Dans notre texte, le jardin est tout d’abord présenté comme le lieu où la soif est tout à la fois attisée et apaisée. Le breuvage qu’il offre devient un breuvage à la fois enivrant comme du vin et doux comme du lait.

Il est aussi le lieu ou l’appétit est stimulé et satisfait par des arbres fruitiers exquis, des grenadiers qui poussent en abondance formant un véritable « verger royal, un paradis ».

Ce jardin est aussi le lieu où poussent un grand nombre d’arbustes aux parfums enivrant : troènes, nard, encens, myrrhe, aloès…(4.13) En descendant au jardin, l’aimé descend à un véritable parterre d’aromates. Ce jardin se révèle comme un lieu où l’odorat est stimulé, où les parfums se mélangent et enivrent.

L’aimé ne résiste pas aux charmes du jardin et prend plaisir à la cueillette. Il ne peut rester les bras croisés et se contenter d’admirer. Ce jardin se révèle ainsi comme un lieu qui appelle au plaisir du toucher, où de belles plantes ne demandent qu’à être cueillies.

Les multiples facettes de l’amour physique sont ainsi magnifiquement illustrées dans cette métaphore du jardin où tous les sens sont interpellés. Il y a là une invitation pour les couples à explorer et vivre la sexualité dans toute sa richesse et sa variété. « Soit en tout temps enivré de ses charmes » dira un autre texte faisant partie des recueils de Salomon.  « Fais ta joie de la femme de ta jeunesse. » Comme le jardin traversant les saisons, mais sans cesse renaissant, le désir, le plaisir et la tendresse sont appelés à traverser les saisons et renaître toujours plus forts, plus beaux, plus profonds.

Patrice Alcindor – Tous droits réservés©

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I.      La sexualité : un cadeau empoisonné ?

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On peut se poser mille et une questions au sujet de la sexualité. Quelques échantillons…

  • Pourquoi Dieu a-t-il mis tant de plaisir dans la sexualité humaine ?
  • Pourquoi la sexualité est-elle plus compliquée à vivre dans la réalité que dans les films ?
  • Pourquoi la sexualité humaine selon le créateur devrait-elle être liée à l’amour et à la tendresse ?
  • Pourquoi devrait-on rester vierge jusqu’au mariage ?
  • Après tout, pourquoi ne coucherait-on pas avec toute personne qui éveillerait en nous un désir sexuel ?
  • Pourquoi ne devrait-on avoir qu’un seul partenaire sexuel ?
  • Y-a-t-il des interdits à la sexualité dans le couple ?
  • Pourquoi est-ce si difficile de parler de sexe ?
  • Pourquoi le mariage monogame devrait-il être notre norme ?
  • Pourquoi y-a-t-il tant de blagues qui tournent autour d’une chose aussi naturelle et commune que le sexe ?

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Parmi tous les plaisirs humains, le plaisir sexuel est certainement celui qui a le plus d’emprise sur l’homme et surtout sur l’homme moderne. La sexualité humaine est toute particulière et tranche nettement avec la sexualité des animaux, même de ceux qui nous sont les plus proches.

Dans un de ses livres (Rumeurs d’un autre monde) Philippe Yancey écrit : « De toute évidence, les humains sont largement suréquipés quant à leur sexualité. Le mâle humain a le plus gros pénis de tous les primates, et la femelle est le seul mammifère dont les seins soient développés avant la première grossesse. Virtuellement tous les autres mammifères ont une période dans laquelle la femelle est réceptive, ou en chaleur, tandis que la femme peut être réceptive en tout temps, et pas seulement une ou deux fois par an. De plus, l’espèce humaine est l’une des rares espèces dans la femelle soit capable de connaître un orgasme, et les humains continuent d’avoir des rapports sexuels longtemps après qu’ils ne soient plus en mesure d’avoir des enfants. Pourquoi sommes-nous si gâtés sur le plan sexuel ? »

La question de Philip Yancey tranche avec l’attitude qu’a eu l’Eglise (une partie de l’Eglise pour être plus juste !) pendant des siècles vis-à-vis de la sexualité.

La considération des rapports sexuels à travers l’histoire

Sous le terme d’encratisme, on regroupe divers mouvements qui dès le 2ème siècle pratiquent un christianisme ascétique très rigoureux. Ils sont surtout implantés en Orient. Pour ces groupes, le mariage est péché parce qu’entaché d’une souillure due aux relations sexuelles. Seule la chasteté parfaite peut signifier la résurrection, dont elle permet de vivre la réalité dès ici-bas. Pour Tatien (un des chefs de file du mouvement) et ses disciples, le péché originel a eu pour conséquence la chute de l’être humain, voulue par Dieu comme purement spirituelle, dans l’animalité, dont la sexualité est le signe patent.

Même en dehors de ces groupes, parmi les raisons de dénigrer la sexualité et le mariage ont trouve la question du plaisir. Ainsi pour Grégoire de Nysse (un des trois pères cappadociens qui ont tant fait pour la doctrine de la trinité) « le mariage est le propre de ceux qui ne peuvent renoncer aux passions, au plaisir. Il écrit : « l’homme à l’esprit éteint, qui regarde en bas et dont l’âme se penche sur les plaisirs du corps se trouve éloigné de la vie de Dieu parce qu’à son avis il n’y a rien de bon, sinon de prendre du plaisir avec son corps. La contemplation intellectuelle et immatérielle du beau est incompatible avec la dépendance des vicissitudes qui naissent de la chair. Le mariage fut inventé pour consoler de la mort. Il est donc une conséquence du péché, un moindre mal. […] La virginité l’emporte sur la puissance de la mort, en promettant une fécondité spirituelle qui échappe à la mort ».

Dans l’Eglise d’Occident c’est l’œuvre de St Augustin qui influencera durablement le regard de la chrétienté occidentale sur le plaisir et le désir. Augustin lie notamment sexualité et concupiscence. Pour lui, la diversité sexuelle vient de Dieu. De même que l’union sexuelle en vue de la procréation. En revanche, ce qui ne vient pas de Dieu, mais du diable, c’est la concupiscence, qui se manifeste par la passion qui, en dehors de tout contrôle de la raison, soumet les organes génitaux à son empire. L’érection incontrôlable du membre viril quand le désir se saisi de l’homme est le signe de l’irrationalité de la concupiscence, marque évidente qu’elle est mauvaise. Il ajoutera à ses considérations sur la sexualité : « Pourquoi, en effet, cette oeuvre des époux est-elle soustraite et cachée même aux yeux des enfants, sinon parce qu’ils ne peuvent accomplir leur louable union sans une honteuse volupté » ? (J-C Guillebaud, La tyrannie du Plaisir p.133) Augustin ajoute « si les deux conjoints en sont là, il ne mérite pas le nom d’époux ; et si, dès le début, ils ont été tels, ce n’est pas pour se marier qu’ils se sont réunis, mais bien plutôt pour se livrer à la fornication : s’ils ne sont pas tels tous deux, j’ose dire : ou celle-là est d’une certaine manière la prostituée de son mari, où celui-ci est l’adultère de sa femme. » (Guillebaud p.287) Il en est même arrivé à déplorer le fait que Dieu ait créé la sexualité.

Jérôme, contemporain d’Augustin (traducteur de la bible en Latin, la Vulgate qui sera utilisée quasi exclusivement jusqu’à la renaissance), alla même encore plus loin. Harcelé par des fantasmes sexuels, il écrit : « Je me voyais souvent entouré de danseuses ». Il jeûnait à outrance dans le but de contrôler ces tentations. « Mon visage était pâle à cause du jeûne ; mais si mes membres étaient froids comme de la glace, mes pensés n’en étaient pas moins consumées par le désir, et le feu de la convoitise crépitait en moi alors même que mon corps était comme mort ». Il disait aux maris : « quiconque aime sa femme avec trop de passion est lui-même un adultère. »

« Dans les siècles qui suivirent, les autorités ecclésiastiques émirent des édits interdisant les rapports sexuels le jeudi (jour de l’arrestation du Christ), le vendredi (jour de sa mort), le samedi en l’honneur de la vierge Marie, et le dimanche en l’honneur des saints décédés. Ils y ajoutaient le mercredi à l’occasion, ainsi que des périodes de quarante jours de jeûnes précédents Pâques, Noël et Pentecôte, ainsi que les jours de fête et les jours consacrés aux apôtres, ainsi que pendant l’impureté mensuelle de la femme. La liste continua de s’allonger au point que, selon John Boswell, il ne restait environ que 44 jours par an pour les rapports sexuels maritaux » (Yancey, Rumeurs d’un autre monde).

Si un personnage biblique devait être particulièrement cité en relation avec ce thème de la sexualité, ce serait sans aucun doute Salomon. A travers lui, la bible nous parle de la beauté de la sexualité mais aussi de sa fragilité…

Patrice Alcindor  – Tous droits réservés©

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Savoir vivre en couple | Maturité et bonheur épisode10

Avez-vous le sentiment d’aller vers une maturité, une unité conjugale? 

Savoir vivre en couple | Maturité et bonheur épisode10

IL : oui !  Nous  fonctionnons  de  façon  synchrone !  Nous  n’avons  pas besoin de beaucoup de mots pour nous comprendre ou même anticiper les demandes.

ELLE :  il  arrive  quand  même  parfois  que  nous  nous  trompions  et  que nous croyions réaliser quelque chose avec l’accord de l’autre alors qu’en fait, nous avons satisfait un désir propre.

IL :  il  est  quand  même  nécessaire  de  nous  parler,  afin  que  les  choses soient bien claires et surtout que soyons du même avis pour l’essentiel de nos décisions, choix de vie, projets, etc.

ELLE : il y a des domaines où je décide seule, car je sais que c’est ma part dans la gestion de nos affaires, et où je ne me mêle pas de ce que fait mon mari, car je sais que c’est sa responsabilité et son domaine à lui.

IL :  nous  avons  appris,  et  c’est  bien  commode,  à  ne  pas  empiéter  sur le  territoire  de  l’autre.  Nous  nous  sommes  mis  d’accord  dès  le  début  sur  les différents rôles à tenir et les responsabilités à assumer.

ELLE :  ça  n’empêche  pas  de  nous  aider  mutuellement  quand  l’un  ou l’autre  est  débordé  dans  sa  tâche.  C’est  une  question  de  confiance…  et  de solidarité.

IL : la réalité de cette aide mutuelle, accordée à la demande, nous permet de trouver ensuite du temps pour nous… et de nous reposer !

ELLE : je crois que c’est important que chacun ait son champ d’action sans craindre que l’autre ne mette son nez ou émette un avis critique ou une réprobation  quant  à  la  manière  de  procéder.  À  partir  du  moment  où  nous décidons de faire quelque chose, ce n’est pas la façon dont nous la faisons qui compte, mais le résultat recherché.

IL :  nous  avons  constaté  ainsi  nos  différences  en  tant  qu’homme  et femme dans la conception que nous avons de nos actions ou activités, ou dans les points de vue… et compris que ce qui a de la valeur c’est l’objectif visé, choisi d’un commun accord, et non la forme pour y arriver.

ELLE : cela n’a pas été sans mal, sans conflit, sans incompréhension de l’un ou de l’autre quand il restait figé sur ses positions. C’est là que nous avons réalisé la valeur de la communication, du dialogue pour exprimer chacun son opinion et à partir de cette mise en commun trouver un accord qui satisfasse les deux et qui serve le couple.

IL : j’avoue avoir eut du mal à me placer sur le même plan que ELLE, et avoir été irrité parfois lorsqu’elle n’adhérait pas à mes propositions ou qu’elle émettait une réserve.

ELLE : quelquefois,  j’avais  même  l’impression  que  IL  estimait  qu’étant une femme, je ne pouvais pas comprendre et qu’il attendait que je souscrive, les yeux fermés, surtout la bouche fermée, à ses directives !

IL : heureusement, notre amour nous poussait à surmonter ces différences et  à  les  prendre  comme  une  occasion  de  nous  enrichir  mutuellement  et d’élargir notre vision des choses pour mieux les aborder, les comprendre et les maîtriser.

ELLE : il y a des circonstances de la vie qui échappent à notre maîtrise et il est nécessaire alors d’être deux pour affronter la tempête, se serrer les coudes, être solidaire l’un de l’autre et chercher ensemble les meilleures solutions à des situations qui seraient insurmontables ou au moins difficiles à gérer sans le lien d’amour.

IL : c’est pour cela que Dieu a créé la femme : parce que l’homme dans sa fragilité d’humain ne pouvait pas gérer tout seul sa vie et qu’il lui fallait une aide à ses côtés.

ELLE : une « auxiliaire de vie » qui est sa compagne, sur le même plan que lui pour rester en vis-à-vis et son égale.

IL : son égale : ce n’est pas celle qui fait les mêmes choses, ni qui prend sa place, mais celle qui complète, améliore et peaufine son action, dans l’intérêt de la communauté familiale.

ELLE : comme  la  femme  vertueuse  des  proverbes,  elle  prend  des initiatives et agit selon ce qu’elle pense être le mieux pour son foyer. Elle est sûre d’elle, convaincue que ce qu’elle entreprend est bien et bon pour sa famille.

IL : son mari est fier d’elle et lui donne des louanges et non des critiques comme trop souvent ! Il doit l’honorer et respecter sa fragilité, c’est-à-dire faire en sorte qu’elle se sente en sécurité. Il devrait aussi l’aimer comme lui-même et prendre soin d’elle comme étant son propre corps.

ELLE : en fait, l’amour conjugal, c’est vouloir le bien de son conjoint dont découle notre propre bien. Cet amour n’est pas conditionné par ce que fait ou ne fait pas l’autre, par ce qu’il dit ou ne dit pas, il est donné sans réserve, parce qu’il existe indépendamment des circonstances.

IL : l’amour est au-delà de la personne, il la transcende et passe en elle pour déborder sur ceux qui se trouvent alentour. La personne est alors comme un canal qui communique cet amour.

ELLE : nous avons l’air de « bien parler », mais tous ces principes nous avons dû les apprendre et les assimiler dans notre vie de couple au travers des crises.

IL :  quand  ça  « coinçait »  entre  nous,  nous  cherchions  dans  la  Parole de Dieu les instructions pour nous sortir de nos problèmes ou bien nous en parlions à des personnes de confiance. Nous savions que notre amour était fort et nous désirions vraiment faire les efforts pour nous sortir des conflits.

ELLE : nous avons appris le dialogue, le réflexe de dire les choses telles que nous les ressentions, dans le respect de nos sensibilités mutuelles, et avec le souci de la clarté, de la lumière quant à nos sentiments et émotions.

IL : ce n’est pas naturel pour un homme de dévoiler ce qu’il a à l’intérieur de lui. Souvent même, il est incapable de le définir. Surtout il est prisonnier des idées fausses sur la manière de se comporter en « homme ».

ELLE : la femme est plus apte à l’analyse et l’exprime plus facilement. De ce fait, parfois, elle croit que son mari n’éprouve rien ou est indifférent, alors qu’en fait, il pense qu’en tant qu’homme, il ne doit pas « s’abaisser » à exprimer ce qu’il ressent, mais rester objectif.

IL : nous avons du mal, nous les hommes à nous extraire de la pensée collective de l’homme supérieur, infaillible, compétitif, qui ne doit manifester aucune faiblesse et gérer ses affaires ainsi que son foyer d’une main de maître !

ELLE :  nous  sommes  loin  de  la  pensée  biblique  qui  situe  homme  et femme sur le même plan dans une égalité de valeur qui les rend dignes d’être aimés et capables d’aimer !

IL : le couple est un lieu privilégié pour éprouver et vivre l’amour dans toutes  ses  dimensions.  Chaque  être  humain,  homme  et  femme,  a  été  créé avec  toutes  les  capacités  qui  lui  permettent  d’expérimenter  cet  amour  et d’en éprouver du plaisir, aussi bien sur le plan physique, que moral, mental et spirituel.

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NOUS : Pour l’humanité, l’amour est un besoin vital, essentiel. La faculté d’aimer les autres autour de soi et le sentiment d’en être aimé donnent une sécurité intérieure inestimable. L’amour est bien plus qu’un sentiment. Il est don de soi, du meilleur de soi, c’est un élan vers l’autre, avec le désir de satisfaire ses attentes et de lui donner de la joie. C’est un amour oblatif, qui donne, dans le respect de la différence, en toute liberté. La richesse de l’attachement du couple n’est pas dans ce que chacun en obtient mais dans ce que chacun y apporte et y investit.

L’amour n’est pas dans le verbe « aimer » mais dans le sujet de ce verbe, dans la personne qui aime. C’est ce que nous y mettons, ce que nous donnons de nous-même qui fait l’importance de cet amour et sa profondeur.  Ce qui soutient toute la vie conjugale, ce qui en est le fondement et en même temps le fruit, c’est l’amour. Dans le couple, il s’agit moins de tout faire pour être aimé que de tendre tous nos efforts pour aimer l’autre. L’amour est une dynamique, il implique un travail, qui suppose un coût et des exigences personnels, et une réciprocité dans ces efforts pour qu’il y ait un résultat, et le terme conjugal est tout à fait adapté ! L’amour n’est pas seulement un sentiment restreint au domaine amoureux ou affectif, l’amour est d’abord un état d’esprit, la reconnaissance d’autrui, de sa valeur, de sa position par rapport à soi. La volonté intérieure de donner notre amour déclenche la transformation de notre être profond, et mène à la réalisation de notre personnalité de façon bien plus sûre que le seul fait de nous savoir aimé.

Ce  désir  laisse  à  autrui  toute  sa  liberté,  en  l’exonérant  du  devoir  de combler nos multiples besoins et désirs… et nous libère nous-même de cette même attente de sa part. Nous avons la liberté de puiser en nous-mêmes l’amour que Dieu nous donne  et  que  nous  devons  porter  à  notre  conjoint  mais  aussi  à  toutes  les personnes  de  notre  entourage.  C’est  une  dette  que  nous  avons  à  l’égard  de Dieu ! L’amour vrai passe par l’estime de soi, qui est l’acceptation de ce que nous sommes, avec la juste évaluation des qualités et des défauts, ce qui permet de les accepter chez autrui. L’estime de soi est aussi fondée sur la juste compréhension de l’amour de Dieu qui est pure grâce, don immérité et que nous pouvons recueillir en nous-mêmes. Qui dit amour dit pardon, c’est-à-dire passer par-dessus une offense, une faute de la part de l’autre, quitter le territoire humain qui appelle vengeance, colère, révolte, mépris, ou attitude hypocrite, pour s’élever vers le Christ afin de recevoir la grâce de son amour, versé dans le cœur de ceux qui croient en Lui par le Saint-Esprit.

Le pardon n’est pas une simple ordonnance divine, un devoir, un geste légal et consenti, c’est un processus de changement personnel qui mène à la libération de la personne. C’est un acte délibéré qui manifeste le renoncement à  un  droit,  celui  de  la  réparation  de  l’offense.  Le  pardon  est  au-delà  d’une comptabilité qui exige de rendre selon ce qui est donné, et qui place l’offenseur comme le débiteur de l’offensé. Qu’est-ce pour vous la maturité du couple ? Le pardon délie la personne qui a fait du tort et l’invite à ne plus se laisser aller au mal, en lui offrant un nouveau départ, une re-création et la paix avec l’offensé et surtout avec elle-même. Le pardon est un don. Comme l’amour, sa source est en Dieu qui est Amour.

Vivre ensemble c’est partager son lit, sa table, son espace, c’est « respirer » ensemble, c’est-à-dire s’accorder, mettre en commun ce qu’on a, ce qu’on fait et ce qu’on est pour obtenir un résultat impossible à trouver seul et qui est la sécurité affective. L’amour ne s’exprime pas au niveau du « faire » ou de « l’avoir », mais au niveau de « l’être », qui fait référence au cœur et à l’être intérieur de chacun. Avant de se communiquer aux autres, cet amour-là s’apprend à partir de ce que nous en recevons dans notre vie personnelle familiale. L’amour dépasse l’individu et concerne tous les aspects de sa personne et de sa vie. L’amour se cultive pour se garder et se développer en amour véritable, indéfectible et inconditionnel.

L’amour  vrai,  celui  qui  se  donne  et  qui  donne  de  soi  est  généreux  et élevé. C’est lui qui est le ciment de la vie conjugale, de ce lien qui crée le couple et le maintient en existence, en l’élevant vers l’épanouissement. Il est orienté vocation de témoigner et d’être le reflet de l’amour divin qu’il tend à rejoindre et à imiter.

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Savoir vivre en couple | La place du dialogue episode9

Quelle importance accordez-vous au dialogue ?

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ELLE : il a fallu d’abord apprendre à laisser une place au dialogue, et souvent à la lui donner !

IL : au temps de nos fiançailles et même au début du mariage, nous avions pris l’habitude de nous parler. Nos divergences de vue étaient mises sur « le tapis » et nous trouvions toujours un accord et le partage d’une nouvelle manière d’envisager les choses.

ELLE : mais il a fallu du temps pour apprendre à partager et à accepter que l’autre ait une conception différente de la manière de gérer les choses et de participer aux tâches du foyer.

IL : j’ai quand même fait des efforts pour apporter ma contribution dans la maison malgré mes charges professionnelles.

ELLE : mais quelquefois, je ne demandais pas cette aide-là et ton intervention me compliquait la vie et ajoutait à mon travail.

IL : bien sûr, parce qu’à ce moment-là je faisais selon mon point de vue, le mieux possible, et que pour toi, ce n’était pas bien, parce que pas réalisé exactement comme toi tu aurais fait !

ELLE : il y a d’autres fois où tu faisais semblant de ne pas comprendre, malgré mes soupirs, mon irritation ou mes gestes brusques !

IL : c’est parce que je ne savais pas quoi faire ou que j’avais le sentiment que quoi que je fasse cela ne te conviendrait pas !

ELLE : alors, chacun s’enfermait dans son mutisme, convaincu de son bon droit et persuadé que décidément l’autre n’y comprendrait jamais rien !

IL : quelquefois, ça explosait et jamais là où nous l’attendions ! J’étais alors complètement désarçonné et incapable de réagir et d’autres fois, cela me mettait dans une grande colère qui s’exprimait par des mots blessants ou s’intériorisait par des culpabilisations.

ELLE : je n’avais plus confiance en lui. Je me demandais comment j’avais pu m’engager pour la vie avec un tel individu, un étranger, un inconnu. Mais j’attendais un geste, un signe, la moindre marque d’affection pour restaurer la relation.

IL : quand chacun attendait que l’autre fasse le premier pas, ça durait ! Mais au fond de nous-mêmes nous savions que l’amour était là, prêt à « passer l’éponge ».

ELLE : les moments de réconciliation et de pardon mutuel étaient toujours extraordinaires à vivre parce que le fruit d’une victoire sur nous-mêmes, sur notre orgueil et notre égocentrisme, pour nous ouvrir toujours plus et mieux à autrui et vivre l’amour selon l’Evangile.

IL : il nous a fallu apprendre à communiquer, mais pas simplement émettre des paroles et recevoir celles de l’autre ! nous avons dû apprendre à être d’abord récepteur puis émetteur, au moment où l’autre était émetteur et récepteur !

ELLE : en fait, la communication doit être directe, entre deux personnes en présence l’une de l’autre et bien présentes l’une à l’autre !

IL : si l’un parle et que l’autre au lieu d’écouter pense à ce qu’il va répondre, il perd tout le profit de savoir quelque chose sur autrui qui aurait pu l’aider à mieux vivre avec lui ou à comprendre quelque chose de sa personne, de ses besoins, de ses désirs ou de ses attentes.

ELLE : ce n’est pas évident de dialoguer ! De savoir s’écouter mutuellement, s’intéresser à ce qui est dit pourmieux comprendre, partager. Le dialogue est un dévoilement, il permet de se révéler à autrui et de le connaître en retour. Il n’utilise pas seulement la parole et l’ouïe, mais le regard et l’attitude du corps pour exprimer quelque chose de soi.

IL : se parler ce n’est pas simplement donner un avis, émettre une critique ou formuler un souhait, c’est aussi prêter attention pour mieux se comprendre, afin de s’adapter l’un à l’autre et d’accorder ses différences pour qu’elles se complètent.

ELLE : il y a un paradoxe dans le dialogue, ou un risque, parce que nous avons souvent peur de parler de nous-mêmes et de révéler dans ce que nous disons quelque chose de trop intime, alors qu’en même temps, nous désirons parler et surtout être écouté !

IL : il est très important d’avoir une grande confiance l’un dans l’autre pour pouvoir dialoguer. Le dialogue implique d’être vrai, sincère dans ce qu’on dit, et confiant dans l’amour que nous nous portons et qui est fait d’acceptation de l’autre tel qu’il est.

ELLE : dans les périodes de conflits, là où le dialogue serait bienvenu, il y a les silences et tout le cinéma qui va avec : chacun est convaincu que l’autre pense que…

IL : un silence peut être bien plus parlant que des mots. Le comportement peut aussi envoyer un message très expressif !

ELLE : je suis toujours surprise de constater combien un différend, ou même un simple désaccord entre nous, avec une cause futile souvent, peuvent déclencher une dispute et instaurer une distance entre nous.

IL : quand il y a des crises et qu’au lieu d’attendre un moment plus favorable pour se parler, il y a des cris à la place d’un silence qui respecte chacun, la peur s’installe et avec elle le manque de confiance, donc de sécurité

ELLE : au moment où nous aurions besoin de manifestations de tendresse et d’affection, nous sommes confrontés à l’agressivité, ou même la violence.
IL : c’est comme si se réveillaient de mauvais souvenirs, des situations d’autrefois qui ressemblent en partie, du moins sur le plan affectif, à ce qui se vit aujourd’hui.

ELLE : nous nous retrouvons alors « petit garçon » ou « petite fille » face à des événements qui nous dépassent et pour lesquels nous nous sentons provisoirement impuissants à élaborer des solutions satisfaisantes. Dans ces moments-là, nous prenons conscience que notre passé n’est jamais loin, que nous fonctionnons encore selon les schémas d’autrefois, sur le même mode qu’avec nos parents, nos frères et soeurs.

IL : c’est comme s’il y avait un automatisme, un réflexe conditionné qui resurgit en période de conflit conjugal et détermine un comportement qui est alors forcément inadapté à la situation présente.

ELLE : nous nous sentons prisonniers de nos peurs et de nos réflexes et impuissants à donner les réponses adéquates. Le dialogue tel que je l’apprécie est celui où je me sens écoutée, où je peux parler de ce que j’éprouve et où IL exprime enfin ce qu’il a dans le ventre.

IL : quand chacun se place en vis-à-vis de l’autre et peut dire ce qu’il ressent en sachant qu’il est écouté et compris sans critique ou humiliation. Quel soulagement, quelle libération : tout devient lumineux et possible.

Savoir vivre en couple | La place du dialogue episode9

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NOUS : Sous le règne actuel de l’Internet, nous constatons aussi que subtilement les relations humaines se « virtualisent ». Pour qu’elles restent « humaines » les relations ne peuvent pas faire l’économie de la présence de deux personnes au moins dans un même temps et un même espace. L’être humain a été créé à l’image de Dieu avec le don de la parole, la faculté de communiquer, de partager ce qu’il est, ce qu’il a, ce qu’il sait. La communication authentique implique de donner quelque chose de soi à autrui, de s’ouvrir à lui pour recevoir à son tour et découvrir autre chose. La communication vraie bannit la crainte de l’autre, chasse les mauvais soupçons qui finissent toujours par faire passer autrui pour un ennemi. Elle se passe sur un plan d’égalité, au même niveau, en vis-à-vis.
Écouter comporte la notion d’obéissance, de soumission à autrui, dans le sens de servir, d’être attentif à la demande et de mettre en oeuvre ses capacités pour y répondre le mieux possible. Écouter s’oppose à l’orgueil avec l’idée d’une supériorité par rapport à autrui ou de n’avoir besoin de personne, avec l’égoïsme qui va avec. Chacun a une perception ou une compréhension différentes de la vie de couple, qu’il va confronter et adapter à ce qu’il expérimente et d’après lesquelles il devra négocier et dialoguer avec son partenaire pour découvrir ce qui s’adapte le mieux à la vie commune. Le dialogue permet de fonctionner en miroir l’un vis-à-vis de l’autre, de refléter et de réfléchir ce qui est exprimé afin de le rendre concret donc réaliste et utilisable pratiquement

Le dialogue est aussi le moyen de renvoyer comme un écho les différences de chacun et de les recevoir non comme quelque chose qui divise, qui sépare, qui inquiète ou qui rejette, mais comme le moyen de s’enrichir, de se comprendre, de s’accepter, d’adhérer l’un à l’autre pour progresser ensemble. Nous vivons une proximité que nous construisons émotionnellement, sentimentalement et fantasmatiquement : ces trois plans nous permettent de nous sentir proches l’un de l’autre et donnent l’impression de pouvoir ne plus faire qu’un seul corps. Lorsqu’un différend éclate, cette impression d’unité s’effrite et nous tombons dans un autre niveau de réalité émotionnelle. On était un et soudain l’on est deux, chacun dans son monde, étranger l’un à l’autre avec toute la distance que cela suppose. Chacun se retire alors dans sa bulle privée, et rompt un temps le lien sa personnalité qui ont été malmenés par le conflit. Il y a alors un repli sur soi qui entraîne malentendus et mésententes.

Pour une bonne communication, il faut la transparence et la clairvoyance. La transparence c’est se révéler à l’autre, dire ses attentes, ses désirs, ses besoins, se montrer tel qu’on est, et pour cela il faut s’accepter comme on est. La clairvoyance, c’est comprendre l’autre, découvrir la nature de ses attentes et le sens de sa manière d’être et d’agir, et pour cela il faut l’accepter comme il est. Le dialogue n’est jamais une négociation, un marchandage, un troc, quelque chose du domaine de l’avoir, donc du pouvoir. C’est un don réciproque de soi-même et la rencontre dans un lieu commun qui est celui du couple. Le dialogue est un entretien : c’est l’écoute qu’il faut entretenir. Quelle place laissez-vous au dialogue ?Pour qu’il y ait dialogue, il est très important d’accepter la possibilité d’un désaccord, d’un conflit qui accentue la différence mais qui, une fois admis et perçu comme ne faisant pas obstacle à la relation, pousse au respect de l’autre pour ce qu’il est et non pour ce qu’il fait. C’est pourquoi le dialogue peut être un leurre, lorsqu’il satisfait un désir de communiquer, sans satisfaire le besoin d’une présence. Accepter les différences, prendre appui sur les ressemblances, sur les points communs, découvrir les terrains d’entente et consolider les mises en accord mutuelles contribue à l’édification de la vie commune.

Le processus de paix engagé pour modifier le passé et résoudre le problème présent est comme un cadeau fait réciproquement. Il implique une humilité, la reconnaissance de ses propres limites et défaillances, mais sans culpabilité, et le souci de ne pas rendre le conjoint responsable de tout ce qui va de travers, tout en assumant sa part dans le conflit. Rechercher la paix, demander pardon, donner son pardon, manifeste qu’on se sent vulnérable, faible, fragile, faillible et l’on se place alors sur un même plan d’égalité avec autrui.

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Savoir vivre en couple | Etapes de la vie épisode8

Avez-vous repéré des étapes dans votre vie de couple ?

Savoir vivre en couple | Etapes de la vie épisode8

IL : des étapes, je ne sais pas ! Si c’est le cas, il y a par lesquelles nous avons dû passer plusieurs fois !

ELLE : je parlerais plutôt de crises où nous avions le sentiment de ne plus être sur la « même longueur d’onde » et d’être devenus des étrangers l’un pour l’autre.

IL : dans les périodes  de  conflits,  nous  nous comportions comme des ennemis : moi, je ne disais plus rien… et je pensais que je ne pourrais jamais finir ma vie avec cette personne.

ELLE : moi, je trouvais tous les prétextes pour lui faire des reproches et pour le rendre responsable de ce qui n’allait pas dans la maison.

IL : c’était pénible. Il y avait toujours quelque chose que je faisais mal !

ELLE : j’avais l’impression que tu faisais exprès de faire le contraire de ce que j’attendais !

IL : dans ces moments-là, je trouvais tous les prétextes pour fuir la maison. J’avais peur de rentrer chez moi et d’être accueilli par des reproches.

ELLE : tout d’un coup, tu devais aller voir un tel ou un tel pour régler un problème ou rester plus longtemps au travail pour terminer un dossier. Je commençais à me demander s’il n’y avait pas une autre femme !

IL :  il  y  en  avait  plusieurs  autres  qui  percevaient  mes  difficultés  et m’entouraient de leur gentillesse et de leur compréhension, mais je laissais les choses à leur place, sentant bien que les dérapages étaient faciles.

ELLE :  j’avais  un  collègue  de  travail  que  j’aimais  bien,  car  il  prenait  le temps de m’écouter. Il avait lui aussi des problèmes de couple et nous mettions en commun nos histoires.

IL : je me sentais incapable de dire quelque chose à ma femme et je savais de toute manière qu’elle ne m’entendrait pas. C’est comme si nous parlions deux langues différentes et nous n’avions pas d’interprète !

ELLE : nos enfants sentaient bien les tensions et faute de pouvoir faire revenir  mon  mari  à  la  raison,  je  prenais  le  prétexte  des  enfants  pour  faire pression sur lui et lui faire comprendre qu’il devait faire des efforts pour eux  !

IL : j’étais encore plus culpabilisé et je prenais sur moi toutes les causes du malaise familial.

ELLE : j’avais l’impression de redevenir une petite fille craintive reportant sur  mon  mari  la  même  crainte  qu’à  l’égard  de  mon  père,  autrefois.  J’étais intérieurement en colère contre tout le monde parce que les choses n’allaient pas comme je le voulais.

IL : en tant que responsable de ma famille, je voulais donner une bonne image et prouver que tout allait bien, mais la réalité était tout autre et je me sentais incapable de faire front pour trouver des solutions valables.

ELLE : je devais me débrouiller toute seule, tout gérer dans la maison, prendre des décisions… avec la crainte des critiques de mon mari si le résultat n’était pas comme il l’espérait.

IL :  j’estimais  que  la  maison  c’était  son  affaire  et  que  son  activité professionnelle  venait  au  second  plan, puisque, en tant que chef de famille, c’était  à moi d’assumer de quoi faire vivre mon foyer.

ELLE :  avant  de  partir  au  travail,  je  devais  mettre  la  maison  en  ordre, mettre en route une lessive, veiller à ce que les enfants soient prêts pour l’école : tout ça en un temps record !

IL : et le soir, je la voyais afférée et occupée, alors que j’aurais souhaité qu’elle s’arrête un peu, quand je rentrais du travail, pour partager avec moi ce qui s’était passé dans la journée. J’avais besoin de ce temps de détente en rentrant à la maison pour couper complètement et évacuer le stress professionnel.

ELLE : on ne peut pas dire que nous étions synchronisés ! La semaine se passait ainsi, avec des espoirs déçus, des frustrations rentrées et le sentiment d’être prisonniers de ces fonctionnements.

IL : l’accumulation de tout cela créait des conflits plus ou moins ouverts et  une  réaction  de  chacun  qui  paraissait  complètement  incongrue  à  l’autre, comme s’il n’y avait plus de « courant » entre nous.

ELLE : heureusement, j’avais les enfants pour compenser les « manques » de mon mari !

IL : tu te mettais même entre eux et moi, comme si tu voulais les préserver de mon influence «  néfaste » ou de mon incapacité à donner de l’amour. Avec le recul, j’aurais souhaité que tu me dises en face ce qui n’allait pas, pour que je sache à quoi m’en tenir. Je sentais bien que ce qui était mis en avant n’était que la surface d’un problème plus profond.

ELLE : j’avais peur que tu ne me juges mal et surtout que tu ne m’aimes plus, que tu te lasses de moi et que tu ailles voir ailleurs quelqu’un de forcément mieux. C’est pour cela que parfois je ne disais rien ou je faisais semblant ou alors j’agissais exactement au contraire de ce que tu attendais de moi !

IL : on dit que les mésententes viennent de malentendus ! Je trouvais que tu ne m’écoutais pas beaucoup, que ce que je disais te rentrait par une oreille pour sortir aussitôt par l’autre !

ELLE : tu peux parler ! Tu ne te souviens pas les fois où tu faisais ta tête de mule, ou tu faisais exprès de mal te tenir à table ou ailleurs, où tu faisais semblant de te tromper alors que tu avais agi délibérément uniquement pour me provoquer.

IL : et toi, tu faisais comme si je n’existais pas ou comme si j’étais quantité négligeable  dans  le  lot  de  tes préoccupations  quotidiennes.  Je  me  sentais souvent la cinquième roue de la charrette !

ELLE : nous avons eu de graves conflits qui ont mis en déséquilibre notre relation conjugale, au point qu’il s’en est fallu de peu de basculer dans la rupture, préférant vivre seule que si mal accompagnée !

IL : comme je ne peux pas vivre seul, j’aurais choisi une autre compagne en  me  disant  que  de  toute  façon,  elles  sont  toutes  pareilles,  exigeantes, compliquées et incompréhensibles.

ELLE : ce qui nous retenait de choisir la solution apparemment facile du divorce, c’est notre amour. C’est bien cet amour qui était le fondement de notre union et le reste n’était que la forme que nous choisissions de donner à notre relation conjugale selon les événements et les situations de vie.

Savoir vivre en couple | Etapes de la vie épisode8

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NOUS :  Il  y  a  une  chronologie  dans  la  vie  conjugale :  elle  part  de  la naissance du couple, de sa création, passe par des étapes de croissance pour atteindre  une  maturité  après  avoir  surmonté  les  turbulences  de  sa  période « adolescente ». Les  étapes  arrivent  au  moment  d’événements  importants  dans  la  vie du couple qui nécessitent un remaniement, un réaménagement des rôles, des tâches et des investissements de chacun et la prise de décisions importantes pour l’avenir du foyer.

La  première  période,  dite « lune  de  miel »,  même  si  elle  est  brève  et du  fait  de  l’importance  du  sentiment  amoureux,  fait  partie  de  ces  moments de  recréation  de  la  personne,  où  il  est  possible  de  renouveler  son  potentiel affectif et ses facultés d’adaptation aux sollicitations de la vie quotidienne. D’où l’importance  de  revenir  régulièrement  à  ce  « premier  amour »  sans  calcul  ni exigence. Il y a un désir d’authenticité et de qualité de la  vie conjugale, qui est déterminant pour la durée du couple. La réalité du quotidien oblige à l’abandon de certaines illusions, avec la nécessité de se voir et de se comprendre mutuellement tels qu’on est et non selon une image idéalisée.

Il  y  a  alors  le  désir  d’un  retour  à  l’autonomie  personnelle  au  moyen d’activités extérieures au couple avec recherche d’autres relations, familiales, professionnelles,  amicales  pour  diminuer  le  caractère  excessif  et  exclusif  de l’investissement amoureux. Le couple se rôde  en modifiant son fonctionnement interne, à l’initiative de la femme souvent, qui par nature est plus réaliste. C’est une phase critique, où le divorce est fréquent, car la réalité et les obligations de la vie quotidienne ont terni l’image idéale du couple et obligent chacun à s’ajuster à l’autre et à se placer sur un même plan d’égalité. C’est  le  temps  où  la  gestion  matérielle  de  la  vie  commune  et  de  son organisation devient prioritaire, car il faut trouver un accord pour les questions de vie : argent, travail, loisirs, enfants, familles et amis respectifs et réintégrer la vie sociale et le monde environnant.

La recherche de stabilité est la troisième étape, lorsque le couple organise son territoire, ses relations, sa vie intérieure à la lumière des essais suivis d’erreurs, d’échecs ou de réussites qui contribuent à l’expérience conjugale. Chaque conjoint est plus autonome, il y a mobilité des rôles. C’est une période de maturation du couple avec des remises en cause, de nouveaux choix, des mises au point, pour continuer, s’adapter, changer. Cela correspond souvent à l’adolescence des enfants. C’est  une  période  critique  avec  des  difficultés,  pour  chacun  à  suivre l’évolution et à marcher au même rythme, avec le danger et la tentation de vivre sur  un  acquis.  Les  rôles  masculins  et  féminins  se  précisent  en  référence  aux modèles et contre modèles parentaux qui gardent force de loi. Il y a difficulté à reconnaître et accepter l’autre comme étant différent. Le dialogue est nécessaire et important pour une compréhension mutuelle et une prise de décisions communes face aux impératifs de la vie.

Enfin, la phase de maturité du couple est celle où chaque membre est prêt à s’investir toujours mieux pour construire un ensemble. Ce n’est plus le temps de la création, de l’organisation ou de la recherche de solutions, mais celui de la jouissance des œuvres communes. C’est  le  temps  de  la  sérénité,  de  l’ouverture,  du  partage  de  toutes  les richesses de la vie conjugale, en savourant les fruits de l’expérience commune. La perception du conjoint s’est modifiée et précisée de façon plus réelle, plus objective et chacun est aimé et accepté tel qu’il est. Le couple a tissé une œuvre d’art, pas forcément un chef-d’œuvre, mais une  réalisation  originale,  unique,  une  création  commune,  expression  d’un cheminement plein d’obstacles, mais illuminé par l’amour conjugal. Il  peut  y  avoir  un  passage  difficile,  quand  le  couple  a  l’impression d’arriver à un terme, il se démobilise et l’énergie n’étant plus utilisée, vont surgir des malaises physiques, moraux ou intellectuels. Une nouvelle synthèse est à faire qui rend les conjoints solidaires face au monde qui change et qui cimente leur unité.

C’est l’image du couple tremplin, lieu où les couples plus jeunes, ceux des enfants ou d’autres, peuvent puiser la force pour affronter le monde, couple référence, disponible, ouvert aux autres et prêt à transmettre son expérience, dans la mesure où on le lui demande. En affrontant et dépassant les crises, qui sont normales et nécessaires à son progrès et à sa maturité, le couple évolue vers sa « vitesse de croisière » et peut savourer des moments de bonheur lorsqu’ils se présentent.

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Savoir vivre en couple | Famille et amis épisode7

Comment gérez-vous les relations avec vos proches, les amis ?

Savoir vivre en couple | Famille et amis épisode7

IL :  au  début  du  mariage,  nous  étions  dans  une  bulle  sans  trop  nous préoccuper des relations extérieures à notre couple.

ELLE : nos parents surtout les miens craignaient que nous ne sachions pas nous débrouiller et faire face aux réalités du quotidien.

IL : ils n’avaient pas tort ! Ayant vécu en célibataire auparavant, avec de temps en temps ma mère qui prenait mon linge, pour le laver et le repasser, faisait mon ménage et mettait un peu d’ordre dans mon bazar, j’estimais que l’important c’était le travail pour gagner sa vie et régler ses factures.

ELLE : et  la  détente  en  rentrant  à  la  maison !  Avant  la  naissance  des enfants, nos parents nous considéraient comme des enfants inexpérimentés et avaient tendance à envahir notre territoire et à s’occuper même de choses qui nous paraissaient intimes.

IL : ça a été quelquefois la cause de disputes. Quand ELLE parlait pendant des heures au téléphone avec sa mère, j’avais l’impression que c’était sur mon dos ou pour me critiquer, ou pour rapporter des choses très personnelles. Comme si j’étais trahi !

ELLE : nous parlions entre femmes et j’appréciais certains de ses conseils, même si parfois elle faisait comme si j’étais née de la dernière pluie.

IL : j’aime beaucoup ma belle-mère et la respecte, mais là où je trouve qu’elle a abusé c’est quand le premier enfant est né : c’est comme si elle voulait nous l’enlever !

ELLE : c’est vrai ! Elle a fait comme si c’était le sien et que personne d’autre qu’elle ne savait comment s’en occuper ! C’était un moment de tensions où il a fallu, avec tact, mettre les choses au point !

IL : pour la naissance des autres enfants, elle est venue à la maison pour donner un coup de main précieux et cela s’est bien passé dans le respect des champs d’action de chacun !

ELLE : le désir profond était d’apporter une aide efficace et c’était bien confortable moralement.

IL : mes parents se sont moins introduits dans notre vie de couple, en tout cas pas d’une façon si évidente. Ma mère, toujours attentive au bien-être de son fils, craignait que sa belle-fille ne soit pas aussi compétente qu’elle, mais elle se gardait de faire des remarques désobligeantes.

ELLE : c’est toi qui la rendais trop présente, surtout au début du mariage, lorsque tu disais : « Pourquoi est-ce que tu fais ou tu ne fais pas comme cela, ma mère … sous-entendu: elle sait faire elle ! J’avais le sentiment de ne pas être à sa hauteur, que mon mari faisait la comparaison entre nous deux et que je ne faisais pas le poids ! »

IL : je ne comprenais pas que ma femme refuse les conseils avisés de ma mère, je pensais qu’ils seraient bénéfiques pour tout le monde ! Je sentais une rivalité entre elles. Après j’ai compris que j’étais l’objet de cette rivalité, mais pour moi, elles n’avaient pas à se placer sur le même plan par rapport à moi. Mes relations avec chacune étaient tout à fait différentes même si elles étaient pleines d’amour : l’une était la femme de ma vie, qui partageait mon toit, mon lit, ma table, mon temps, mes enfants, mes ressources ; l’autre était celle qui m’avait constituée avec l’homme de sa vie et qui, avec lui, avait veillé sur mon bien-être et à faire de moi un homme.

ELLE : je reconnais à ma belle-mère d’avoir fondé avec son mari un couple solide et d’être restée discrète par rapport à nous et à notre façon de gérer notre vie commune. Quant à mon beau-père, je l’aime bien. C’est un homme, un vrai, qui sait prendre des responsabilités, faire des choix clairs, en étant prêt à les assumer, affirmer ses convictions sans les imposer. Il est toujours prêt à rendre service. Je me dis que mon mari à son âge lui ressemblera sans doute et cela me convient.

IL : en fait, la rivalité latente entre ma mère et toi, c’est peut-être moins ma modeste personne qui en est l’objet que mon père !

ELLE : je préfère ne pas creuser le sujet ! En tout cas, en ce qui concerne mon père, il a une attitude différente. Nous sommes toujours pour lui de grands gamins ignorants et il a tendance à nous donner des leçons et à nous faire des remarques pas toujours agréables à entendre.

IL : si nous passons par-dessus cette première impression et relativisons ses commentaires, nous comprenons qu’il a un cœur d’or et qu’il désire avant tout être aimé comme il est.

ELLE : mes parents n’ont pas beaucoup d’amis, peut-être par rapport à ce trait de caractère de mon père, alors que mes beaux-parents sont très actifs sur  le  plan  social,  caritatif  ou  ecclésial.  Nous  aussi  nous  sommes dans  cette démarche.

IL : au début de notre mariage, un tri s’est fait parmi nos amis respectifs. Nos meilleurs amis aujourd’hui sont ceux que nous avons choisis en couple, même si chacun garde des relations plus ou moins proches avec ceux d’autrefois, en participant aux mêmes activités, par exemple et sans que le conjoint y soit forcément impliqué.

ELLE : j’ai souvent été jalouse, jeune mariée et jeune mère, des copains qui osaient me prendre mon mari. Je ne voyais pas l’utilité de ces rencontres et je me sentais lésée, privée de quelque chose que j’estimais me revenir de droit : la présence à mes côtés de mon mari.

IL : j’avais besoin de ces rencontres entre hommes, de confronter mes idées, mes opinions aux leurs et de « sortir » du contexte familial, sans penser à mal.

ELLE : avec le mariage puis la vie de famille, nous sommes devenus en fait plus exigeants quant à nos relations et nous avons fini par nous faire des amis, où nous nous entendions bien avec les deux membres du couple.

IL : mon projet à moi c’était que ma famille vive à l’aise. Sans être riche, je désirais qu’il n’y ait pas de soucis d’argent, afin de mieux se consacrer aux uns et aux autres. Pour moi, il me semblait important de faire un maximum pour que le temps des retrouvailles familiales soient le plus agréable possible et que le fait d’être ensemble à certains moments : repas, loisirs, vacances, activités diverses, soit suffisant au bonheur de chacun.

ELLE : je voulais que mon mari ait envie de rentrer chez lui après son travail et se réjouisse à l’avance de retrouver femme et enfants. Je désirais aussi que mes enfants grandissent en donnant de l’importance au climat familial plus qu’à des considérations matérielles.

NOUS : Le conjoint ne suffit pas à la satisfaction de tous nos besoins et désirs: il n’est pas là pour cela. Il n’y a pas d’évolution personnelle et sociale, si nos relations se limitent à celles du foyer. Acquérir  son  indépendance  sur  tous  les  plans : matériels,  affectifs  et sociaux pour passer de la famille d’origine à la vie conjugale est la condition indispensable pour éviter les conflits liés à un contentieux avec son enfance ou à un attachement trop grand aux parents.

Pour pouvoir gérer sa vie commune, le couple est amené à gérer cette liberté vis-à-vis des familles d’origine et prendre des initiatives, faire les choix qui le concernent, entreprendre des actions qui le servent, indépendamment de ce qui s’est passé autrefois dans sa famille. Ceci  n’empêche  pas  de  rester  relié à  ses  parents,  mais  en  acquérant la maturité suffisante qui le rend capable de puiser en son sein les ressources nécessaires pour surmonter les difficultés. Avoir  quitté  ses  parents  implique  de  pouvoir  revenir  librement ou d’accueillir ou de soutenir ou d’apporter une aide si nécessaire, mais en adulte, de façon désintéressée. Il  faut  encourager  et  privilégier  leur  relation  avec  leurs  petits-enfants. C’est l’occasion de partager des moments de grande tendresse, où enfants et grands-parents se rejoignent car ils sont hors du monde de la production et des responsabilités et libres de se donner mutuellement du temps, de la présence, de l’amour.

Savoir vivre en couple | Famille et amis épisode7

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Les petits-enfants apprécient la disponibilité, la patience et l’ouverture des grands-parents, pleins d’expérience et d’histoires intéressantes.

Ils ont besoin d’être à leur contact pour comprendre qu’ils font partie d’une famille, avec une histoire bien à elle, avec une culture, des croyances, des particularités qui la distinguent des autres. Dans une maison, il y a les murs et le toit qui serviront de contenant aux différentes pièces à vivre. Mais il y a aussi des portes et des fenêtres, des ouvertures sur l’extérieur. Un couple a besoin aussi d’être ouvert sur l’extérieur, de participer à la vie sociale, de se faire des amis, de construire des relations avec des personnes qui partagent ses opinions, de se confronter à des manières de vivre différentes pour mieux coïncider avec la réalité et ne pas rester sur son nuage. Les amis sont très importants, car ce sont des personnes que nous avons choisies par rapport à certaines affinités, qualités et qui nous ont choisis aussi. La relation se fait sur un plan d’égalité fait de respect, d’écoute, de sollicitude, d’aide  si  nécessaire.  C’est  une  relation  claire,  lumineuse, bienveillante  et bienheureuse.

Il y a en chacun de nous un personnage social, public et un personnage privé. Le couple fait partie du domaine privé et du domaine public puisqu’il est le premier groupe social. Il est difficile parfois pour des conjoints de savoir à quel moment il convient d’avoir un comportement de type privé, intime qui suggère un certain laisser-aller, une simplicité, une sincérité et le comportement social qui se maintient à la maison, les règles de savoir-vivre, mais admet aussi une attitude composée. Le  privé  ne  sert  pas  de  prétexte  à  toutes  les  permissions  pour  porter atteinte à la liberté de l’autre, mener au désordre ou au relâchement ou à des attitudes dérangeantes ou offensantes pour le compagnon ou la compagne. L’indépendance  dans  un  couple,  c’est  pouvoir  dire  « non »  de  façon constructive et être capable de prendre de la distance : ne pas se confondre avec  l’autre.  L’interdépendance,  c’est  l’épanouissement  du  couple,  quand chacun peut dire « oui » par choix, parce qu’il peut aussi dire « non ». Dire « oui » ensemble dans le couple, c’est le bonheur, la réalisation, la valorisation de soi. Les amis ne doivent pas envahir le territoire du couple, encore moins faire alliance avec l’un des membres contre l’autre. Mais ils sont précieux pour partager  des  moments  privilégiés  de  loisirs,  d’activités  particulières, d’aide spécifique ou de conseils si besoin est. Tout cela dans la discrétion, le respect, le tact, inclus dans tout sentiment profond. Quant aux relations professionnelles, elles sont nécessaires pour le bien-être matériel du foyer, mais ne doivent pas prendre trop d’importance. Dans ces différentes relations, il est important de faire la part des choses et de ne pas tout mélanger.

La qualité de la relation conjugale reste première et détermine toutes les autres, qui lui sont subordonnées.

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Savoir vivre en couple | organiser le quotidien épisode6

A-t-il été facile pour vous d’organiser le quotidien ?

Savoir vivre en couple | organiser le quotidien épisode6

ELLE : non !

IL : quand j’étais célibataire, je donnais priorité à mon travail et le ménage laissait quelquefois à désirer.

ELLE : on ne peut pas dire que tu rangeais tes affaires et il y avait souvent de la vaisselle sale dans l’évier !

IL : ce qui comptait pour moi et ce qui compte toujours, c’est la propreté corporelle.  Quant  au  désordre,  je  savais  toujours  où  j’avais  mis  ce  que  je cherchais : dans ma tête, c’était rangé et ordonné selon ma logique.

ELLE : en tous les cas, il a fallu « mettre les points sur les i ». J’avais souvent le sentiment de remplacer sa mère, à remettre en place ce qui avait été utilisé pour  pouvoir  le  retrouver,  à  ramasser  les  vêtements  sales  éparpillés  dans  la chambre, à refermer un flacon, etc., etc.!

IL : comme ma mère, je savais qu’elle passerait derrière moi pour ranger et nettoyer, je ne vois pas pourquoi j’aurais fait cet effort. J’estimais que j’avais mieux à faire !

ELLE : j’ai moi-même dû faire des efforts pour m’occuper non seulement de mes affaires mais de celles d’un mari, puis après, des enfants et apprendre à être organisée, prévoyante, claire dans ma tête si je voulais un cadre de vie agréable pour chacun.

IL : je reconnais que tu t’es bien débrouillée et que j’avais du plaisir à rentrer chez moi, chez « nous » après ma journée de travail, pour me reposer et savourer la vie familiale.

ELLE : tu te donnais beaucoup à ton travail et je trouvais que parfois, tu exagérais ! J’avais l’impression que tu te déchargeais sur moi de tout ce qui concernait la maison… et que « les hommes avaient toujours le beau rôle ».

 IL : le week-end était là pour « réparer » un peu les brèches de la semaine de travail. En tous les cas, nous pouvions partager les tâches, voir ensemble les questions concernant la maison, conduire l’un ou l’autre les enfants à leur club sportif ou à leur cours de musique, faire les courses et préparer le dimanche.

ELLE : le dimanche était et est toujours le jour du repos, le jour où tout est différent : les activités, les rythmes, les rencontres. De propos délibéré nous avions décidé dès le départ, de ne rien faire, ce jour-là, de ce que nous étions obligés de faire en semaine.

IL : sauf les repas, surtout quand nous recevions des amis. Alors c’était la fête et nous savourions ces moments de convivialité et de partage. La semaine, c’était pour les « devoirs », le dimanche, c’était la « récréation ».

ELLE : ça n’empêchait pas de donner un coup de main à quelqu’un s’il avait besoin ou de terminer un travail commencé et qu’il fallait finir. Mais c’était dimanche, alors nous le faisions dans un autre état d’esprit.

IL : le samedi était réservé à finir ce qui n’avait pas pu l’être au quotidien  : réparations, bricolages, achats plus importants, papiers et factures, activités des enfants, projets de vacances ou d’achats divers ou importants.

ELLE :  il  fallait  aussi  parfois  chercher  des  solutions  pour  régler  des problèmes professionnels ou scolaires ou familiaux. Ce n’était pas toujours facile de trouver un terrain d’entente ou simplement d’accepter faute de mieux une solution intermédiaire en attendant des circonstances plus favorables.

IL :  je  reconnaissais  à  ma  femme  des  qualités  de  gestionnaire  et  je lui  confiais  volontiers  le  budget  de  la  maison  et  la  charge  de  s’occuper  des « dépenses et des recettes ».

ELLE : je tenais de mon père une certaine « rigueur comptable » et cela ne me gênait pas d’être le « ministre des finances  »… même si parfois, j’aurais souhaité que mon mari manifeste plus d’intérêt pour cela et m’aide au niveau de certaines décisions.

IL :  je  lui  donnais  toujours  mon  accord  dans  ce  qu’elle  proposait  car j’avais confiance en elle et en sa capacité à faire au mieux et de façon rigoureuse. Cela m’arrangeait aussi par rapport à mon métier qui exigeait aussi une certaine fermeté dans les responsabilités à assumer et les hommes à diriger.

ELLE : j’étais « chef de l’entreprise familiale » et cela me convenait bien. Je trouve que nous fonctionnions bien. Presque naturellement, chacun avait trouvé sa place dans la marche de la maison et assumait sa part sans difficulté.

IL : là où il y avait problème c’est quand l’un devait momentanément assumer un rôle réservé à l’autre soit à cause d’une maladie ou à cause d’une absence ou d’une impossibilité ponctuelle : les critiques n’étaient pas loin, car, bien sûr chacun faisait comme il estimait être le mieux… et qui était différent de la manière de faire de l’autre.

ELLE :  ce  que  je  ne  supportais  pas  dans  ces  cas-là,  c’est  quand  IL  ne comprenait pas que ce qui compte ce n’est pas la manière de faire les choses mais le résultat obtenu ; et qu’il n’y en a pas un qui fait bien et l’autre mal, mais qu’ils font différemment une même tâche.

IL : c’est la méthode qui diffère chez nous ! L’un donne de l’importance à un aspect ou à une certaine partie du travail ou l’accomplit dans le silence alors que l’autre préfère écouter de la musique en même temps.

ELLE : s’IL fait la cuisine, par exemple, il sort un tas d’ustensiles, prépare ses ingrédients … et laisse tout traîner après ! Je n’ai plus qu’à passer derrière pour mettre de l’ordre et nettoyer. Ce n’est plus une aide mais du travail en plus pour moi !

IL : et toi, quand tu fais le ménage, tu passes entre les meubles au lieu d’aller aussi derrière pour bien nettoyer. Et la vaisselle : pour aller plus vite tu essuies plusieurs assiettes à la fois.

ELLE : je sais : ta mère les essuyait une par une… mais elle n’avait que ça à faire ! Moi, je n’ai pas le temps et j’estime que comme je fais, non seulement c’est bien fait, mais cela me permet d’aller plus vite pour pouvoir aussi avoir du temps pour moi et pour faire ce que j’ai envie de faire.

IL : ce n’est pas évident pour un homme de dissocier chez sa femme les différents rôles qu’elle est amenée à assumer et le plus souvent il met tout dans le même panier et c’est la confusion.

ELLE : quand les enfants sont petits c’est dur de faire la part des choses. Une mère a tendance à consacrer le maximum de son temps aux soins et à l’éducation des enfants.. et souvent elle y inclust le mari ! Surtout qu’elle en reçoit une gratification au travers de l’amour qui s’échange entre elle et eux.

IL : Parfois, je ne sais plus qui et où je suis ! et nous ne savons plus, alors, qui s’adresse à qui, à quel titre et au nom de quoi ! C’est compliqué !

ELLE : mon seul désir est que mon mari et mes enfants se sentent bien dans la famille que nous formons et que chacun s’y épanouisse, même moi !

Savoir vivre en couple | organiser le quotidien épisode6

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NOUS : Il ne s’agit pas de penser les mêmes choses, d’éprouver les mêmes sentiments ou de faire les mêmes tâches, mais de confronter ses manières de voir  les  choses  et  trouver  ensemble  un  accord  pour  les  réaliser  quand  elles concernent la vie conjugale ou familiale. Pour le reste, chacun est responsable de son travail quel qu’il soit et doit prendre les initiatives ou les décisions en fonction de ce qui lui semble le mieux et dans le sens des intérêts communs. Les choses lui seront facilitées s’il peut partager  ses  difficultés,  ses  doutes  ou  ses  échecs  avec  son  conjoint  pour  se sentir soutenu ou obtenir un conseil avisé. Un  couple  ce  sont  deux  personnes  qui  conjuguent  leurs  efforts  pour produire le même effet et atteindre le même but. Cela signifie qu’il n’y en a pas un qui porte tout, jusqu’à épuisement et l’autre qui marche sagement à ses côtés sans prendre sa part de responsabilités ; ou que l’un aille plus vite que l’autre et se retrouve devant, au risque d’essoufflement pour les deux  ; ou encore que l’un aille dans un sens et l’autre en sens contraire, ce qui crée des tensions permanentes avec risque de rupture, dans une position dos-à-dos, qui est une brèche ouverte dans la relation conjugale.

Avec  le  temps,  les  ajustements  vont  se  faire,  en  particulier  en  ce  qui concerne les différents rôles à remplir par chacun selon les circonstances et les situations et les rapports de pouvoir, selon les responsabilités à assumer dans le respect des différences. Il  importe  aussi  de  savoir  partager  le  temps :  temps  de  travail,  temps pour soi, avec le conjoint, avec les enfants, la famille, les amis, l’église, temps pour les loisirs, les vacances, etc. À ce moment, on aborde la question de la qualité plutôt que de la quantité, car les jours durent vingt-quatre heures pour tout le monde. Il est utile de garder une certaine liberté dans ses tâches, pour décider, agir, entreprendre en veillant à ce que cela aille dans le sens de l’intérêt commun, sans abus, ni mépris de ce que fait l’autre. Il n’y a pas de tâches inférieures ou subalternes : chaque activité qui contribue au bien du foyer et à la préservation du confort de chacun a une valeur inestimable. Hors  de  son  champ  d’actions  et  des  différentes  fonctions  à  remplir, chacun respectera ce que fait l’autre, tout en s’y intéressant et en apportant son aide si nécessaire. C’est une question de confiance mutuelle et de respect de la liberté de chacun. Ainsi seront écartés tous les conflits d’intérêts et les tentatives de prise de pouvoir de l’un sur l’autre.

Il est permis de dire « non » quand les exigences familiales, du mari ou de l’épouse ou des enfants, deviennent trop lourdes à assumer. Prendre alors des temps de repos dans la journée, chaque semaine, des loisirs qui permettent la récréation et des vacances pour se ressourcer, faire provision de forces pour mieux travailler ensuite, sera très bénéfique pour tout le monde. Il y a un temps pour tout et les rythmes doivent être respectés afin qu’il y ait équilibre entre activité et repos. Les mères de famille qui ont une profession voient leur temps libre diminuer considérablement. Savoir s’organiser, planifier ses journées, ne pas oublier ce qui est important mais aussi l’accessoire et laisser une  place  à  l’imprévisible.  Une  difficulté  est  de  savoir  ne  pas  identifier  son partenaire à un enfant et de ne pas vouloir faire les choses à sa place. Chacun reste responsable de ses choix, de ce qu’il fait et de ce qu’il dit et de la façon dont A-t-il été facile pour vous d’organiser le quotidien ?il remplit le mieux possible les différents rôles qui sont les siens en fonction des situations quotidiennes auxquelles il doit s’adapter. Vivre  ensemble  est  une  dynamique,  avec  des  vis-à-vis  fréquents,  des affrontements,  des  échecs,  des  nouveaux  départs,  mais  aussi  des  victoires. C’est une marche en avant et côte à côte vers un même objectif, qui est celui de faire de sa vie de couple un petit sanctuaire au sein duquel Dieu veut et peut habiter.

C’est la mise en commun, le partage clair de ce qu’on estime valable pour l’intérêt du foyer qui permettra de décider ensemble , en plein accord, de ce qu’il faut mettre en œuvre et réaliser ou non, pour le bien de tous. C’est aussi avoir conscience qu’un couple, ça se construit et que comme toute  construction,  il  y  a  des  moments  où  il  semble  que  cela  n’avance  pas assez vite, les choses ne bougent pas, comme si l’un allait dans un sens l’autre dans l’autre ou que l’un se relâchait pendant que l’autre s’active ; et d’autres moments où l’ouvrage progresse, parce que les deux conjoints y contribuent d’un même élan, avec le meilleur d’eux-mêmes, ce qui leur procure beaucoup de satisfaction et de joie.

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Savoir vivre en couple | devenir parents episode5

Quelle impression cela fait-il de devenir parents ?

Savoir vivre en couple | devenir parents episode5

IL : la naissance de nos enfants a été une vraie fête. Le premier en plus était comme le symbole, le fruit direct de notre amour et je m’émerveillais de ce don extraordinaire de donner vie à un autre être humain.

ELLE : j’ai passé neuf mois à la fois comblée et en même temps vaguement inquiète pour le bébé que je portais. Après avoir arrêté de prendre la pilule, il a fallu un certain temps pour que je sois enceinte.

IL : nous nous demandions même s’il ne fallait pas envisager d’autres solutions.

ELLE : quand le test de grossesse a confirmé mon état, alors cela a été une grande joie.

IL : nous avons épluché tout ce qui nous tombait sous la main pour suivre au plus près l’évolution de notre futur bébé.

ELLE : nous avons appris que c’est le spermatozoïde le plus différent au niveau du patrimoine génétique qui réussit à pénétrer dans l’ovule et que tout le déroulement d’une grossesse est un miracle.

IL : nous étions conscients que Dieu nous faisait une grâce merveilleuse d’être les artisans d’une nouvelle vie  et de collaborer à l’œuvre de sa création en nous confiant «  la fabrication » d’un être humain.

ELLE :  je  savourais  ce  qui  se  passait  en  moi,  je  me  sentais  comblée dans tous les sens du terme et « pleine » d’amour pour mon mari et tous mes proches.

IL :  je  me  suis  senti  mûrir,  j’étais  responsable  de  deux  vies  précieuses et de la mienne aussi pour contribuer le mieux possible au bien-être de cette famille que Dieu me confiait.

ELLE : il était touchant dans ses petits soins pour moi, ses prévenances, ses inquiétudes à mon sujet. Quelquefois même, j’étais agacée car je me sentais en pleine forme, comblée, alors qu’il se comportait comme si j’étais malade ou une porcelaine fragile !

IL : tu avais quand même des malaises, surtout au début et aussi des sautes  d’humeur  et  j’avais  l’impression  parfois  d’être  maladroit  ou  même indésirable !

ELLE : en suivant ensemble les cours de préparation à l’accouchement, nous avons compris que tout cela était normal.

IL : et puis, un jour, ça a été le jour… ou plutôt la nuit ! Comme c’était le premier, nous avons attendu que les contractions soient plus rapprochées pour aller à l’hôpital, mais nous avions peur qu’il naisse avant que nous n’arrivions.

ELLE : le travail a été long, heureusement qu’IL était là, avec sa tendresse, sa présence rassurante et que durant tout l’accouchement, il est resté à mes côtés.

IL : je trouve que c’est traumatisant pour un mari de se sentir impuissant à soulager sa femme dans ce travail pénible qu’est un accouchement.

ELLE : pour moi, je n’étais préoccupée que de voir enfin cet enfant qui s’était  tissé  dans  mon  ventre  durant  tout  ce  temps  et  que  nous  n’avions  pu qu’imaginer.

IL : quand le bébé est né, je me suis d’abord précipité pour voir s’il ne lui  manquait  rien,  s’il  était normal.  Puis,  rassuré,  j’ai  goûté  avec  ma  femme, autour du bébé, le sentiment jubilatoire d’avoir créé avec l’aide de Dieu, un être humain.

ELLE : j’étais émerveillée d’avoir été capable de faire quelque chose de si beau, c’est vraiment une expérience indicible, comme si on était porté plus haut que terre, quelque part dans le ciel.

IL : il a fallu bien vite revenir sur terre avec le retour à la maison et les rythmes quotidiens bouleversés. Entre l’activité professionnelle, la participation aux soins du bébé, le souci pour ma femme quand même fatiguée, les relations « extérieures », il n’y avait plus beaucoup de temps pour nous deux.

ELLE : j’étais complètement absorbée par le bébé, non seulement par les soins, mais en cherchant conseil partout pour être une mère parfaite. Je désirais que  ma  mère  soit  plus  présente  pour  m’aider  et  me  conseiller,  mais  j’avais l’impression qu’elle voulait me prendre mon bébé.

IL : moi, je la trouvais trop présente et même envahissante pour notre intimité  de  couple.  Même  si  je  comprenais  qu’elle  était  « pratique »,  elle  me dérangeait dans mon désir de construire notre petite familleà trois. Elle était comme un intrus.

ELLE :  elle  m’a  bien  aidée,  même  si  elle  en  faisait  trop  parfois  en  me donnant le sentiment qu’elle seule avait droit au titre de  « mère » et que moi j’étais toujours la petite fille inexpérimentée ou maladroite.

IL : elle a malgré tout su rester discrète et prendre sa place de « grand-mère », ce qu’elle a assumé avec beaucoup de joie et de disponibilité.

ELLE :  quand  nous  nous  sommes  retrouvés  à  trois,  nous  avons  pris vraiment conscience que nous avions un rôle important à assumer, en plus de celui d’époux, celui de parents.

IL : je ne me suis pas senti tout de suite père. J’étais un peu désorienté, frustré et même jaloux du bébé qui me prenait toute ma femme. J’avoue qu’il y a eu pour moi un moment de flottement, d’incertitude quant à mon «  utilité » dans cette bulle qui semblait pouvoir fonctionner sans moi, tant était grande la symbiose mère enfant.

ELLE : absorbée par mon bébé et comblée par le sentiment qu’il avait besoin de moi de façon exclusive et permanente, je n’ai pas vu le désarroi de mon mari.

IL : c’est vrai que j’ai eu l’impression quelquefois que je n’étais rien de plus pour toi que l’aîné des enfants et qu’en tant que mère tu étais encore plus exigeante à mon égard.

ELLE : le bébé était le centre du monde, tout tournait autour de lui. Je reconnais  avoir inconsciemment  mis  bébé  et  mari  dans  le  même  panier  au niveau des soins.

IL :  ce  n’est  qu’à  partir  du  moment  où  le  bébé  s’est  éveillé,  qu’il  a commencé à participer à ce que nous faisions pour lui et à nous gratifier de ses sourires ou de ses gazouillis ou à nous assourdir de ses cris ou hurlements quand nous ne réagissions pas immédiatement à ses demandes, que j’ai commencé à me sentir « père ».

ELLE :  nous  étions  d’accord  tous  les  deux  pour  dire  que  nous  avions fabriqué une petite merveille. Je trouvais exaltant mon nouveau rôle de mère, je me sentais comblée. La naissance de nos autres enfants a toujours été un événement miraculeux et merveilleux.

NOUS : Une grossesse commence dès l’implantation dans l’utérus d’un œuf fécondé et se déroule en plusieurs étapes jusqu’à son terme. Dès un mois, les fibres du cœur de l’embryon commencent à battre. À trois mois, le placenta acquiert son autonomie hormonale et l’embryon devient un fœtus. Vers quatre mois et demi, les mouvements du fœtus peuvent être perçus. À partir du cinquième mois, commence la construction du système nerveux, puis, au sixième mois, le système respiratoire commence à être fonctionnel. Les  modifications  du  corps  maternel  pour  s’adapter  aux  différentes étapes de la gestation sont tout à fait extraordinaires et ont des résonances sur son psychisme dans ses dimensions sociales, affectives et émotionnelles. Lorsqu’elle vit bien sa grossesse, la mère accepte les différents inconforts liés à son état, car elle sait que ce n’est pas une maladie, mais un phénomène naturel.

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Savoir vivre en couple | devenir parents episode5

Malgré tout elle doit garder à l’esprit qu’il s’agit d’un véritable travail qui se réalise dans son corps et qu’elle doit veiller à ne pas présumer de ses forces et à se reposer. Les  cours  de  préparation  à  l’accouchement  apprennent  à  la  femme  à diminuer les excitations sensorielles qui parviennent à son cerveau. Instruite des différentes étapes de l’accouchement, elle peut évacuer par la parole ses craintes, ses peurs, son anxiété et exercer un contrôle sur ce qui se passe. De  cette  façon,  elle  coopère  activement  à  l’arrivée  au  monde  de  son bébé.

Si  son  mari  est  à  ses  côtés  pour  l’entourer,  lui  parler,  l’aider  dans  son travail, les douleurs seront vite oubliées et la joie de la naissance sera d’autant plus savoureuse. L’allaitement maternel a des avantages inestimables aussi bien pour la mère  qui  se  remet  plus  vite  de  la  grossesse  et  de  l’accouchement  que  pour le  bébé  qui  en  bénéficie  sur  tous  les  plans  : physiques, physiologiques  et psychiques. Sans oublier toute la dimension affective qui tisse un lien solide entre la  mère  et  l’enfant  et  contribuera  plus  tard  pour  celui-ci,  à  son  équilibre psychoaffectif indispensable à son adaptation sociale. L’arrivée  du  premier  enfant  marque  le  passage  du  statut  de  couple  à celui de famille.

C’est un moment de bonheur et d’émerveillement, qui cimente l’amour entre les époux. La présence attentionnée du papa vis-à-vis de la maman est essentielle pour le bien-être de tous. Son aide pour les soins au bébé est très appréciée, c’est ainsi qu’il prendra conscience de son rôle qui est irremplaçable. La relation de couple doit rester première et chacun veillera à garder sa vraie place en laissant l’enfant dans sa position d’enfant et en gardant l’unité conjugale face à lui et cela dès sa naissance. Pour ce qui est de l’éducation, le cadre est posé quand l’adulte sait dire « non » toutes les fois où c’est nécessaire et qu’il s’y tient fermement pour le bien de l’enfant et pour lui apprendre à bien se comporter plus tard dans la société qui est la sienne. L’enfant doit apprendre à obéir à ses parents (ou à leurs représentants quand  ils  ne  sont  pas  là)  non  par  crainte  de  la  punition,  mais  parce qu’il comprend que ce qu’ils lui demandent est bon pour lui et le préserve de graves difficultés ou dangers.

Il écoutera leurs conseils parce qu’il a confiance en eux avec la conviction qu’ils  recherchent  son  bien,  pour  leur  faire  plaisir,  pour  leur  manifester  son amour en reconnaissance de leur amour pour lui. Ainsi, il prend sa place dans le foyer et non pas toute la place, au détriment des autres et parfois du père. En  gardant  la  sienne,  il  peut  respecter  celle  des  autres,  en  prenant conscience qu’il n’est pas le centre du monde, que d’autres existent aussi, en dehors de lui. C’est à cette condition qu’il peut affirmer sa personnalité et désirer devenir grand. Les parents sont là pour éduquer, c’est-à-dire élever vers la vie adulte leur enfant. Ils ont à indiquer ce qu’il a à faire, ce qu’il peut ou ne peut pas faire, ce qu’il a le droit ou non d’exiger. L’amour  doit  sous-tendre  l’éducation  et  l’exercice  de  l’autorité  qui  ne peut s’exercer sans respect des personnes. C’est l’amour qui allègera certaines exigences en persuadant l’enfant que ses parents ne cherchent pas à exercer un pouvoir sur lui mais à répondre à ses besoins et à le protéger de ce qui pourrait lui nuire.

Il est très important, dès le départ, d’apprendre à l’enfant à s’exprimer, à dire ce qu’il ressent. Il le fera s’il voit que c’est une habitude instaurée entre ses parents et que même en cas de désaccord, ils parviennent à trouver un terrain d’entente.

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Savoir vivre en couple | l’intimité conjugale épisode4

Comment avez-vous abordé la question de l’intimité conjugale ?

Savoir vivre en couple l’intimité conjugale épisode4

ELLE : c’est une question bien délicate !

IL : je me suis rendu compte que tout ce que je pouvais savoir sur le sujet ne me disait pas comment aborder l’intimité conjugale.

ELLE : la relation intime de notre couple restait à inventer. Nous avons compris que nous en étions les artisans et qu’il n’appartenait qu’à nous d’en faire l’expression de notre amour et du don total de nous-mêmes.

IL : comme la plupart des ados, j’avais eu accès à la pornographie et si elle  m’avait  instruit  sur  les  différents  usages  des  organes  génitaux,  je  restais complètement ignorant sur la question du désir pour une autre personne, la manière de préparer ensemble la rencontre sexuelle et le don de soi qui fait de  cette  union  autre  chose  que  la  réaction  mécanique  ou  le  soulagement physiologique d’une excitation sexuelle.

ELLE : ayant une amie qui avait vécu comme un viol un flirt trop poussé avec un copain insistant et ne maîtrisant plus rien, j’avais une opinion un peu négative, malgré tout ce que je savais de la beauté de cet acte et j’appréhendais cette relation.

IL : j’avais aussi eu quelques flirts, plus pour faire comme les autres ou par vanité, pour me rassurer quant à ma capacité de séduire les filles, mais je savais qu’avec celle que j’avais choisie pour partager ma vie et le meilleur de moi-même, c’était différent et pour moi c’était l’inconnu.

ELLE : en apprenant à nous connaître nous avons appris à nous respecter. Nous avons compris l’importance de la patience, du tact à l’égard de l’autre, tout en nous découvrant les implications de l’amour.

IL : les premières fois n’ont pas été « faramineuses ». J’étais trop impatient de conclure, avec toutes sortes de peurs concernant ma virilité, et la crainte que  l’expression de ma virilité disparaisse si les préliminaires duraient trop longtemps.

ELLE : même si je n’éprouvais pas forcément du plaisir, au début, parce que j’ai appris par la suite qu’il fallait que mon vagin apprenne à sentir et à envelopper le pénis de mon mari, j’étais heureuse d’avoir satisfait mon mari et de lui avoir exprimé de cette façon-là mon amour pour lui.

IL : je savais qu’un homme éprouve l’orgasme au moment de l’éjaculation, mais je désirais vraiment au plus profond de moi ressentir le plaisir que donne la communion intime avec sa femme et le fait de « vibrer » ensemble, dans le don total de toute la personne.

ELLE : la patience de mon mari m’a sécurisée et m’a donné l’envie de participer activement à cette communion de nos deux corps, mais aussi de nos deux êtres profonds.

IL : nous nous sommes dévoilés l’un à l’autre, dans tous les sens du terme, nous nous sommes découverts mutuellement en osant nous dire les caresses que nous aimions, ainsi que ce qui nous rebutait et qui aurait été un obstacle à notre union.

ELLE : c’est ainsi que nous avons inventé notre propre manière d’exprimer physiquement  notre  amour  pour  en tirer  un  plaisir, source  d’équilibre  et de bien-être intérieur.

IL : c’est l’union sexuelle qui me donnait le sentiment de ma virilité, de mon appartenance au genre masculin, de ma personnalité d’homme, avec sa dimension de conquête, mais aussi de protection et de bienveillance.

ELLE : je me sentais, je me sens pleinement femme quand je me donne à mon mari et que je reçois en moi son amour. Je m’épanouis dans la mise en œuvre de mes qualités féminines et l’expression originale de ma féminité, avec son aspect d’accueil, mais aussi d’offrande et de tendresse.

IL : je suis toujours émerveillé en prenant conscience que Dieu le Créateur a donné à l’être humain cette capacité d’éprouver un plaisir physique et affectif, qui déborde largement nos limites humaines.

ELLE : l’acte sexuel du couple est vraiment le temps de la communion, le plaisir conjugal est la signature d’une union intime : corps, âme et esprit, c’est un comblement, qui donne un sentiment de plénitude et de puissance.

IL : l’intimité conjugale révèle notre fragilité d’être humain et notre égalité dans cette fragilité. Celle-ci est le signe que nous ne sommes pas dieux et que nous avons besoin de l’union à l’autre sur tous les plans de notre humanité pour reconstruire l’image de Dieu.

ELLE : dans l’union intime, c’est comme s’il n’y avait plus les frontières du couple, comme s’il n’y avait qu’un être qui vit un moment hors du temps et de l’espace, une sorte d’éternité, en tous cas un temps comme suspendu.

IL : à côté du désir physique, il y a très fort, le désir de ne faire plus qu’un, c’est vraiment le but ultime du couple, quelque chose qui donne un sens à notre vie.

ELLE :  ce  qui  est  exaltant,  c’est  de  réaliser  que  Dieu  a  voulu  qu’il  en soit  ainsi  pour  le  couple  et  qu’Il  l’a  créé  avec  tous  les  « outils »  physiques, psychologiques, affectifs et mentaux pour aboutir à cette union intime.

IL : en plus de l’acte sexuel, conjugal, il y a l’intimité entre nous qui est propice au partage des aspirations réciproques, de ce que nous ressentons dans telle ou telle situation, des projets auxquels nous pensons.

ELLE : cet échange facilite la compréhension mutuelle. Nous apprenons à nous connaître de façon plus profondes et ainsi à mieux accorder nos actions, nos entreprises, nos pensées.

IL : cela nous oblige aussi à faire des concessions pour nous adapter l’un à l’autre ou à modifier certaines conceptions dans le but de rechercher ce qui convient à nous deux.

ELLE : cette  intimité  encourage  une  communion  entre  nous,  pas seulement physique mais aussi affective et mentale.

IL : c’est  moins  facile  pour  un  homme  de  se  raconter.  Il  est  toujours persuadé  d’avoir  à  cacher  aux  autres  ce  qui  se  passe  au  fond  de  lui,  pour présenter un personnage fort et maître de lui.

ELLE :  nous  avons  besoin  de  dire  à  notre  conjoint  nos  fragilités,  nos faiblesses, nos échecs, nos doutes et autres inquiétudes et d’avoir la certitude qu’il nous aime tel que et non pas comme une image idéale projetée sur nous !

A force de nier, nous finissons par nous réfugier dans un comportement matérialiste et à donner une importance démesurée à ce que nous faisons, au détriment de ce que nous sommes.

ELLE :  c’est  très  important  de  trouver  ces  temps  d’intimité  où  nous sommes présents l’un à l’autre, à l’écoute de ce qui se dit et de ce qui se vit, où  nous  laissons  dehors  tout  ce  qui  n’est  pas  nous.  En  même  temps,  notre perception de ce que nous sommes en tant qu’individu est renforcée ainsi que le sentiment de notre identité.

Savoir vivre en couple | l’intimité conjugale épisode4

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NOUS : L’amour conjugal a quelque chose d’extraordinaire. Il est d’abord exclusif  quant  au  choix  du conjoint,  c’est-à-dire  monogame.  Il  est  aussi  en relation  directe  avec  la  tendresse  amoureuse,  l’originalité,  l’enthousiasme  et l’intelligence, celle du cœur. Cette dynamique amoureuse embellit les événements de la vie, rend la présence de l’autre précieuse, affine les sentiments et les émotions, rend plus sensible, plus indulgent, plus réceptif et attentionné au désir de l’autre et à ses espérances.

L’acte d’amour est don de soi, de son être tout entier et en même temps intériorisation  de  l’être  aimé.  C’est un  comblement  mutuel  et  simultané  qui remplit chacun au moment même où il se donne. L’acte conjugal ne sollicite pas seulement les organes sexuels, mais tous les organes des sens : yeux, nez, oreilles, bouche ainsi que la peau qui est un merveilleux outil de communication. En fait, c’est le cerveau de l’être humain qui  est l’organe sexuel essentiel. La sexualité n’a pas pour finalité la procréation qui n’est qu’une conséquence possible de l’union physique. Elle prétend à la joie que procurent le plaisir et la communion parfaite entre deux êtres, sur les trois plans de l’esprit, de l’âme et du corps. Le moment de l’acte conjugal est celui où s’expriment le mieux l’attention et l’écoute mutuelles, les égards, le respect, le désir de donner du plaisir à l’autre, de se donner à lui, à elle. C’est une soumission totale au désir et au plaisir de l’un et l’autre, sans rien imposer, dans la liberté et la confiance qui produisent l’accord et l’harmonie.

La  création  de  la  femme  en  vis-à-vis  de  l’homme,  ou  « visage  à visage », manifeste bien la volonté de cette intimité faite de connaissance, de reconnaissance, de mise en commun, où se tissent des liens solides. L’acte  sexuel  doit  se  pratiquer  dans  le  respect  de  ce  vis-à-vis,  sinon  il rejoint l’animalité et devient un acte bestial qui nie la personne de l’autre et le transforme en objet sexuel. L’affectif va de pair avec le désir amoureux, sinon l’un ou l’autre risquent de devenir un besoin. Au lieu d’être désir d’aimer et désir d’union, ils deviennent besoin  d’être  aimé  et  exigences  des  preuves  de  cet  amour  ainsi  que  besoin physiologique de rapport sexuel. Une différence importante dans la relation conjugale c’est que le mari désire le rapport sexuel pour se sentir conquérant et fort, alors que la femme l’envisage comme une conséquence : elle a besoin d’un climat paisible pour être présente dans l’acte sexuel, alors que l’homme le considère comme source de détente, qui lui permettra ensuite d’être plus dynamique dans son activité. C’est justement dans l’acte conjugal, l’amour concrétisé dans le don de soi sur tous les plans que s’annule tout pouvoir, que se retrouve l’égalité de valeur, de fragilité, d’humanité, de désir d’être comblé et complet. De même que les paroles n’ont aucun sens si elles ne s’expriment pas aussi par le corps, de même la relation intime du couple s’exprime aussi avec des mots qui vont servir à faire connaître à l’autre ses désirs, ses attentes, ses préférences.

Cet échange est comme un dévoilement de soi mutuel qui mène à un accord commun et conduit à l’harmonie des corps et des cœurs. Comment avez-vous abordé la question de l’intimité conjugale ? La relation intime du couple a des effets bénéfiques sur le corps, mais aussi sur le mental. Les caresses qui accompagnent l’acte sexuel sont apaisantes et  réconfortantes.  Elles  libèrent  dans  le  sang  les  hormones  qui  rassurent, chassent le stress, revivifient toute la personne et lui donne le sentiment de pouvoir conquérir le monde et d’accomplir des prouesses. Tous  les  êtres  vivants,  que  ce  soient  les  hommes,  mais  aussi  les mammifères,  ont  un  besoin  commun : celui  d’être  touché,  d’être  en  contact avec le corps de l’autre, au moins avec une de ses parties. Le développement du système nerveux et son équilibre, ainsi que la croissance et la survie des êtres vivants dépendent fondamentalement de ce contact avec autrui. La  peau  est  bien  plus  qu’une  enveloppe  corporelle.  Les  stimulations cutanées agréables ont un effet calmant et apaisant, en cas d’anxiété ou de tension nerveuse.  Elles ont des propriétés antidépressives, car elles combattent la tristesse, stimulent la bonne humeur et relancent la joie de vivre. Que  le  couple ne se prive  pas de caresses, de contact, même avec le regard.  C’est  le  visage qui porte  tous  les  sens  et  qui  exprime  les  sentiments les  plus profonds.  C’est à son  visage qu’on reconnaît un être humain, qu’on l’identifie et le distingue d’un autre et qu’on y lit si on est aimé, ami, accepté tel qu’on est.

Odile CHAUVET-Tous droits réservés

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Savoir vivre en couple | La rencontre amoureuse épisode1

Qu’est-ce qui vous a attiré l’un vers l’autre ?

Savoir vivre en couple La rencontre amoureuse épisode1

Premier épisode d’une série d’articles extraits du livre d’Odile CHAUVET

IL : nous nous sommes rencontré dans un « G.B.U. » (Groupe Biblique Universitaire) qui réunissait des étudiants autour de la Bible pour comprendre la société d’aujourd’hui à la lumière de la Parole de Dieu. ELLE était nouvellement arrivée dans le groupe, invitée par une amie. J’ai tout de suite  « flashé  » sur elle, je la trouvais vraiment très jolie.

ELLE  :  ayant  changé  de  région,  j’étais  toute  contente  d’être  si  bien accueillie par ce groupe et je me suis retrouvée effectivement très entourée. L’effet que je faisais sur lui ne m’avait pas échappé, d’autant plus qu’il faisait écho au mien. Il avait un je-ne-sais-quoi de plus.

IL : elle se démarquait des autres, je ne pourrais pas l’expliquer, comme si elle était d’un autre monde, à part. En même temps, j’avais l’impression que je la connaissais depuis toujours, qu’elle existait déjà dans ma tête et ressemblait à l’idée que je me faisais de ma compagne de vie.

ELLE :  j’ai  rapidement  été  attirée  par  sa  gentillesse,  sa  discrétion,  sa manière de participer aux discussions avec ses réflexions originales. Il paraissait sûr de lui mais sans s’imposer et semblait attentif à ce qui se passait autour de lui … Même si je trouvais qu’il mettait du temps pour montrer qu’il me trouvait différente des autres filles !

IL : ça me dérangeait de manifester mon intérêt pour elle en groupe, au vu et au su des autres, j’aurais eu l’impression d’exhiber quelque chose d’intime. Je désirais que notre relation reste privée, différente des relations du groupe. J’avais  assez  de  fierté  pour  refuser  de  faire  partie  de  sa  cour.  Je  voulais  être différent et j’attendais le moment propice où je pourrais être avec elle et lui exprimer ce que je ressentais pour elle. J’étais bien sûr très attiré physiquement par elle.

ELLE : j’ai eu très vite la conviction que c’était « l’homme de ma vie », que  cela  se  concrétise  ou  non.  J’avais  l’impression  d’être  arrivée  à  ce  que  je cherchais  depuis  longtemps.  En  même  temps,  j’avais  le  sentiment  de  l’avoir toujours connu, comme s’il avait fait partie de ma vie sans que je ne le sache et que je le découvrais seulement maintenant. C’était vraiment étrange ce que j’éprouvais avec ce mélange de connu et d’inconnu, de sécurité et de risque, de semblable et de différent qui produisait en moi un élan de tout mon être vers lui.

IL : je ne pourrais pas aussi bien définir ce que j’éprouvais pour elle, mais il est clair qu’elle exerçait sur moi une forte impression et que j’étais irrésistiblement attiré par elle. Je n’avais qu’une idée : la conquérir, tout faire pour l’extraire du pouvoir de séduction des autres, la convaincre que j’étais celui qui seul pourrait la rendre heureuse. Et j’étais bien décidé à tout faire pour cela !

ELLE : une panne de ma voiture m’a donné l’occasion de lui demander s’il pouvait me ramener là où j’habitais avec ma famille. Nous étions très intimidés et ne savions pas comment faire pour entamer la conversation. Alors, nous nous sommes regardés et, dans nos yeux, nous avons lu comme dans un miroir les sentiments de l’un pour l’autre. Quelque chose a jailli, qui nous a submergés, retournés,  éblouis.  Je  crois  que  c’est  à  ce  moment-là  que  nous  avons  tout compris, nous avons eu la conviction que notre avenir était commun.

IL : pas dans le sens d’ordinaire, mais de vivre ensemble ! C’est vrai que c’est le regard de l’un sur l’autre qui a déclenché la prise de conscience de nos sentiments réciproques. Il n’y a pas eu besoin de beaucoup de mots, tout passait par un langage autre que verbal, par ce que nous ressentions en nous-mêmes, dans notre être tout entier, dans un plein élan l’un vers l’autre.

ELLE : c’est une impression extraordinaire et enthousiasmante que de  se sentir choisie, préférée à d’autres, de comprendre qu’on est l’unique, celle qui est considérée comme seule capable de combler les attentes et les désirs de l’être aimé.

IL : il est tout aussi exaltant et flatteur pour son amour-propre, d’avoir réussi à gagner le cœur de celle qu’on a choisie pour être sa compagne. Elle est celle qu’on estime capable  de remplir cette place vacante à ses côtés, place qui ne peut pas être occupée par n’importe qui et qui est réservée. Je savais au fond  de moi qu’elle était ce vis-à-vis que Dieu a voulu quand Il a créé la femme en face de l’homme, mais aussi à ses côtés.

ELLE : nous avons beaucoup parlé : de nos goûts, de nos attentes de la vie, de la façon dont nous envisagions les choses, de nos familles respectives et de l’éducation reçue. Nous nous découvrions beaucoup de points communs et nous étions heureux de partager tout cela.

IL :  je  me  rendais  compte  qu’il  y  avait  beaucoup  de  similitudes  entre nous et  que  c’était  important  pour  comprendre  que  nos  vies  pouvaient  se fonder sur ce terreau commun. Mais je découvrais aussi que j’abordais une « île inconnue » avec de multiples différences, des avis opposés sur certains sujets, des  comportements  incompréhensibles,  des  paroles  imprévisibles.  J’étais parfois désorienté, inquiet quant à la validité d’une vie commune, agacé par ce qui me paraissait comme des mesquineries ou des caprices.

ELLE :  je  me  rendais  compte  que  parfois  IL  ne  comprenait  pas  mon point de vue … et je ne comprenais pas pourquoi. Je pensais que le meilleur moyen  d’effacer  ces  désaccords  c’était  de  ramener  notre  relation  sur  le  plan amoureux… et ça marchait toujours !

IL :  c’est  vrai  que  nous  ne  nous  lassions  jamais  de  ces  moments  où nous exprimions notre amour l’un pour l’autre, c’était le meilleur. Nous étions transportés ailleurs, sur une autre planète, dans le paradis où il n’y a que l’amour à la source et où n’existent plus les causes de conflits.

ELLE :  nous  étions  sûrs  de  nos  sentiments  l’un  pour  l’autre  et  qu’ils étaient assez  solides pour nous permettre d’envisager le mariage. Nous avons décidé de nous présenter mutuellement nos familles respectives.

IL :  c’était  important  pour  moi  d’avoir  l’opinion  de  mes  parents  sur  la femme de ma vie, qu’ils me confirment d’une certaine manière que je ne me trompais pas et surtout qu’ils me donnent leur approbation.

ELLE : je savais que ma mère l’apprécierait, mais pour mon père c’était une autre histoire. J’étais sa fille unique, en dehors de mes frères et il ne voulait pas « n’importe qui » pour moi. Il était très soucieux de mes fréquentations et méfiant.  J’appréhendais  la  rencontre,  tout  en  sachant  qu’Il  ne  pouvait  que plaire à mes parents.

IL : j’ai été invité à manger chez ses parents. Je me suis mis sur mon trente et un et j’ai suivi à la lettre ses recommandations pour mettre tous les atouts de mon côté. C’est moi qui ai été séduit par leur gentillesse, leur accueil, leur désir que je me sente à l’aise avec eux, même si je les sentais un peu intrigués.

ELLE :  chez  lui,  je  me  suis  sentie  observée,  jaugée  par  la  maman.  Par contre, j’ai été acceptée tout de suite par le papa. Les deux m’ont bien reçue et ont compris qu’aux yeux de leur fils, j’étais la « femme de sa vie »

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Savoir vivre en couple | La rencontre amoureuse épisode1

NOUS : Être profondément amoureux bouleverse tout notre être, dans toutes ses dimensions et devient source de plaisir, de bien-être et de plénitude intérieure. C’est une dynamique  qui communique le désir de créer quelque chose ensemble, l’élaboration d’un projet commun qui nécessite une collaboration, une  alliance.  L’amour  est  une  révolution  dans  tous  les  sens  du  terme  et transforme chacun de ceux qui y sont impliqués. Il importe de prendre conscience que l’attrait sexuel n’est pas l’amour : l’amour  est  composé  d’un  ensemble  de  facettes.

Dans  l’amour  qui  unit  un homme et une femme pour la vie, toutes les facettes sont utilisées. C’est ce qui permet de construire dans la durée la permanence du lien, l’espérance. La  rencontre  amoureuse  arrive  comme  un  imprévu,  une  circonstance exceptionnelle qui survient et chamboule l’habitude, quelque chose qui nous tombe dessus sans que nous l’ayons cherché sans que nous nous y attendions, de façon fortuite, mais toujours au moment où nous sommes prêts à l’accueillir. Il y a cette étincelle, cette impression de ne plus nous appartenir à nous-même mais d’être investi dans un autre être, ce sentiment d’être dépossédé de nous-même pour être « envahi » par un autre, ou plutôt de voir la place libre à nos côtés soudain occupée. De réaliser aussi que seule cette personne pouvait investir cette place et que nous-même étions seuls à pouvoir occuper celle à ses côtés.

C’est  pourquoi,  l’amour  exige  une  différence  et  implique  une  transgression, dans le sens d’aller au-delà de nous-même, de cesser de nous croire complet, suffisant, tout-puissant, capable de nous assumer tout seul. L’amoureux proclame son amour, il ne peut pas le garder pour lui, il en parle sans arrêt, il est fier de la personne aimée, il l’admire et la respecte. Il se demande comment elle a pu l’aimer lui, qui se sent si imparfait et en même temps il se sent capable d’affronter et de vaincre tout ce qui pourrait porter atteinte à cet amour.

L’amour entre un homme et une femme, appelés à devenir une nouvelle organisation vivante, est fait dans un premier temps d’un attrait pour un autre soi-même, à la fois semblable et différent, mais qui correspond à cette partie qui manquait en soi. Il se passe la même chose chez les deux personnes en présence : il y a une coïncidence, une conjonction, une conjugaison des circonstances, des sentiments, des désirs profonds. Il  y  a  ainsi  simultanément  un  enrichissement  réciproque  qui  produit le  désir  et  en  même  temps  la  joie,  l’exaltation,  le  sentiment  d’être  riche,  de déborder de ce que nous-même nous avons donné.

Être  amoureux  c’est  retrouver  l’humilité  de  notre  condition  d’homme ou de femme,  c’est-à-dire  d’un  être  qui a besoin d’un autre pour se réaliser, s’épanouir, vivre avec le sentiment d’exister vraiment en aimant et en se sachant aimé en retour. Le sentiment  amoureux  semble  être  aussi  un  phénomène  naturel physique et biologique comme s’il y avait une correspondance, une sorte de message  chimique,  un  moment  particulier  et  distinct  du  quotidien et  dans des circonstances données. Ce phénomène est universel quels que soient les milieux, les  cultures,  les  sociétés  ou  les époques : il appartient  strictement  à l’espèce humaine unique.

Le véritable amour, celui qui fait d’une personne un être amoureux, en état d’amour, est orienté vers l’autre, centré sur ses désirs pour y répondre et lui donner le meilleur de soi. Et réciproquement. L’amour, « être en amour », est un échange, un partage. Il est lumineux, chaleureux, lucide. Il est vivant, débordant, joyeux. Être amoureux, c’est ôter le masque, être soi, avec le désir de ne plus se cacher, mais d’exister pleinement pour la personne aimée.

Odile CHAUVET – Tous droits réservés

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Savoir vivre en couple | Le sens du mariage épisode3

Que signifie le mariage pour vous  ?

Savoir vivre en couple | Le sens du mariage épisode3

S’unir devant Dieu commence par la cérémonie mais encore …

ELLE : d’abord, ça a été une très belle cérémonie avec tous ceux que nous aimions autour de nous : nos familles, nos amis, dont ceux de nos églises, nos relations professionnelles et autres. Nous étions les « stars » de la journée, moi avec ma robe de mariée et lui son beau costume, sans oublier toutes les belles tenues des uns et des autres. Les appareils photos et les caméras n’arrêtaient pas pour fixer les visages heureux de tous.

IL :  la  cérémonie  religieuse  a  été  un  moment  solennel  et  émouvant où nous nous présentions vraiment de tout notre être devant Dieu pour Lui confier notre mariage et surtout notre vie future. Nous savions que nous nous engagions devant tous ces témoins et devant Lui à honorer du mieux possible notre engagement l’un vis-à-vis de l’autre.

ELLE : le mariage a été défini comme un sacrement à partir du mot latin « sacramentum » qui signifie simplement le serment ou la parole donnée tissant un lien entre deux personnes. En accord avec cette signification du mariage, nous avons officialisé nos promesses, qui étaient déjà un lien moral entre nous. Je sais aussi que ce qui compte devant Dieu c’est l’engagement personnel que nous avions pris vis-à-vis de notre conjoint et la volonté d’y rester fidèle.

IL : pour moi, le mariage c’était unir deux familles différentes et se réjouir ensemble de la naissance d’un nouveau foyer. C’était rendre la famille et les amis, mais aussi Dieu, témoins de notre alliance pour qu’ils sachent nous soutenir ou nous conseiller au besoin. Mais c’était aussi prendre Dieu à témoin pour qu’Il nous aide et nous instruise au travers de ce qu’Il nous dit dans sa Parole sainte qui est la Bible.

ELLE :  il  me  semble  que  la  cérémonie  du  mariage  en  rassemblant  les deux familles permet ensuite de mieux les quitter mentalement afin de devenir indépendants pour pouvoir construire ensemble notre nouvelle vie.

IL : quitter père et mère n’est pas évident. En fait, j’ai compris que quitter son  père  pour  un  homme,  c’est  assumer  les  mêmes  fonctions  que  lui  mais dans son propre foyer, c’est en référence à son comportement, se conduire en homme, en adulte avec tout ce que cela implique comme responsabilité, mais aussi de liberté et de créativité.

ELLE : quitter sa mère, c’est pareil, ce n’est pas la rejeter, renier ce qu’elle nous a appris ou l’abandonner, mais c’est sortir définitivement de l’enfance et reproduire d’une certaine manière ce qu’elle nous a montré au travers de son comportement, de ses réactions face aux différentes circonstances de la vie.

IL : quitter sa mère pour un homme est plus facile quand il a pu vivre seul, indépendamment de ses parents, avant de se marier. Mais c’est de plus en plus rare … et les garçons restent volontiers chez les parents, se trouvant à l’occasion une copine pour satisfaire leurs pulsions sexuelles, mais incapables de gérer leur vie de façon autonome.

ELLE : les copines de « passage » sont frustrées parce qu’elles sentent bien qu’elles ne sont pas aimées pour elles-mêmes mais pour le sexe, alors qu’elles rêvent d’amour fait de tendresse, de respect, de confiance et de séduction.

IL : il me semble qu’il est difficile pour une femme de quitter son père. J’ai l’impression que souvent je suis évalué d’après les critères paternels et que, dans la mesure où je corresponds à ce modèle, je suis accepté comme je suis.

ELLE : tu  exagères !  C’est  vrai  que  mon  père  compte  beaucoup,  je  l’ai toujours admiré, mais je t’ai choisi aussi pour tes différences par rapport à lui, en particulier la possibilité de ne plus avoir à supporter ce que je n’appréciais pas chez lui et que je ne trouve heureusement pas chez toi !

IL :  on  nous  a  enseigné  que  les  trois  pieds  d’un  mariage  heureux  et durable sont : « quitter père et mère, s’attacher et devenir une seule chair, une nouvelle unité »

ELLE : je trouve qu’à force de « rabâcher » ce verset, il perd sa signification et finit par induire dans l’esprit des jeunes des idées fausses.

IL : oui, parce qu’on pense que « quitter » c’est « abandonner », alors qu’en fait, si j’ai bien compris, « quitter » signifie simplement mettre une distance entre deux foyers pour que chacun existe de façon autonome.

ELLE :  cette  distance  est  nécessaire,  même  si  elle  n’est  pas  facile à instaurer, pour établir des relations saines d’adultes à adultes et donner priorité à son propre foyer.

IL :  en  fait,  le  mariage,  même  si  on  a  vécu  ensemble  avant,  est  le commencement d’une nouvelle vie, et non la continuation de ce qui existait avant ou la reproduction de ce qu’ont vécu nos parents ou la conformité à un idéal de vie conjugale qui ne serait que théorique.

ELLE : je crois que si on ne comprend pas que le mariage ouvre la porte à  une  nouvelle  existence  pour  poser  les  bases  d’une  unité  et  travailler  à  la communion du couple, on ne peut pas « quitter » son passé.

IL : dans sa tête, on reste dépendant des parents et l’on continue à se comporter  à  leur  égard  comme  des  enfants  qui  ont  besoin  d’eux  et  qui  se déterminent selon leur avis ou leur attitude.

ELLE : on a toujours besoin de ses parents, mais pas  de la même façon. Leurs  conseils  sont  les  bienvenus  lorsqu’on  les  leur  demande,  en  gardant la  liberté  de  les  mettre  en  pratique  si  on  estime  qu’ils  peuvent  nous  être bénéfiques ou pas si cela semble nous rendre trop débiteurs vis-à-vis d’eux ou nous engager dans la nécessité de leur rendre des comptes.

IL : désirer se marier implique d’avoir vraiment envie de créer quelque chose de nouveau et de solide, différent de ce qu’on a vécu jusqu’à présent et qui correspondait plus ou moins à la période familiale.

ELLE : cette période reste marquée par des comportements d’enfant ou d’adolescent et le fait de se marier facilite le passage à la vie adulte avec le sentiment de responsabilités nouvelles, qui n’existe pas lorsqu’on dépend de ses parents.

IL :  c’est  la  déclaration  officielle  du  désir  de  fonder  un  foyer,  d’en construire le cadre pour s’y épanouir ensemble et créer une famille ; de quitter le confort de dépendance parentale pour s’attacher librement à son conjoint et devenir un nouvel organisme vivant.

ELLE : s’il y a mariage, c’est parce qu’il y a eu avant un consentement mutuel, une parole donnée comme un serment qui introduit les deux fiancés l‘un vis-à-vis de l’autre dans un projet commun et leur donne un cadre de vie commune.

IL : vivre ensemble, en tant que mariés, implique d’être dans le même lieu, d’avoir des activités communes, de partager les tâches et les ressources matérielles, de mettre en commun ses dons, ses capacités, ses efforts et aussi de partager son intimité, ce qui rend plus compliquée la vie conjugale par rapport à la vie communautaire, mais qui en fait toute sa spécificité et sa valeur.

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Savoir vivre en couple | Le sens du mariage épisode3

NOUS : Les fiançailles sont comme une préparation du terrain conjugal : le défrichage, le désherbage, le labour, alors que le mariage est le champ des semailles qui font espérer la moisson. Le mariage introduit à ces trois dimensions de la vie du couple qui sont la création, la procréation et la récréation. D’où l’importance de quitter l’enfance, le passé pour entrer dans un nouveau statut, celui d’adulte à la fois responsable et solidaire d’un autre : en quelque sorte un gardien, un veilleur. Être adulte, c’est quitter l’égoïsme ou l’égocentrisme de l’enfance pour s’intéresser aux autres, s’ouvrir à eux, accueillir et accepter leurs différences. Dans le cas du couple, c’est être capable de rendre l’autre heureux en lui donnant le meilleur de soi-même et en assumant sa part de responsabilité dans le champ conjugal.

Dans un couple, il y a deux personnes à part entière, égales dans leur humanité, possédant les mêmes aptitudes pour développer et épanouir leurs qualités,  mais  différentes  dans  leur  genre,  dans  leur  identité,  dans  leur  sexe, dans  leurs  points  de  vue  et  perspectives  de  vie,  donc  différentes  dans  leur approche de la vie conjugale et leur capacité à s’y investir. Ce n’est pas un acte de propriété mais une déclaration publique de la volonté de chacun d’engager sa confiance, sa loyauté l’un vis-à-vis de l’autre, de s’appliquer au respect, au soutien, à la protection mutuels et d’assumer tout ce qui contribue au confort, au bien-être et au bonheur du couple. Pour toutes ces raisons, l’homme est appelé à quitter père et mère, laisser ses parents, ses frères et sœurs, pour construire ailleurs un autre foyer, distinct de celui de ses parents.

Ce désir de quitter est compliqué par l’existence de certains privilèges à rester dans la dépendance des parents, mais facilité par le sentiment adulte d’avoir à travailler pour soi-même pour choisir ce qui convient à son quotidien, gagner sa vie et devenir indépendant. La deuxième mission de l’homme est de s’attacher à sa femme. S’attacher, c’est tenir à quelqu’un, dans le sens d’adhérer à lui. C’est être relié à lui de telle façon que tout ce que l’un fait, dit ou est, a des répercussions sur l’autre. On ne peut pas s’attacher si l’on n’a pas quitté, c’est une loi incontournable. Le troisième but de la relation conjugale est celle  de devenir un tout, non seulement physiquement, mais aussi sur le plan de l’entente du couple : une unité faite d’amour authentique, de connaissance mutuelle, de compréhension, de  dialogue,  de  recherche  de  paix.  Ce  tout  n’est  pas  la  somme  de  deux, mais  le  produit  (1×1 = 1)  de  deux  personnes  à  part  entière  qui  réalisent  un nouveau composé.

La construction de cette unité, qui n’est pas uniformité ou identification de l’un à l’autre, nécessite comme pour tout édifice des murs. Si on compare le couple à une maison, on peut dire que les fondations correspondent à l’amour profond qui est à l’origine du couple. Puis, on aura, coulés  dans  cet  amour,  les  quatre  piliers  qui  sont  le  respect,  la  confiance, l’attention à l’autre, le plaisir d’être ensemble. Ensuite et c’est à cela que le mariage correspond, il y a les murs à monter et cela prend du temps : il faut savoir où mettre ces murs pour réserver des ouvertures portes et fenêtres, pour qu’ils protègent des agressions extérieures, qu’ils  soient  assez  épais  pour  maintenir  la  chaleur  du  foyer  et  préserver l’intimité. De même, ils doivent être assez hauts pour pouvoir y tenir debout, sans s’abaisser ou se cogner la tête. Ils seront assez longs et larges pour que chacun s’y sente à l’aise pour y accomplir de façon autonome les tâches qui lui incombent ou pour y vivre décontracté des moments de détente et de plaisir. Puis,  il  faudra  poser  le  toit,  qui  est  la  couverture  qui  protège  des intempéries et termine l’édifice. Il peut y avoir des constructions qui ont des fondations,  des  piliers  et  un  toit  mais  pas  de  murs,  comme  les  couples  qui cohabitent : ils sont ouverts à tout. Il y a ceux qui ont des fondations, des murs et un toit mais sont fragilisés par le manque de piliers. Il y a encore ceux qui ont du mal à placer le toit, parce qu’ils préfèrent se réfugier sous un autre toit (celui des parents ?) ou pour qui ce toit est trop lourd par rapport au reste (poids de l’éducation, de lois exigeantes imposées de l’extérieur).

Le  mariage  est  le  moment  d’une  consécration,  celle  d’offrir  sa  vie conjugale à Dieu et de s’engager à être fidèle à ses engagements avec l’aide de Dieu, du mieux qu’on peut et avec le meilleur de soi.

Odile CHAUVET- Tous droits réservés

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Savoir vivre en couple | Le temps des fiançailles épisode2

Les fiançailles officialisent la relation devant l’église et la famille

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IL : à partir du moment où nos deux familles voyaient d’un bon œil notre projet d’union, nous avons voulu faire les choses dans les règles et officialiser notre relation par un repas de fiançailles.

ELLE : Nous avons décidé de faire une petite fête pour manifester ainsi notre désir de nous marier, avec l’adhésion de nos familles. C’était très réussi et j’ai reçu une très jolie bague de fiançailles, symbole de la promesse échangée qui nous liait déjà et nous donnait des perspectives et de bonheur pour l’avenir.

IL :  cette  fête  familiale  nous  a  aussi  montré  l’importance  de  préparer notre future vie commune, de ne pas nous engager à la légère, mais au contraire de prendre avec sérieux la parole donnée mutuellement et qui impliquait de nous investir chacun pour sa part dans la construction de notre vie conjugale, afin d’en obtenir le plus de bonheur possible.

ELLE : nous avons cherché ensemble dans la Bible ce que Dieu dit de l’amour, de l’homme et de la femme qui s’aiment, de l’union possible entre eux et de ce que cela signifie.

IL :  nous  avons  lu  le  « Cantique  par  excellence »  qui  décrit  l’amour fort entre un homme et une femme, dans toutes ses dimensions spirituelles, affectives et physiques, et de multiples passages bibliques qui décrivent l’amour. Nous avons compris que cet amour entre un homme et une femme a une valeur spirituelle, puisqu’il est le signe sur terre de l’amour entre Dieu et ceux qui ont accepté son Alliance au travers du sacrifice parfait de son Fils, Jésus-Christ.

ELLE :  j’ai  partagé  avec  une  amie  mes  sentiments,  mais  aussi  mes interrogations  sur  le  couple.  Je  ne  voyais  pas  trop  de  joie  et  de  bonheur manifestes chez les couples autour de moi. J’avais plutôt l’impression que les uns et les autres vivaient ensemble ou s’étaient mariés pour se caser, pour ne plus être seuls ou pour augmenter leurs ressources matérielles.

IL : je savais que c’était la femme de ma vie, mais j’ai hésité à envisager le mariage.  Autour  de  nous, il  y  avait  des  divorces, incompréhensibles de l’extérieur, avec son cortège de souffrances et les difficultés à reconstruire sans tomber dans les mêmes ornières.

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ELLE : j’avais besoin du sentiment de sécurité que donne le mariage et d’appartenir à quelqu’un ou plutôt de faire partie d’une autre cellule de vie que celle de ma famille et dans laquelle je m’investirais. Mais je voyais aussi autour de moi, des amis qui vivaient ensemble, heureux et libres en apparence, mais avec peu de choses en commun : ils partageaient tout, mais dans le sens de distinguer ce qui était à l’un et ce qui était à l’autre.

IL : Comme s’ils érigeaient un mur entre eux, avec des domaines séparés et peu d’espace conjoint. D’ailleurs, certains, à partir du moment où ils se sont mariés pour fonder une famille, ont fini par rompre car ils avaient pris un mauvais pli et se rendaient compte qu’ils marchaient en parallèle, comme sur des rails, sans savoir mettre en commun leurs biens, aussi bien au niveau matériel, qu’au niveau des compétences, capacités, qualités et autres dons.

ELLE : en fait, ils semblaient bénéficier des agréments de la vie de couple et  en  tirer  le  meilleur  sans  avoir  compris  comment  s’y  investir,  y  donner  le meilleur de soi pour le bénéfice des deux.

IL : étant très amoureux, il m’était insupportable de penser qu’un jour je pourrais la perdre. J’avais envie de tout lui donner et d’abord l’assurance d’être toujours à ses côtés et de tout faire pour qu’elle puisse se sentir en sécurité avec moi. Je me sentais capable de la défendre et de la protéger contre tous « les ennemis », toutes les adversités et surtout de les vaincre pour elle.

ELLE : quand Il m’a demandée en mariage, j’ai dit « oui » sans hésiter. J’appréciais son souci de faire les « choses » dans l’ordre et de me confier sa vie alors que je ne savais pas grand-chose de la façon de vivre en couple, ni de satisfaire les attentes d’un mari.

IL :  nous  avons  « potassé »  un  tas  de  livres,  été  voir  des  films,  lu  des revues spécialisées sur le couple. Ça nous a apporté un certain savoir, mais il a fallu l’assimiler et en faire quelque chose qui soit à nous, pour pouvoir inventer notre vie de couple et la construire de façon harmonieuse.

ELLE :  nous  avons  découvert  que  nous  pouvions  et  devions  être  les artisans de notre vie conjugale ; qu’il dépendait de nous qu’elle soit réussie dans son ensemble et que nous devions mettre toutes nos qualités, capacités de tous ordres dans le même panier, pour en tirer le meilleur en visant un équilibre.

IL : être les architectes de notre vie commune me plaisait bien comme idée. J’avais plein de projets dans la tête et hâte de les partager avec ELLE. C’est là que nous avons été confrontés à nos différences. Dans tel domaine, elle voyait les choses comme cela et moi je les envisageais d’un point de vue différent. C’était agaçant et même irritant parfois !

ELLE : je le trouvais égoïste quand il semblait ne tenir compte que de ce qui était concret. Pour ma part, j’estimais que l’important c’était nos relations, notre entente, notre manière d’être avec les autres. Pour lui, c’était plutôt le côté pratique, qui comptait, orienté vers ce qu’il fallait faire ou ne pas faire.

IL : je me demandais quelquefois si nous arriverions à trouver un accord et si je ne devrais pas céder pour ne pas la contrarier. Je craignais avant tout que ces divergences d’opinions et de visions de la vie conjugale l’incitent à ne plus m’aimer ou à me voir avec trop de défauts à ses yeux.

ELLE : je me disais qu’ils sont bien tous pareils : ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et se comportent comme de grands gamins pour les choses qui me paraissaient importantes. Heureusement, les moments d’intimité où nous éprouvions la solidité de notre amour mutuel, où nous confirmions notre  désir  de  tout  partager,  de  construire  ensemble,  effaçaient  tous  ces différends.

IL : nous avions plein de projets, les uns fous, les autres raisonnables ou réalistes. Nous étions d’accord sur les grandes lignes de notre vie future, sur la façon dont nous nous investirions dans les tâches de la maison, sur notre vie professionnelle, sur nos loisirs, sur les enfants à venir, les relations « extérieures » à notre couple.

ELLE : nous nous sentions capables à deux de vaincre les difficultés et d’avoir suffisamment de maturité et d’amour pour rester transparents l’un vis-à-vis de l’autre, sincères dans l’expression de ce que nous ressentions face aux crises et fidèles à nos engagements.

IL :  c’était  important  pour  nous  de  garder  à  l’esprit  cette  question  de fidélité à notre engagement l’un vis-à-vis de l’autre. Pour nous, les fiançailles étaient vraiment ce temps de décision personnelle, délibérée, indéfectible, de faire confiance à l’amour de notre vie et de tout faire pour mériter sa confiance.

NOUS : Les  fiançailles  n’ont  pas  pour  but  d’organiser  seulement  la cérémonie du mariage, mais surtout de préparer la vie future du couple. Avant de décider des fiançailles, il est essentiel que les deux réfléchissent ensemble  sur  une  promesse  qui  les  engage  pour  la  vie  entière.  Ils  doivent prendre du temps pour se connaître, pour exprimer leurs inquiétudes ou leurs espoirs, leurs désirs ou leurs exigences. Il  est  important  de  ne  pas  s’engager  à  la  légère,  de  prendre  le  temps de connaître son compagnon ou sa compagne de vie et de choisir de façon responsable. Pour cela, il convient d’éviter de céder aux influences de la société actuelle ou à la pression de la famille ou des amis.

Un futur couple ne se construit pas à l’envers : ce n’est pas la relation sexuelle qui va justifier la vie de couple, ni la venue d’un enfant, ni une longue cohabitation où de mauvaises habitudes sont prises, ni une forte amitié, ni le partage d’une même foi. La période des fiançailles est ce temps privilégié où l’amour réciproque peut se cultiver et s’épanouir. C’est donner tout son cœur à celui et à celle qu’on aime.  C’est  aussi  se  communiquer  sa  façon  d’être,  dans  un  même  esprit  et d’envisager ensemble l’avenir commun, qui inclut les convictions religieuses et la manière de mettre en pratique sa foi en Dieu. En  effet,  l’amour  englobe  les  trois  dimensions  de  la  personnalité  : esprit,  âme  et  corps et  si  l’esprit  est  habité  par  des  conceptions  religieuses différentes ou trop éloignées des principes bibliques, cela risque de produire des divergences.

L’attirance physique est très importante, elle est cette composante de l’amour  entre  un  homme  et  une  femme,  fondamentalement  différente  de tout autre amour ou affection ou amitié et qui engendre le désir d’appartenir totalement à l’autre, pour devenir une unité nouvelle et vivante sur tous les plans de l’être. La  parole  échangée  mutuellement  est  une  promesse,  c’est-à-dire  un engagement de fidélité par rapport au projet d’une vie commune à venir, où chacun est prêt à investir le meilleur de lui-même. Une parole est donnée comme un serment, c’est un engagement vis-à-vis de l’autre avec le désir de s’investir et de donner le meilleur de soi dans cette relation privilégiée et exclusive.  La période des fiançailles permet d’entretenir et de cultiver le sentiment amoureux et de le faire grandir vers un attachement réciproque qui ne dépend plus uniquement de ce qu’on reçoit de l’amour de sa vie, mais de ce que chacun s’engage personnellement à donner.

Dans  ce  temps,  chacun  a  l’opportunité  de  découvrir  le  caractère  de l’autre, ses qualités, ses attentes, ses désirs : la promesse mutuelle est mise à l’épreuve de la réalité de l’autre, avec son histoire, son passé, son éducation, ses habitudes, ses exigences. Les fiançailles permettent la mise en place d’un contrat d’alliance entre les deux partenaires qui établissent les grandes lignes de leur vie future comme un architecte dessine les plans d’une maison. Ils envisagent d’un commun accord des règles de fonctionnement qui leur conviennent à tous les deux et des lois de fidélité, de loyauté pour entretenir la relation et viser le bien-être en couple. Ils  deviennent  les  artisans  de  leur  vie  conjugale.  Le  mot  « fiançailles » évoque l’espérance, la fidélité, l’amour, avec la promesse d’une alliance, d’un mariage qui sera le jardin où pourront s’épanouir toutes les fleurs et les fruits de cet amour.

Les fiançailles, de même racine latine que : confiance, fidélité, foi, offrent la possibilité de donner officiellement sa foi, sa fidélité, en un mot sa confiance à la personne aimée. C’est  s’engager  moralement  vis-à-vis  de  quelqu’un  en  attendant  de s’engager physiquement, matériellement, concrètement, avec cette personne par le mariage. Foi,  fidélité,  confiance,  confidences,  fiançailles,  ont  la  même  racine et  signifient  loyauté,  sincérité,  respect,  discrétion,  honnêteté,  dévouement, conscience, réciproques. La fidélité est la marque de l’attachement.

Odile CHAUVET- tous droits réservés

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Site de rencontres chrétien | Savoir vivre en couple

La vie du couple chrétien – Préambule

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Un livre inédit spécialement réservé aux membres de jetunoo.fr. Découvrez la richesse et la simplicité des réflexions sur le couple au fil des 10 épisodes mis en ligne pour vous.

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On dit que le permis de conduire représente le sésame pour commencer à apprendre réellement à maitriser un véhicule. Tout comme le permis, le mariage est l’acte fondateur pour commencer à apprendre à vivre en couple. Il faut bien souvent des années avant de prétendre se maitriser soi-même pour acquérir ce qui participera à rendre votre couple indestructible.

Episode 1:  Savoir vivre en couple | la rencontre amoureuse

Episode 2:  Savoir vivre en couple | le temps des fiançailles

Episode 3:  Savoir vivre en couple | le sens du mariage

Episode 4:  Savoir vivre en couple | l’intimité conjugale

Episode 5:  Savoir vivre en couple | devenir parents

Episode 6:  Savoir vivre en couple | organiser le quotidien

Episode 7:  Savoir vivre en couple | famille et amis gérer les relations

Episode 8:  Savoir vivre en couple | les étapes de la vie

Episode 9:  Savoir vivre en couple | la place du dialogue

Episode 10:  Savoir vivre en couple | maturité et bonheur

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Odile CHAUVET (1947-2013) psychothérapeute analytique, spécialisée en thérapie de couple et de famille, ancienne stagiaire des Hospices Civils de Strasbourg en Gynécologie et Maternité, et sexothérapeute diplômée de la Faculté de Médecine de Montpellier. Avec 30 ans de pratique dans le cadre associatif et libéral pour des consultations, des formations et autres interventions dans le domaine des relations humaines ainsi que des écrits.

Un grand merci à son mari pour son autorisation de diffuser ces précieux textes.

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Couple chrétien | Un enfant oui, mais pas tout de suite

 Contraception : une affaire de couple

Couple chrétien | Un enfant oui, mais pas tout de suite

Cela n’aurait que peu de sens de réduire l’union physique dans le mariage chrétien à la seule finalité de procréer.

En effet, nous sommes porteurs de l’image de Dieu. L’acte d’amour physique reflète l’union spirituelle avec Jésus, avec lequel nous formons un seul esprit.  1Co.6:17. (Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit. Louis Segond). « Faire l’amour » comme on dit, est un puissant catalyseur institué par le créateur.

Au cours de notre vie, nous traversons différentes saisons au cours desquelles nos forces, notre situation familiale et sociale ou notre santé ne nous permettent pas d’envisager d’accueillir un enfant (même dans une famille chrétienne). Dieu donne aussi l’intelligence pour trouver des alternatives temporaires ou permanentes à la procréation. Cela pour permettre de continuer à tisser nos liens affectifs entre conjoints par l’union physique, bien que ce ne soit pas le seul moyen…!

  • Se priver de relation sexuelle pendant la période d’ovulation serait peut-être dommage. C’est souvent le temps du mois où Madame éprouve le plus de désir. Même si c’est vrai, certaines femmes ne perçoivent aucune différence selon la période de leur cycle. Cette méthode contraceptive manque cependant de fiabilité. Le cycle menstruel varie chez de nombreuses femmes mais cela reste un choix qui se respecte.
  • « Sauter en marche » comme on le dit parfois, c’est-à-dire se retirer avant l’éjaculation n’offre aucune fiabilité. Il suffit d’une infime quantité de liquide séminal (sécrété avant même l’éjaculation) pour véhiculer des spermatozoïdes… Un grand nombre de gens sont nés de cette mauvaise idé. De plus, la frustration du plaisir écourté ne favorise par l’union des époux.

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Couple chrétien | Un enfant oui, mais pas tout de suite

  • Les préservatifs représentent probablement un des moyens les plus surs par rapport aux précedentes méthodes dont nous parlons, mais pas infaillibles toutefois. Il arrive qu’ils ne restent pas bien en place et ôtent un peu de sensibilité selon les cas.
  • La pilule ou les méthodes de contraception hormonales en général, ne sont pas sans quelques conséquences comme le dérèglement des cycles menstruels bien réglés. Les sécrétions hormonales sont modifiées avec les effets que cela peut générer sur le métabolisme. Les risques d’apparition de cancers selon les antécédants médicaux sont également majorés à plus ou moins long terme.
  • Voyons aussi le principe de fonctionnement d’un stérilet. S’il n’avait que pour seul effet d’empêcher la nidation, il serait similaire à celui de l’avortement tout comme les pilules du lendemain. Ce point donne toutefois lieu à controverse puisque les stérilets de dernière génération (à libération d’hormones) ont un effet à deux niveaux. En premier, ils ont un effet de barrière pour les spermatozoïdes qui ne peuvent aller à la rencontre des ovules. S’il n’y a pas de rencontre, il n’y a donc pas de division cellulaire. En second lieu, ils ont un effet anti-nidatoire.  Cela ne permet donc pas à la vie de se développer en se fixant sur la paroi de l’utérus. Pour information, c’est le cas d’une grande majorité des ovules fécondés de manière naturelle dont un faible pourcentage réussi à se fixer. A ce stade, nous entrons dans le domaine de l’interprétation et de l’éthique sur l’apparition de la vie. Division cellulaire pour les uns contre fixation de l’embryon sur la muqueuse de l’utérus pour les autres. La nidation étant une étape initiale primordiale pour la grossesse, Il est donc primpordial que le choix de se mode de contraception soit le fruit d’un dialogue concerté et de prière.
  • L’implant est un petit morceau de plastique, de la taille d’une allumette, que l’on place sous la peau au niveau du bras. Il délivre en continu de petites doses d’hormones. Celles-ci permettent principalement un blocage de l’ovulation.
  • Quand à la vasectomie et à la ligature des trompes, ce ne sont pas des moyens de contraception au sens habituel du terme.  Ce sont des moyens de stérilisation ou de contraception définitifs. C’est sans nul doute le moyen qui est le plus efficace, mais en contrepartie le plus irréversible. Ce doit être une décision mûrement réfléchie. Cela reste ou est préférable à la ligature des trompes qui est une opération plus lourde à supporter pour la femme.

Bon, faisons un petit point: les méthodes de contraception que nous avons évoquées ont toutes leurs désavantages.  L’abstinence de relation sexuelle dans un couple chrétien est un désastre relationnel et une porte entrouverte à l’infidélité.

Dieu souhaite clairement que nous ayons une sexualité épanouie.

L’abstinence, si ce moyen est choisi comme contraception, doit être choisie d’un plein accord entre le mari et la femme. Au final, même si Dieu a créé les lois de la nature et celles de la reproduction. Il nous a aussi donné une intelligence pour les gérer. Comme le disait un responsable chrétien : « si c’est Dieu qui fait pousser les choux. C’est à nous de ne pas en semer si nous ne voulons pas en récolter ! »

C’est décevant de ne pouvoir apporter une solution miracle et de ne pouvoir communiquer des raisonnements « prêts à penser ».  S’il n’est pas de solution idéale, comme c’est souvent le cas dans ce monde depuis longtemps déchu, il est plus que jamais important de mener une réflexion dans l’intimité du couple. Le but sera de trouver un terrain d’entente qui respecte chacun et assure la paix devant Dieu, quelque soit la décision qui sera prise.

Pour ceux d’entre vous qui désirent en savoir davantage, nous vous conseillons LA SEXUALITE DANS LE COUPLE que vous pourrez directement commander auprès de la CLC.

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Site de mariage chrétien | Je, tu, nous ?

Le « je » tue le « nous »

Site de mariage chrétien | Je, tu, nous ?

Comment aimer l’autre en restant « soi » ?

Peut-on rester soi et aimer ? Ou, est-il « normal » de vouloir rester soi dans le lien amoureux ? L’identité du sujet se développe lentement tout au long de la vie et n’est pas acquise à la naissance. Le « soi-même », c’est-à-dire le Moi, est un impossible à délimiter en quelque sorte. L’échange entre toi et moi, ce qui est donné et reçu, fait ainsi partie intégrante de notre identité.

Cependant, de nouvelles croyances apparaissent et bousculent les présupposés traditionnels, dont le mythe de l’indépendance totale du sujet. Devenir « sujet » de sa personne est primordial. Cela ne doit pas être envisagé comme un absolu qui laisserait croire que vivre la relation à l’autre constitue une aliénation.

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A ceux qui redoutent que le « nous » fasse disparaître le « je »

Difficile de donner naissance au « nous » sans une relative interdépendance des partenaires. Au début de la relation, elle est nécessairement fusionnelle pour que le  couple se forme. Cette étape induit généralement le doute sur la limite de soi-même. Même si ce n’est pas la première expérience de vie de couple, il est naturel à tout amoureux de transférer en l’autre une part de soi. Simultanément cette « invasion » réciproque offre à chacun une part de l’autre pour donner naissance à cette personne morale que l’on peut nommer le « nous » psychique.

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Cependant, on se rend compte petit à petit qu’il ne correspond pas exactement au rêve que l’on avait imaginé dans la phase d’idéalisation de son conjoint. C’est alors que va apparaître un temps qu’on peut apparenter à une crise qualifiable de bénéfique. Elle permet à chacun de retrouver une conscience plus précise de ses propres désirs, tout en découvrant ceux de l’autre. Malheureusement, si ce deuil est souhaitable, nombreux sont ceux qui le repoussent pour éviter les désillusions qu’il engendre. Ce mouvement séparatiste rend pourtant possible la venue de cycles alternant la vie amoureuse avec des moments d’idéalisation et/ou d’individuation au coeur du couple.

Quel est l’intérêt de se perdre en l’autre ?

Et si se perdre était la condition de la jouissance sexuelle ? La fusion amoureuse serait-elle la perpétuation d’un processus primitif qu’aurait connu le sujet, fœtus puis nourrisson, quand il ne pouvait pas encore clairement se distinguer de l’autre en vivant dans cette espèce de monde sans limites. Pouvoir à nouveau s’abandonner totalement à un autre devient un préalable pour retrouver, dans la sexualité, cette jouissance donnant la sensation de se perdre dans le grand Tout. Freud nommait cette sensation le « sentiment océanique ». La pauvreté de la vie sexuelle d’un certain nombre de gens a sans doute quelque chose à voir avec cette difficulté à y accéder…

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Quand le couple devient une une famille chrétienne

Lorsque l’enfant paraît…

Quand le couple devient une une famille chrétienne

A l’heure où nous apprenons avec une grande joie la venue d’un enfant chez l’un des jeunes couples qui s’est formé en utilisant jetunoo.fr, il nous paraît incontournable de vous proposer une nouvelle rubrique nommée Famille chrétienne.

Quand le couple devient une une famille chrétienne

Nous y collecterons des informations et réflexions sur les sujets qui font communément suite au mariage chrétien lorsque le désir, la possibilité et la volonté de donner la vie se fait jour pour constituer la cellule familliale :

  • La contraception
  • Je, tu, nous attendons un enfant 
  • Naissance d’un enfant
  • Les droits de l’enfant
  • Le respect de la vie

Et tous les autres sujets qui font sens pour élever la Gloire de Dieu dans la famille

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

Victor HUGO  (1802-1885) Lorsque l’enfant paraît

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Couples chrétiens, protégez votre amour | mariage chrétien

Conseils pour protéger la relation conjugale

Couples chrétiens, protégez votre amour | mariage chrétien

  • Éteignez les querelles 

Si nous nous rappelons que l’essentiel c’est l’amour, nous allons contrôler nos émotions pour ne pas céder à la colère au point de blessernotre conjoint. Si nous ne sommes pas en mesure de gérer nos émotions, cela peut s’apprendre. Nous le ferons certainement si nous ne voulons pas exposer notre partenaire à la souffrance et nuire à notre couple.

S’il y av eu une offense, n’hésitez surtout pas à faire le premier pas de réconciliation. Malheureusement, il existe des chrétiens pour qui ce n’est pas une habitude. Comment peut-on construire un couple heureux si les conjoints se blessent mutuellement et vivent avec le poids du non-pardon ?

Rappelez-vous que chaque heure passée dans l’état d’offensé /offenseur détruit l’amour et la confiance mutuelle dans votre couple. Par conséquent, il est important de se réconcilier dès que possible. Il y a un verset de la Bible qui dit : « que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Eph. 4.26). Fixez-vous une règle : ne pas prolonger la querelle au lendemain.

  • Regardez la situation à travers les yeux de votre conjoint 

Une grande partie de problèmes entre conjoints découle du fait que chacun regarde la situation de sa « fenêtre ». Une parole de l’Evangile dit une vérité essentielle : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux » (Mat 7.12). Il vaut mieux donc, dans chaque situation, essayer de se mettre à la place de l’autre, faire l’effort de comprendre ses intérêts. Nous ne pouvons qu’être heureux si chacun se soucie du bonheur de l’autre.

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  • Exprimez mutuellement vos sentiments

Nous n’avons pas tous une expérience positive de relations d’intimité, de proximité amicale ou de relation de confiance. La famille a besoin d’apprendre cela. Si une personne ne peut parler de ce qu’il le soucie, le non-dit s’accumulera puis s’exprimera dans le conflit.

Pour éviter cela, nous devrions-nous pas apprendre à communiquer nos ressentis. Après tout, notre conjoint est la personne la plus proche, il nous souhaite le meilleur et nous devrions lui donner toute notre confiance. N’hésitez pas pas à offrir un « feed-back » de ce qui vous a fait plaisir, c’est essentiel.

Si nous ne sommes pas satisfaits de quelque chose, nous devons le dire sans offenser, sans mettre notre partenaire dans un état ​​de défense. Ce n’est pas compliqué. Le principe à utiliser est le sujet orienté vers « moi », par exemple: au lieu de dire « tu te débrouilles mal, tu ne gagnes pas assez d’argent », dire plutôt : « je me soucie de savoir si nous avons assez d’argent pour payer le loyer ». Tout le monde peut apprendre à communiquer de cette façon.

  • Organisez l’un pour l‘autre des fêtes

Ne laissez pas votre vie devenir un film monotone de routine. Détendez-vous, organisez des loisirs, des événements mémorables. Investissez-vous dans votre couple autant que vous vous investissez dans votre travail. Ce ne sera pas sans effets ! 

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Mariage chrétien | Revivre après une séparation

Le renoncement au divorce et la sortie de crise

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Chacun ou presque traverse un jour la dure réalité de la rupture amoureuse qu’elle soit ou non dans le cadre du mariage et les chrétiens n’y échappent pas. Cette situation est régulièrement suivie d’une période de découragement et/ou de dépression. Même si le sujet n’est pas nouveau, existe-t-il des pistes à suivre pour se reconstruire ? Comment sortir de cette situation de crise, éviter de sombrer, prendre le chemin de la guérison et vivre pleinement à nouveau ?

Décider de tourner la page

Quand la situation est irréversible, vient le temps d’accepter ce fait comme une réalité. Il existe un chemin pour tourner le dos au passé et verrouiller fermement la porte. Décider d’aller de l’avant… C’est un chemin de deuil à part entière qui mérite une attention bienveillante que les autres n’offrent pas toujours, alors par ou commencer ?

Surmontez  les pensées obsessionnelles et destructrices

Dans la situation de crise nous souffrons parfois moins de la situation-même que des pensées obsessionnelles négatives qui lui sont liées : « Je ne trouverai personne d’aussi bien que lui ! », « Je vais rester célibataire tout la vie !», « Personne ne voudra de moi », « je n’ai plus de raison de vivre »… Ces pensées qui poussent au désespoir et blessent parfois physiquement (somatisation) feront l’objet de votre combat quotidien et vont demander une dépense d’énergie supplémentaire.

1) Reconnaitre la nature destructrice de ces pensées obsessionnelles,

2) Prendre la décision ferme de se débarrasser de cet esclavage,

3) Essayez de prendre du recul pour avoir une vision objective sur ces pensées.

Mariage chrétien | Revivre après une séparation

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Une bonne façon de vaincre les idées noires est de faire le choix de les refuser en les opposant aux des promesses de vie et aux pensées positives, gracieuses, au moyen de la prière et la méditation des promesses de la fidélité de Dieu.

Se reconstruire socialement en écoutant ouvertement les encouragements et en partageant des moments de confidences avec des amis désintéressés et sincères.

Votre épreuve ne serait-elle qu’une malchance ?

Tout dépend de ce que vous choisirez d’en faire. Peut-on tirer quelque chose de positif d’une épreuve de rupture ? Ne regardez pas la séparation seulement comme la fin de quelque chose. Elle est aussi le début d’une vie meilleure, d’une meilleure connaissance de vous-même et du couple, d’une compréhension de l’amour parfois rectifiée.

Après une séparation l’estime de soi est souvent en baisse. Vous aurez besoin du temps pour vous reconstruire et retrouver la confiance en Dieu et en soi. Entourez-vous par vos proches, vos amis, demandez leur du soutien amical et spirituel. Cherchez à créer de nouvelles amitiés, sans se focaliser sur une nouvelle rencontre amoureuse trop tôt.

Lorsque vous retrouverez de nouveau la sérénité, la confiance et l’énergie, peut-être serez-vous prêt à créer une famille. Le site de rencontres chrétien jetunoo.fr est aussi un moyen à votre disposition.

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Les secrets d’un couple qui dure | Interview de l’invisible

De la rencontre au mariage, la vie à deux est affaire de communication…

Les secrets d’un couple qui dure | Interview de l'invisible

Maryvonne a 55 ans, Serge 53. Elle est infirmière scolaire, il travaille dans la communication. Mariés depuis vingt-six ans, parents de trois grands enfants, ils  sont  engagés  dans  une  association  de  préparation  au mariage… un excellent moyen de prendre soin d’eux.

Une histoire d’amour commence par une rencontre. Comment la vôtre s’est-elle déroulée ?

Serge : »J’ai rencontré mon épouse grâce à une amie. J’ai eu comme une intime conviction et l’impression que je la connaissais déjà. Maryvonne revenait d’Ouganda où elle était partie avec Médecins sans frontières. Son expérience m’intéressait beaucoup, c’était très fort ».

Vous avez pris du temps avant de vous marier…

Serge : « Nous avons attendu longtemps avant de nous passer la bague au doigt. Nous  avons partagé des moments, réfléchi, sans nous précipiter ».

Maryvonne : « Cette prudence au début est utile pour savoir si l’on partage les mêmes valeurs ».

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Les secrets d’un couple qui dure | Interview de l’invisible

Une fois mariés, la vie quotidienne prend le dessus. Comment faire face aux difficultés sans s’éloigner l’un de l’autre ?

Maryvonne : « En général, un conflit démarre parce que l’on a une décision à prendre et que l’on n’est pas d’accord. Nous, nous parlons ; nous nous ajustons. Il demeure des sujets sur lesquels il faut apprendre à respecter l’autre. Dans un couple, le but du jeu n’est pas d’être d’accord sur tout. On peut avoir des opinions différentes et avancer quand même ensemble ».

La parole est donc pour vous l’un des fondements des couples qui durent ?

Maryvonne : « Parler, c’est prendre le temps d’écouter l’autre. Bien sûr, on n’est pas toujours réceptif, on est fatigué par le travail, par les enfants, ce qui nous rend plus vulnérables ».

Serge : « On parle la même langue mais on n’a pas le même vocabulaire pour se comprendre. Les mots n’ont pas toujours le même sens. On apprend tous les  jours  à  régler  la « machine » du couple afin que les engrenages fonctionnent bien ».

Faut-il pour autant tout savoir de l’autre ?

Maryvonne : « Avec Serge, nous avons beaucoup parlé de nos histoires personnelles, c’était important pour bien se connaître. Mais après… Quand on est en confiance, en vérité avec l’autre, ce n’est pas un problème d’avoir chacun son jardin secret ».

La sexualité, est-ce vital pour le couple ?

Serge : « Il est nécessaire de comprendre la grammaire du corps de l’autre, être capable de mettre des mots dessus. La relation sexuelle demande qu’on fasse attention à l’autre, à son ressenti. Le temps, là encore, est un bon ciment ».

La fidélité est-elle, selon vous, une règle du jeu ?

Serge : « Quand on se marie, on choisit de s’engager, il faut en tirer les conséquences. La fidélité n’est pas accessoire. La volonté de tenir, de faire durer le couple passe par elle. C’est dans le « package » ! Dans le code civil, les époux se doivent respect, secours, assistance et fidélité. Pour moi, c’est un élément très fort, une ligne à ne pas franchir ».

Laurence Valentini – Paru dans l’1visible n°40 septembre 2013

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Le mariage et ses « dérives » signe des temps | Mariage chrétien

Le  mariage chrétien a subit des bouleversements  majeurs

Le mariage et ses « dérives » signe des temps | Mariage chrétien

Les repères  habituels,  hérités  de  plusieurs  siècles  de  judéo-christianisme,  tombent progressivement les uns après les autres.

Serge Chaumier, sociologue, écrivait dans Libération : « Le mariage comme  unité de  base  pour l’organisation  du  social  est  une  hérésie  héritée  d’un  positivisme  qui  n’a  que  trop  emprunté  au modèle chrétien ». Les propos plus nuancés de François de Singly, spécialiste en sociologie de la famille, sont aussi révélateurs :

« Depuis les années 1970, la fonction principale du mariage s’est dissoute… Le mariage n’est plus un garant de l’ordre social et économique. Son sens est devenu flou, toutes les enquêtes le démontrent, même chez ceux et celles qui se marient (à l’exception d’une minorité de croyants). Ils  déclarent  souvent  que  l’intérêt  du  mariage chrétien réside  principalement  dans  le  jour  de  cette cérémonie : on se marie pour avoir son mariage ! »

Le cérémonial du mariage chrétien

 Cet auteur souligne à la fois la dissolution du mariage, et en même temps son attrait. Il va jusqu’à plaider pour une ouverture du mariage aux homosexuels dans la suite de son article. Nous pourrions multiplier les citations et faire un constat alarmant de la situation. Pourtant, à la lumière de la Bible, nous ne devrions pas trop être surpris.

Le  christianisme  a  progressivement  influencé  la  société  occidentale  pour  imposer,  parfois  de manière hypocrite, une sorte de mariage  se  rapprochant  de l’idéal biblique. Mais  cette  influence s’estompe  de  plus  en  plus  avec  la  «sécularisation »  et  ses  nouvelles  données.  L’être  humain continue sa progression vers l’établissement de « l’homme sans loi », «l’inique» (2 Th 2.8). Jésus annonçait les «progrès de l’iniquité et le refroidissement de l’amour du plus grand  nombre»  (Mt 24.12). Dans ce même contexte, II annonce : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (v. 35).

Pour ceux qui ont fait le choix de suivre le Christ et ses paroles, le mariage devra être honoré (Hé13.4). Ce que Dieu a uni, nous ne devons pas le séparer (Mt 19.6). Jésus nous renvoie à l’institution initiale du mariage, lors de la création. Dans ce chapitre de Matthieu, comme dans toute la Bible, le mariage chrétien ne se conçoit qu’entre un homme et une femme. C’est un engagement mutuel à vie, et non une  sorte  de  CDD,  même  si  Jésus  évoque  au  moins  une  clause  restrictive  pouvant  annuler  le mariage (v. 9).

A  la  lumière  de  la  parole  de  Dieu,  ces  dérivés  du  mariage  qui  réduisent  ou  annulent  la  notion d’engagement  réciproque  –  comme  le  concubinage  ou  le  Pacs  –  ne  peuvent  s’envisager  pour  un chrétien soucieux de rechercher la volonté de Dieu (1). Le mariage renvoie à l’Alliance de Dieu envers nous,  même  si  nous  ne pouvons  pas  affirmer  qu’il  est  un  « sacrement ».  La  dissolution  de  cette « institution » ne présage rien de bon pour notre société. Mais nous avons confiance en Celui qui est fidèle envers nous et qui nous appelle à être fidèle dans nos engagements.

Reynald KOZYCKI 

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Le mariage et ses « dérives », signe des temps | Mariage chrétien

1-Pour aller plus loin, on peut lire avec profit la brochure de la commission théologique des CAEF; Mariage, divorce, remariage ou les articles d’Henri Blocher « Mariage et cohabitation. Perspective biblique et théologique », Fac-Réflexion, n°l 6, avril 1990 et Michel Johner « La célébration religieuse du mariage étendue au PACS ou au concubinage ? », Etincelle n°l, Edition Kerygma (ces deux derniers articles sont aussi accessibles sur internet en y accédant par un moteur de recherche).

Avec l’aimable autorisation de: Servir en l’attendant. Article tiré du N°6. Novembre-Décembre 2004. Tous droits réservés. C.A.E.F., Communautés et Assemblées Evangéliques de France.

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Couples chrétiens, protégez votre amour | Après la lune de miel

D’abord construire, puis protéger cet amour

Couples chrétiens, protégez votre amour | Après la lune de miel

Beaucoup de jeunes couples en construction sont soumis aujourd’hui à toutes sortes de pressions, à la peur de ne pas réussir… Les couples chrétiens qui désirent se marier n’y échappent pas. Les sentiments amoureux du début de la fréquentation ne suffisent pas pour garantir l’amour dans la durée. Cependant, préserver l’amour est en notre pouvoir. Les vrais chrétiens, ceux qui s’appuient sur les valeurs de l’Evangile, ont les ressources pour y arriver.

Couples chrétiens, protégez votre amour | Après la lune de miel

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Les points les plus importants pour protéger votre couple :

  • Quelque soit la situation, placez votre amour en premier

« En somme, trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour » (1 Corinthiens 13.13). Toutefois, comme la nature humaine est versatile, bien qu’en accord avec cette vérité, elle peut parfois mal réagir. Lorsque nous sommes aux prises avec nos émotions négatives, nous devons nous rappeler que l’Amour est le plus important que tout. Et agir sur ces émotions en conséquence.

  •  Portez les faiblesses de l’autre

Tout comme lors d’une randonnée, « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ ». Ces paroles de l’épître aux Galates semblent bien adaptées à la vie d’un couple. Faiblesses et défauts sont un peu comme le sac à dos que nous portons. Le célibataire reste seul à le porter, alors que le couple partage la charge et chacun assume le sac de l’autre. Cet aspect de la vie du couple chrétien est important. Même si le véritable amour est sacrificiel, ce sera avec joie que vous partagerez ce poids, comme expression de votre amour. Se rendre compte de ce que doit pourter l’autre est un exercice difficile. Soyez donc tolérant envers votre conjoint.

La lune de miel terminée, le jeune marié est en plein chantier de construction du bonheur familial. Il constatera que la relation dans le cadre du mariage chrétien est un peu différente de celle du temps de la fréquentation amoureuse. Quelqu’un a dit: « L’amour avant le mariage est comme une valse au pied de la montagne, l’amour dans le mariage ressemble à deux randonneurs qui gravissent ensemble le sommet de la montagne ».

AMTGP 2017-04 Tous droits résérvés

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Méditation sur le mariage chrétien | d’après John STOTT

L’amour du Christ en exemple de l’amour dans le mariage

Méditation sur le mariage chrétien | d'après John STOTT

« Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur…

Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise. »

Ephésiens 5.22, 25

L’apôtre Paul est souvent considéré comme un incorrigible misogyne. Cependant, ceux qui tiennent cette opinion n’ont pas étudié les implications d’Ephésiens 5.21-33. Car ici, des siècles en avance sur son temps, Paul  donne un enseignement sublime appliquable au mariage chrétien qui mérite d’être mieux connu.

1° Paul demande aux femmes de se soumettre à leur mari, comme un exemple précis du principe de soumission chrétienne. En effet, cette injonction faite aux femmes (v.22) suit immédiatement celle de se soumettre « les uns aux autres » (v.21). Si donc le devoir de l’épouse est de se soumettre à l’époux, c’est également son devoir à lui, en tant que chrétien, de se soumettre à elle. La soumission ne doit pas être unilatérale. C’est une obligation chrétienne universelle ; notre Seigneur Jésus s’en est fait lui-même l’exemple.

2° La soumission de la femme va vers quelqu’un qui l’aime et non vers un ogre. Les instructions de l’apôtre ne sont pas : « Femmes soumettez-vous, maris ; régentez », mais « Femmes, soumettez-vous… maris, aimez ». Un monde sépare un amoureux et un tyran.

3° Les maris doivent aimer comme le Christ a aimé (répété trois fois). La soumission peut paraître difficile mais l’amour l’est bien davantage. L’exigence la plus grande se trouve au verset 25 où les maris doivent aimer leur femme « comme le Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle ». Peut-on concevoir l’amour plus grand que celui du calvaire ?

4° L’amour du mari, comme celui du Christ, se sacrifie pour servir. Ainsi l’amour du Christ et son sacrifice pour l’Eglise n’étaient pas subi, mais ils servaient un but, celui de libérer l’Eglise de tout défaut et de la manifester ainsi dans toute sa gloire. De la même manière, le rôle du chef dévolu au mari ne consiste pas à réprimer et opprimer sa femme, mais à lui permettre de vivre pleinement sa féminité.

5° La soumission est un autre aspect de l’amour. Soumettre et aimer sont deux verbes différents, mais il est difficile de les distinguer entre les deux. En effet, qu’est-ce que se soumettre ? C’est le don de soi en faveur de quelqu’un d’autre. Ainsi le don de soi désintéressé, tant du mari que de la femme, est le fondement d’une relation conjugale durable et qui grandit.

« Méditation quotidienne de la Genèse à l’Apocalypse – Une année avec la Bible ». John STOTT, Aux Editions de « Ligue pour la Lecture de la Bible' » BP 728, 26007 VALENCE Cedex.

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Méditation sur le mariage chrétien | d’après John STOTT

Pour approfondir, lire Ephésiens 5.21-33

La Bible du Semeur (BDS)

20 à tout moment et pour toute chose, vous remercierez Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ,

21 et parce que vous révérez le Christ, vous vous soumettrez les uns aux autres,

22 vous femmes, en particulier, chacune à son mari, et cela par égard pour le Seigneur.

23 Le mari, en effet, est le chef de sa femme comme le Christ est le chef, la tête[b] de l’Eglise qui est son corps et dont il est le Sauveur.

24 Mais comme l’Eglise se soumet au Christ, de même la femme se soumet en toute circonstance à son mari.

25 Quant à vous, maris, que chacun de vous aime sa femme comme le Christ a aimé l’Eglise: il a donné sa vie pour elle

26 afin de la rendre digne de Dieu après l’avoir *purifiée par sa Parole, comme par le bain nuptial[c].

27 Il a ainsi voulu se présenter cette Eglise à lui-même, rayonnante de beauté, sans tache, ni ride, ni aucun défaut, mais digne de Dieu et irréprochable.

28 Voilà comment chaque mari doit aimer sa femme comme si elle était son propre corps: ainsi celui qui aime sa femme s’aime lui-même.

29 Car personne n’a jamais haï sa propre chair; au contraire, chacun la nourrit et l’entoure de soins, comme le Christ le fait pour l’Eglise,

30 parce que nous sommes les membres de son corps.

31 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et les deux ne seront plus qu’une seule chair[d].

32 Il y a là un grand mystère: je parle de ce que je viens de dire au sujet du Christ et de l’Eglise.

33 Quant à vous, que chaque mari aime sa femme comme lui-même, et que chaque femme respecte son mari.

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Le secret du couple chrétien durable | La recette magique

« Imaginez que je vous offre la recette, la clé qui assure le succès de votre mariage chrétien ? »

Le secret du couple chrétien durable | La recette magique

Le secret le plus précieux, le plus envié… Ça intéresse quelqu’un ?

Ne vous fiez pas aux apparences (l’auteur est antillais): « Je ne suis pas un marabout africain, je n’ai pas de gri-gri, mais je vais vous donner le secret…  Et je vais faire cela gratuitement : vous donner la clé qui à coup sûr va faire de votre vie de couple un succès perpétuel ! »

Le secret du couple chrétien durable

Ce secret est dans la Bible, il a été enseigné par Jésus et par l’apôtre Paul. Roulement de tambour… !

L’amour !

Je sais, vous êtes épatés ! « Il fallait y penser » disent les uns. « C’est profond » disent les autres. Et quelques-uns scandent… « Remboursez, remboursez ! » Ne partez pas, de toute façon l’entrée n’était pas payante donc on ne va pas vous rembourser ! L’apôtre Paul nous assure que si on cherche à obtenir ce qu’il y a de meilleur, il y a une voie royale ! Une voie supérieure à toutes les autres ! L’amour. Mais de quel amour parle-t-il ?

Notons que l’amour n’était pas une valeur importante dans la société romaine du 1er siècle. L’amour dont parle l’apôtre Paul n’est pas non plus une valeur dans notre société aujourd’hui. Oh,  bien sûr on parle beaucoup d’amour, mais pas tellement (voire pas du tout), de celui dont parle Paul. L’amour dont parle Paul est par certains aspects, contraire à la raison. L’amour me direz-vous est toujours contraire à la raison. « Le cœur a des raison que la raison ne connaît pas… » Mais ce n’est pas de cet amour-là, de cette déraison-là dont je parle. L’amour romantique a effectivement des raisons que la raison ne comprend pas. Il est effectivement déraisonnable. On rencontre quelqu’un et on… TOMBE amoureux.

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I. Ce dont je ne parle pas ! L’amour sentiment, l’amour désir :

Dans notre société occidentale moderne on ne peut imaginer la formation d’un couple autrement qu’en « tombant amoureux » et c’est très bien comme ça. Mais ça n’est en rien une garantie pour le long terme. Comme nous le savons tous… les sentiments vont et viennent. On ne peut pas bâtir sur les seuls sentiments, sur le seul désir.

L’éros, pour les grecs, était un amour de désir, souvent sexuel, mais pas uniquement. Il y a l’amour de la sagesse. C’est le désir de tendre vers quelque chose de bon, de beau, vers l’idéal. Si l’éros est un amour de désir, ce qui le caractérise, c’est le manque. Car ce qu’on désire c’est ce dont on manque. Ce à quoi on aspire, ce vers quoi on tend c’est ce dont on manque, ce qu’on n’a pas.

Platon : « Qu’est-ce qu’aimer ? C’est manquer de ce qu’on aime, et vouloir le posséder toujours ». Et qui dit manque dit souffrance et… possessivité.

L’amour éros est ainsi marqué par la souffrance du manque et par le désir de posséder pour soi. Platon dans Phèdre fait dire à Socrate : « Les amants aiment l’aimé comme les loups aiment l’agneau ». (Peut-être que cela peut faire frissonner quelques dames…) Éros n’échappe pas à l’égoïsme : dans ce sens être amoureux c’est aimer l’autre pour son bien à soi. C’est le désir de posséder pour soi.

Le secret du couple chrétien durable | La recette magique

Comme l’explique si bien le philosophe André Comte-Sponville, il y a immanquablement une notion tragique dans l’amour éros, car ou bien nous souffrons de ce que nous n’avons pas, de ce qui nous manque ou alors nous l’avons et donc nous ne le désirons plus. Car éros s’apaise aussitôt satisfait. Quand on a ce qu’on désirait, ce qui nous manquait, cela ne nous manque plus.

Voyez l’enfant recevant son jouet tant attendu. Voyez aussi notre société de consommation toute entière bâtie sur l’éros. Enfin, voyez, tant de couples…

L’amour éros, l’amour désir est important mais ne suffit pas, il n’est pas la clé d’un mariage heureux, d’une vie à deux, durable. Cet amour est tout entier tourné vers ce que l’autre est pour moi. Au début, « il est beau, il est intelligent, il est sensible… » Puis il devient parfois: « Il ne m’écoute jamais, il ne fait pas ceci, il fait cela, il a du ventre, elle est négligée etc. »

Si vous vivez cela, alors votre amour ne passera jamais. Faîtes de l’amour un verbe à conjuguer !

Il est difficile de trouver, de voir un tel amour. D’ailleurs bien des personnes ne veulent pas d’un tel amour, car cet amour nous expose trop, il est trop dangereux par certains côtés. Mais nous avons un exemple de cet amour à travers Jésus.

L’apôtre Paul dira : « Vivez dans l’amour comme le Christ nous a aimés ». Le bon sens de l’observation, confirmé par les psychologues nous apprend une chose. Un enfant qui n’a pas été aimé aura du mal à aimer. Les enfants sont à la fois comme des éponges et comme des miroirs. Ils absorbent ce qu’on leur donne et ils renvoient ce qu’ils ont reçu. Un enfant qui a été maltraité, abusé, rejeté, risque fort de reproduire cette violence avec ses propres enfants (quoique ce soit, fort heureusement, loin d’être une règle absolue…). Nous avons besoin d’être aimé avant de pouvoir aimer.

Nous avons toutes sortes d’exemples, d’idées de l’amour autour de nous. Dans notre société l’amour se limite souvent à la sexualité et à la sensiblerie « fusionnelle ». Oui nous avons la possibilité de savoir ce qu’est l’amour. Plus que cela nous avons la possibilité d’aimer parce que quelqu’un nous a aimés le premier. « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4,19).

Jean nous rappelle l’événement central de la foi chrétienne. L’événement que la Bible regarde comme le centre même de l’histoire. Jésus-Christ a donné sa vie pour nous. Jésus-Christ, Dieu le Fils, a donné sa vie pour ses créatures. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Dans le film « Le dernier Empereur » le frère du tout jeune Empereur lui demande : »Que se passe-t-il si tu fais quelque chose de mal ? »

« Quand je fais quelque chose de mal, quelqu’un d’autre est puni », répond l’enfant empereur. Alors pour illustrer ses dires, il brise un vase et l’un de ses serviteurs est battu. La bible nous apprend qu’avec l’empereur de l’univers, Dieu, les choses ont été inversées. Parce que nous les serviteurs avons péché, l’Empereur a accepté d’être puni.

Nous pouvons obtenir le plein pardon de nos fautes, la complète réconciliation avec Dieu, parce qu’il s’est donné à la croix. Tout ce que nous avons à faire c’est de reconnaître nos fautes. Notre péché. Reconnaître que Christ est mort à notre place à la croix. Qu’il a subi le châtiment que nous méritions. Et recevoir le pardon de Dieu. Dieu n’est pas le bon Dieu tellement bon, gentil qui pardonne « puisque c’est son métier », comme le disait Voltaire.  Il est un Dieu qui a payé le prix de notre réconciliation sur la croix. Il a montré jusqu’où un amour vrai doit être prêt à aller. A quel point l’amour véritableest un don de soi, total.

Vous avez reçu cette capacité d’aimer parce que vous avez été aimés par Jésus-Christ d’un amour total. Un amour patient et prêt à servir, un amour qui a tout supporté, tout espéré…  Jésus est le modèle de l’amour. Découvrir toujours plus ce qu’est l’amour c’est découvrir toujours plus la manière dont Dieu, en Jésus-Christ vous a aimés. L’amour est don desoi ou il n’est pas.

J’ai lu sur un faire-part dont je présidai la cérémonie un verset du Psaume 126 : « L’Éternel a fait pour nous de grandes choses ; nous sommes dans la joie ». Ce psaume parle de l’expérience du peuple d’Israël qui après des années de désespoir a vu soudainement sa situation bouleversée. Cette bénédiction est presque inattendue, inespérée.  Bien des années après, ce psaume a été composé pour se remémorer le salut de Dieu : ils se souviennent de ce moment de joie irrésistible  « notre bouche riait de joie » littéralement. Les nations autour étaient elles-mêmes étonnées.

Voici donc ce que j’ai dit aux mariés : « Que votre vie soit un témoignage, pour qu’avant même que vous puissiez dire dans quelques années : l’Éternel a fait pour nous de grandes choses… on puisse dire en vous voyant : l’Éternel a fait pour eux de grandes choses ! »

Ce rappel des bénédictions surprenantes de Dieu poussait le peuple à attendre encore de la part de Dieu ses bénédictions : « Seigneur, rends-nous notre ancienne situation comme tu fais revenir l’eau dans le désert du Néguev ». Que la surprise du Seigneur aujourd’hui soit demain pour vous, une raison d’espérer encore de grandes choses de la part du Seigneur. Ne désespérez pas de ce qu’il peut faire et veut faire dans votre vie. L’Éternel a fait pour vous de grandes choses soyez dans la joie !  Et vous pourrez faire participer votre entourage à cette joie.

Patrice Alcindor 25 mai 2013 tous droits réservés

Crédit photo Amandine Crochet

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L’intimité dans le couple chrétien | La poussée d’Archimède

L’intimité est au mariage ce que la poussée d’Archimède est aux icebergs…

L’intimité dans le couple chrétien | La poussée d'Archimède

Avec un pareil sous-titre, une petite introduction s’impose : dans le cas d’un iceberg, la masse immergée de ce glaçon géant détermine ce que sera sa partie visible. Ensuite, la loi d’Archimède fait le reste en permettant à l’ensemble de flotter.

Ainsi la partie connue de votre couple sera le résultat direct de son identité cachée : l’intimité. Créer un couple, c’est donner naissance à une nouvelle entité. Un caractère nouveau va définir et précéder la réputation de cet « assemblage » en vue de l’union entre un homme et une femme chrétiens. La réflexion et le discernement seront nécessaires dès le début de la construction du couple. D’abord dans la prière et c’est encore plus vrai si cette nouvelle tranche de vie arrive après une longue période de célibat. La prudence est de mise, le commencement des échanges entre des célibataires chrétiens demande du temps pour appréhender l’autre, son histoire, ses peurs éventuelles, ses attentes un chrétien sinon rien. Une proximité relationnelle facilite la connaissance mutuelle et la bonne construction de la future cellule familiale. Jetunoo.fr, au risque de sembler paradoxal, conseille à ceux qui cherchent à construire un foyer chrétien, de sortir rapidement de la communication via internet pour entrer dans le monde réel. Communiquer, passer du temps ensemble, vivre des activités en commun… créer des occasions pour mieux se découvrir et découvrir le milieu de vie de l’autre pour donner naissance à une relation de plus en plus confiante, profonde.

Pendant ce temps, nous conseillons de tirer profit des lectures, des  écrits et témoignages de spécialistes en conseil de vie conjugale. Gary Chapman est l’un d’eux, ses écrits sont bien connus et appréciés dans le monde chrétien d’aujourd’hui. Dans son récent ouvrage : « Méditations quotidiennes pour le couple » il distingue cinq éléments de la relation intime d’un couple. Ce sont des étapes incontournables de construction. Examinons-les d’un peu plus près.

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Les différentes intimités dans le couple chrétien

L’intimité intellectuelle

C’est un partage qui se fait au niveau de la pensée, de la réflexion. La vie intellectuelle remplit une part importante de notre vie. Chacun de nous avons des sujets de réflexion qui nous préoccupent. Ils peuvent être liés à l’activité professionnelle, à notre environnement social, familial, etc. Nous avons besoin d’un vis-à-vis pour écouter, partager nos besoins et nos désirs, exprimer nos questionnements. La communion intellectuelle n’impose pas d’avoir le même niveau scolaire mais au moins de pouvoir échanger avec un minimum d’intérêt et de compréhension de ce qui concerne son conjoint. Les trop grands écarts de culture ou de centres d’intérêts sont des signes à prendre en considération, car avec le temps, il peuvent creuser un fossé entre les époux. Dans la construction d’une relation, nous avons besoin de développer l’écoute de l’autre, apprendre à échanger librement et découvrir l’essence des pensées de l’autre, répondre à son besoin de l’écoute.

L’intimité sociale

Un couple forme une unité sociale, en étant impliqué dans la vie de l’autre, chacun faisant partie de ce que l’autre fait. Notre existence est centrée autour de ce que nous faisons. Les activités que nos pratiquons ensemble, telles que les promenades, le bricolage, activités sportives ou culturelles, fréquentations d’amis, sont de moyens importants pour développer l’esprit d’équipe, de compagnonnage. Ces actions accomplies ensemble forment l’intimité sociale qui est une composante indispensable du couple. Il n’est pas obligatoire pour un homme et une femme d’avoir les mêmes centres d’intérêts, mais attention, trop de passe-temps séparés ne concourent pas à l’unification de la cellule.

L’intimité sentimentale

Le sentiment est l’émotion qui nous permet de connaitre ou apprécier certaines choses spontanément, sans impliquer le raisonnement. Le sentiment nous donne parfois une impression qui est liée à l’état psychologique ou affectif du moment. Notre vie est remplie de sentiments et d’émotions, sans lesquels elle serait bien terne. Le ressenti fait partie intégrante de notre vie intérieure et révèle beaucoup de choses sur nous-mêmes.

Avoir une intimité sentimentale avec votre partenaire c’est pouvoir accepter de dévoiler vos états d’âme du moment en toute confiance. Sous-entendu, c’est y être autorisé sans risque de mépris. Cet échange ne peut se faire que dans un climat de liberté, d’acceptation de l’autre et sans jugement.

L’intimité dans le couple chrétien | La poussée d’Archimède

L’intimité spirituelle

Nous sommes des créatures spirituelles, créees à l’image de Dieu. Tous les humains, dans toutes les cultures ont une spiritualité et possèdent une dimension spirituelle. De même que pour la vie intellectuelle ou sentimentale, nous avons besoin de la partager avec un vis-à-vis. Cela peut se faire de manières variées : moments d’échanges autour de méditations bibliques, pratiques communes (prière, lecture..). Ces échanges très personnels sont des moyens forts d’encouragements mutuels pour les croyants. Tout particulièrement la prière en commun constitue un élément d’intimité spirituelle du couple. Dans certaines églises, pour ceux qui ont cet avantage, des groupes de quartier permettent de se retrouver et de partager autour de la Parole ou de livres. C’est un moment privilégié pour découvrir un peu plus de la spiritualité de son futur alter égo.

L’intimité sexuelle

Elle couronne les autres composantes de l’intimité du couple citées précédemment. J’emploie bien l’expression couronner car elle est le résultat, l’expression de ce qui sertit le mariage. Elle ne peut être séparée de l’intimité intellectuelle, sentimentale, sociale et spirituelle. Elle ne peut être pleinement épanouie sans passer par les étapes de la construction du couple chrétien décrites ci-dessus.

L’homme et la femme exprimeront des différences certaines dans l’expression de leur sexualité, mais elles sont pleinement complémentaires. Apprendre à connaitre la sexualité de l’autre demande du temps comme pour les autres domaines que nous avons évoqués. La réaction aux différences doit être appréhendée avec autant d’intelligence et revêtue d’amour désintéressé. Pour que la relation sexuelle soit une source de joie et de plaisir, chaque partenaire doit penser au plaisir de l’autre en premier.

Vous pourrez retrouver ces différents thèmes dans le livre de G.Chapman « Méditations quotidiennes pour le couple », Editions Farel 2013.

AMTP191013 tous droits réservés

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Je veux rencontrer une femme chrétienne | La création d’Eve

L’origine du monde n’est pas oeuvre de peintre mais bien l’acte créationnel qui offre à l’homme un vis-à-vis pour sa vie…

Je veux rencontrer une femme chrétienne | La création d’Eve

Le Seigneur Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Le Seigneur Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise à l’homme, et il l’amena vers l’homme. Genèse chapitre 2.21-22

Devons-nous comprendre ce texte au sens littéral, comme une divine chirurgie sous anesthésie divine ? Cela n’est pas précisé. Mais il est clair que quelque chose de profond et de mystérieux poussa Adam, lorsqu’il vit Eve, à se lancer dans le premier poème d’amour de l’Histoire même si cela ne pouvait encore être une rencontre chrétienne:

Cette fois, c’est l’os de mes os,

La chair de ma chair,

Celle-ci, on l’appellera « femme »

Car c’est de l’homme qu’elle a été prise

Genèse 2 Verset 23

Le symbolisme de la création d’Eve

Qu’Eve soit prise de l’un des côtés de l’homme a paru d’une grande signification symbolique à de nombreux commentateurs. Pierre Lombard, deux ou trois ans avant de devenir évêque de Paris en 1159, écrit dans son fameux traité de la doctrine chrétienne Le Livre des sentences : « Eve n’a pas été prise des pieds d’Adam pour être son esclave, ni de sa tête pour être son seigneur, mais de son côté pour être sa partenaire. » Et Matthew Henry, dans son commentaire biblique de 1704, inspiré probablement des propos de Pierre Lombard, écrivit qu’Eve « n’était pas tirée de la tête pour le dominer, ni de son pied pour être piétinée, mais de son côté pour être son égale, sous le bras pour être protégée et près du cou pour être aimée ».

Je veux rencontrer une femme chrétienne | La création d’Eve

Il est vrai que dans la plupart des sociétés, le mariage est une institution reconnue et réglementée. Mais il n’est pas une invention humaine. L’enseignement chrétien concernant le mariage commence avec l’affirmation joyeuse que l’idée vient de Dieu et non de nous. Comme le dit bien la préface de la Liturgie de mariage de 1662, il fut « institué de Dieu lui-même au temps de l’innocence de l’homme ».

Pour approfondir, lire le Cantique des cantiques 2.14-17

14 – Ma colombe, [qui te tiens] dans les fentes du rocher, dans les cachettes des lieux escarpés, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix; car ta voix est douce et ton visage est agréable15 – Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes, car nos vignes sont en fleur.16 – Mon bien-aimé est à moi et je suis à lui, qui paît parmi les lis,17 – jusqu’à ce que l’aube se lève et que les ombres fuient. Tourne-toi; sois semblable, mon bien-aimé, à la gazelle ou au faon des biches sur les montagnes de Béther

« Méditation quotidienne de la Genèse à l’Apocalypse – Une année avec la Bible », John STOTT, Aux Editions de « Ligue pour la Lecture de la Bible' » BP 728, 26007 VALENCE Cedex.

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Apprendre à faire l’amour ou apprendre à aimer ?

Comportement sexuel, lequel choisissez-vous ?

Apprendre à faire l'amour ou apprendre à aimer ?

Depuis trente ans, Gérard Hoareau anime, avec son épouse Martine, la Mission Vie et Famille. Il est donc bien placé pour répondre aux questions délicates que beaucoup de jeunes se posent. Nous avons reproduit à dessein la forme question-réponse de son livre « Croître dans l’amour » dont il s’inspire ici.

Une enquête sur le comportement sexuel des jeunes face au sida, menée auprès de 6.445 jeunes de 15 à 18 ans par l’Agence Nationale de recherche contre le sida, le CNRS et l’Inserm, fait apparaître que 85% d’entre eux déclarent avoir eu des rapports sexuels. Qu’en pensez-vous ?

Tout d’abord, cette enquête n’a concerné que la population adolescente des lycées et des centres d’apprentissage. Elle n’est donc pas représentative de la population en général. On peut aussi se demander si certains de ces jeunes ont bien répondu aux questions posées ou si les réponses n’étaient pas plus ou moins influencées. Les auteurs de l’enquête s’en défendent, soulignant qu’elle a été faite sur questionnaire écrit, et non pas par une interview directe dans une classe. Je reste néanmoins sceptique, car les adolescents sont à mon avis plus pudiques qu’on ne le pense sur ces questions-là.

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Cependant, quelle que soit la crédibilité que l’on accorde à ce type d’information ou la valeur que l’on donne aux chiffres, cette enquête confirme que la sexualité de ces jeunes est à l’image de la société dans laquelle ils vivent : elle fait du plaisir son unique principe et de la jouissance sa seule raison d’être. C’est en quelque sorte la société de consommation appliquée à la sexualité, avec pour corollaire cette attitude si contestable : « Je prends et quand ça ne fait plus l’affaire, je jette ». En effet, quand plus de 60% des garçons et 40% des filles interrogées dans cette enquête déclarent avoir cédé aux relations sexuelles par « attirance et désir physique », « par curiosité », « pour faire comme tout le monde » ou « pour y avoir été forcés », que faut-il en conclure ? C’est en fait une sexualité sans relation véritable et sans lien avec la personne.

Ce qui me frappe le plus cependant dans cette enquête, c’est la relative complaisance des adultes. Il faut dire aux jeunes que la sexualité est plus que cela. Que le plaisir fait certes partie de la vie, mais il ne leur donne pas le droit de traiter les autres comme des objets ou leur «chose». Son but est avant tout de mettre les êtres en relation.

Vous dites que le temps des fréquentations est un temps privilégié pour apprendre à se connaître et à se découvrir. Mais ne pensez-vous pas qu’avoir des relations sexuelles avant le mariage est une façon finalement de mieux se connaître ?

Si la relation sexuelle n’était qu’une affaire de « technique », une expérience préalable pourrait se justifier. Mais il n’en est rien ! C’est à aimer qu’il faut apprendre et non pas à faire l’amour. La réussite sexuelle – la réussite du couple tout simplement – dépend d’abord de la qualité de l’amour et de la relation et non pas en priorité de nos aptitudes physiques. Loin de préparer à l’amour-don, les relations sexuellesavant le mariage peuvent au contraire être blessantes pour l’un et pour l’autre.

De plus, les gestes sexuels précipitent l’évolution de la relation car ils créent très rapidement une exigence de vie commune. Il est alors beaucoup plus difficile de remettre en question son choix, éventuellement d’interrompre la relation. Il arrive aussi que la vie sexuelle occulte, dans le couple, l’expression de la tendresse et la mise en place d’une communication : le langage des corps remplace très vite le dialogue en profondeur.

On oublie trop souvent de rappeler que la sexualité nécessite une maturation personnelle, qui fait parfois cruellement défaut, notamment chez les jeunes. Elle implique aussi un apprentissage de soi et de l’autre. La sexualité, c’est aussi et peut-être surtout, la découverte de l’autre. Ce qui n’a rien d’évident, hommes et femmes ayant de la sexualité une idée intimement différente.

Le dialogue en profondeur dans le couple

Que voulez-vous dire au juste ?

C’est tout ce qui va me permettre de vraiment connaître l’autre, par delà ses qualités et ses défauts apparents.

Trop de gens court-circuitent ce dialogue en profondeur, estimant que « se tester sexuellement » est l’atout le plus sûr et la meilleure garantie de succès de leur future vie commune. « Si l’on s’entend bien dans ce domaine, le reste suivra… »

Les faits démentent ce bel optimisme : jamais en effet la virginité avant le mariage n’a été aussi décriée, mais jamais non plus le taux d’échec des personnes vivant en couple n’a été aussi important. Il est donc fallacieux d’affirmer que « réussir sa vie de couple » implique nécessairement que l’on doive, au préalable, avoir des expériences sur le plan sexuel.

Apprendre à faire l’amour ou apprendre à aimer ?

Expériences sexuelles préconjugales

J’irai même plus loin. Quel que soit le bilan que l’on fait, je ne pense pas que l’on puisse en tirer des conclusions fiables et engageantes pour l’avenir. On peut estimer, par exemple, que le bilan est plutôt positif, mais est-ce la garantie que l’on construira une relation durable et épanouissante ? Par contre, si on juge que nos relations sexuelles sont plutôt décevantes, devra-t-on conclure que l’autre n’est pas fait pour soi ? Que je peux donc en disposer librement ? Et que faire alors de l’intimité que l’on aura donnée et reçue ?

On le voit bien : la relation doit se construire autrement et sur d’autres fondements. Avant de fonder un couple, c’est mon aptitude à aimer l’autre pour lui-même que je dois avoir vérifiée, ainsi que ma volonté à aimer gratuitement, sans pression, ni chantage. Un tel amour n’est pas la négation du désir. Il dynamise la relation et la construit. Il me permet de gérer le «manque» et la tension en trouvant d’autres voies d’approfondissement et de maturation de la relation. Trop d’amours s’épuisent et se vident parce qu’elles sont consumées, court-circuitées par une sexualité trop précoce ! « Ne réveillez pas l’amour avant qu’elle le veuille » dit la Bible, dans le Cantique des Cantiques.

Apprendre à aimer plutôt qu’à faire l’amour. D’accord. Mais pensez-vous qu’il soit possible et raisonnable, dans le contexte de notre société, de demander à des jeunes d’attendre d’être mariés pour avoir des relations sexuelles ?

Alors voilà une vraie question ! Une question à laquelle les adultes ne doivent pas se dérober. Qu’observons-nous aujourd’hui ? L’insertion socio-professionnelle est de plus en plus difficile, les études de plus en plus longues, la puberté de plus en plus précoce et les exigences à l’égard du mariage de plus en plus élevées. Conséquence : ceux qui par fidélité à Dieu ou par convictions personnelles veulent réserver les relations sexuelles au mariage vont être confrontés à des tensions extrêmes qui leur sembleront parfois surhumaines. Gérard Hoareau

Les cahiers de l’école pastorale. Tous droits réservés

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Mariage chrétien | Mission impossible ou la menace fantôme?

« C’est de ta peur que j’ai peur » William Shakespeare

Mariage chrétien | Mission impossible ou la menace fantôme?

Autour du mariage chrétien

Et si on commençait par arrêter de communiquer négativement  dans notre entourage, au travail et même dans nos églises. Si au lieu de pointer les échecs rencontrés ça et là par les couples divorcés, on s’appliquait à présenter une vision optimiste de cet ordre voulu par Dieu, de ce projet qu’il veut encore pour nos enfants, nos frères et nos sœurs de tous âges.

A force de céder à la crainte du ratage, les couples chrétiens, qui ont le projet de se marier, reçoivent de leurs pairs une telle avalanche de conseils et de mises en garde que cette merveilleuse union devient un véritable épouvantail. Lorsque le mot « mariage » est lâché, une cascade d’injonctions pleut de tous côtés sur les postulants.

« Attention, n’allez pas trop vite », « il faut être bien préparés », « c’est un grand défi », « ce n’est pas si simple », « il faut faire une préparation au mariage » etc.

La fameuse préparation au mariage chrétien

Oui, mais attention, si elle est présentée comme un diplôme d’état servant de passeport et certificat de garantie, elle deviendra parfois plus anxiogène et dangereuse que de ne rien faire du tout. La préparation au mariage est intéressante si elle est concrète et actualisée. Si elle ne se résume qu’à une approche théologique, il y a de fortes probabilités qu’elle ne soit pas d’un grand secours pour affronter les défis quotidiens d’être engagés pour la vie.

La grande peur du mariage chrétien est la réputation des époux mais aussi celle de leurs familles qui est en jeu en cas de séparation. Du coup, au nom de cette éventualité, plutôt que de préparer les couples pour l’éviter, le spectre du divorce est de plus en plus souvent présenté comme une fatalité.

Je comprends de mieux en mieux les jeunes qui freinent des quatre fers pour s’engager parce que les adultes leurs assènent une telle vision des choses que cela ne fait pas toujours rêver… Les vieux époux chrétiens (plus de 15 ans de mariage) sont présentés comme des héros et cela revêt un caractère inaccessible pour les autres.

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Vous l’aurez compris, il n’est pas question de légèreté dans mes propos, simplement de démystification du mariage. Ce projet pour l’humanité est un beau projet, il est vieux comme le monde et parfaitement réalisable. Il n’est pas destiné à une élite, à des supers spirituels ou à des vieux jeux réactionnaires et déconnectés des réalités d’aujourd’hui. C’est une révolution sociale d’une grande dimension.

La formule du mariage chrétien

Elle pourrait s’écrire de la sorte :

Mariage = (quitter sa famille, et se rendre disponible) + (s’attacher en s’engageant publiquement) + (union des corps).

En conclusion, je crois qu’il est temps d’affirmer que d’être engagé pour la vie, c’est super, c’est une aventure de chaque jour et que cela maintient l’ouverture d’esprit. Je crois aussi qu’il convient de préciser que chaque jour que l’on vit, chacun d’entre nous prend de grands risques en se levant le matin, en sortant de chez soi, en utilisant sa voiture, les transports en commun. Tout cela est tellement banal que personne ne pense aux conséquences des dangers encourus en cas de « ratage ». Alors, je crois que relativiser un peu les risques du mariage à l’aune du bonheur qu’il procure devrait relaxer un peu les futurs époux.

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Vie de couple chrétien 2 | Croissance et solidité du mariage

L’attachement qui relie deux êtres amoureux

Vie de couple chrétien 2 | Croissance et solidité du mariage

L’attachement est déterminé par la capacité de chacun de quitter sa position d’enfant, c’est-à-dire un être dépendant de ses parents, attendant leurs permissions ou leurs approbations, leur soutien moral ou matériel, etc. pour  entreprendre  quelque  chose,  prendre  une  décision  ou  faire  un  choix  de  vie. Lorsque j’étais enfant, dit la Parole de Dieu, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ;  lorsque je suis devenu adulte, j’ai aboli ce qui était de l’enfant. L’amour authentique qui peut jaillir dans un couple chrétien ne se trouve que chez des adultes, des êtres qui ont quitté l’enfance et renoncé à certains privilèges égoïstes ou égocentriques.  Ceux-ci  les  rendaient  dépendants  de  leurs  parents  et  incapables  de choisir selon ce qui est bien, beau et bon pour eux, en fonction des circonstances de leur vie personnelle.

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La tendresse pour le conjoint est d’autant plus grande que l’attachement aux parents  diminue.  Ceci  signifie  que  le  conjoint  devient  prioritaire  et  la  personne  à consulter en premier pour des décisions importantes qui ont des implications sur la vie du couple et déterminent la qualité de la communication entre eux et leur communion intime. Il y a ce domaine privé du couple à préserver absolument pour une intimité de qualité  fondée  sur  la  confiance  qui  elle-même  assure  un  sentiment  de  sécurité intérieure  pour  chacun.  Le  territoire  conjugal  est  à  protéger  de  toute  intrusion extérieure et ne peut s’ouvrir aux autres, même les parents, la famille, les amis, les collègues de travail, que si les deux sont d’accord et quand ils le décident. Il est très important de savoir communiquer, mais sans se limiter à donner son avis. La vraie communication est une implication personnelle dans ce qu’on attend de la vie, de l’autre, du travail, des loisirs, etc. Elle est une sorte de « mise à nu »  dans le sens de se faire connaître à son conjoint, pour qu’il comprenne qui l’on est et puisse s’adapter… et inversement. C’est pourquoi, la communication passe par le « je »  et non par le « tu »  qui est agressif et pousse l’autre à esquiver le dialogue, à se défendre à l’avance ou à se taire. Il n’est pas important de dire à l’autre ce qu’il est ou de critiquer ce qu’il fait ou ne fait pas, sauf dans un climat d’amour pour l’encourager, lui manifester qu’il est apprécié dans ses tentatives de veiller au bon fonctionnement du foyer… ou quand il a vraiment dépassé les bornes de ce qui est acceptable, afin de l’aider à comprendre qu’il a en face de lui un être différent de lui, qui pense, agit, ressent, de façon différente et parfois opposée.

C’est à ce moment-là que peut intervenir la demande et l’offre du pardon, quand il y a eu offense ou manque de respect ou encore égocentrisme. Le pardon introduit une libération et procure un sentiment de plénitude, parce que pardonner c’est aller au-delà de soi, dépasser sa propre humanité, enrichir sa personnalité, la faire grandir, et fortifier le lien conjugal et l’unité que produit l’intimité. En  fait,  le  mariage,  l’union  de  deux  êtres,  c’est  comme  la  conversion,  une nouvelle vie, le point de départ d’une nouvelle cellule vivante, originale, issue de deux cellules familiales différentes et en devenir, avec toutes les richesses et les qualités de sa spécificité. C’est comme une fécondation qui introduit à une gestation: la formation d’un couple chrétien, puis à la création d’un organisme vivant qui est le couple  uni et mature et qui procure du bonheur à chacun et du plaisir aux deux.

Vie de couple chrétien 2 | Croissance et solidité du mariage

Comme  pour  la  conversion,  les  choses  anciennes  sont  passées,  tout  devient nouveau, à commencer par la position de chacun qui est celle d’un adulte responsable, sachant se déterminer non en fonction du passé mais par rapport au présent et en prenant appui sur son conjoint. Sur le même plan, chacun peut se situer en vis-à-vis par rapport à l’autre, c’est-à-dire à la lumière de son regard, au contact de sa personne, à l’écoute de ses besoins et de ses désirs, sentant et goûtant son amour. Le  couple  comme  l’enfant,  comme  le  chrétien,  est  appelé  à  grandir,  à  se développer et c’est pourquoi il passe par des crises. Ces crises sont nécessaires même si elles peuvent être douloureuses, car comme les maladies infantiles, elles font mûrir ceux qui les traversent et les font progresser vers la maturité, les rendant plus attentifs à autrui, plus réceptifs, plus sensibles, plus assurés d’être aimés non pour ce qu’ils font ou pas, mais pour ce qu’ils sont, tels qu’ils sont. L’outil indispensable dont il ne faut jamais se séparer dans un couple c’est la parole, elle fait la lumière sur les zones d’ombre, elle sert à faire passer ce qui est dans la tête dans le cœur, là où se fonde l’amour qui est le ciment du couple, le terreau dans lequel a pris racine le couple et sur lequel pousse un organisme original, une fleur, puis des fleurs, pour finalement faire un bouquet avec lequel chacun se sent bien et heureux parce qu’il y a contribué.

L’amour est don de soi

et sait recevoir ce que l’autre veut et peut donner, là où il a choisi de le donner. L’amour ne se sert pas de l’autre ou de ses capacités, il sert le bien d’autrui. Personne n’est sur terre pour faire tout le bonheur de quelqu’un. Chacun a reçu de Dieu cette capacité d’aimer qui fait de lui une image de Dieu sur terre. C’est l’amour donné et reçu, partagé et accepté qui est créateur et procède du dessein de Dieu pour l’humanité et nous forme et façonne selon le modèle parfait que nous avons en Jésus-Christ, Seigneur et Sauveur.

Odile Chauvet tous droits réservés

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Vie de couple chrétien 1| Dessinez le plan du mariage

Mission divine: s’attacher l’un à l’autre

Vie de couple chrétien 1| Dessinez le plan du mariage

Quelques graines à faire germer pour une vie heureuse et fructueuse. Que l’on soit catholique ou protestant.  Le  mariage  est  à  envisager  comme  un  commencement,  le  démarrage  d’une nouvelle vie, une aventure à deux. Comme pour conduire une voiture, il est impératif d’apprendre le code de la route et les bonnes habitudes à prendre au volant. Sinon, c’est la  catastrophe! La  vie  de  couple  nécessite  un  apprentissage,  l’acquisition  de  règles précises pour bien se conduire dans son rôle de mari ou de femme.

Si l’on désire construire une maison, on en trace les plans à l’avance et l’on respecte les lois qui concernent son édification. Pour y vivre confortablement et avec bonheur. Malheureusement,  aujourd’hui,  il  n’y  a  plus  ce  genre  de  préoccupations.  Au cours des fiançailles on se lance dans la vie de couple pour de mauvaises  raisons.  Ce  sera :  pour  ne  pas  rester  seul,  pour  échapper  à  l’emprise familiale, par amitié un peu plus profonde avec une personne de l’autre sexe ou pour remplacer ou fuir un parent qui a été défaillant sur le plan de la présence, de l’affection ou des soins, ou, au contraire trop envahissant. On reproduit alors dans ce couple immature quelque chose des relations avec les personnages marquants de son passé : parents, frères, sœurs. On essaie de résoudre les problèmes d’autrefois en faisant porter au partenaire les frustrations, récriminations et autres souffrances du passé.

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Lui-même s’engage dans cette vie commune avec ses propres difficultés et ne comprend pas qu’il est le support de quelque chose qui ne le concerne pas… ou qu’il projette sur l’autre des sentiments ou des intentions qu’il n’a pas. Cela entraîne une incompréhension, puis une lassitude, puis le renoncement à s’investir plus avant dans cette relation. Et c’est la rupture quand il n’y a pas un amour solide capable d’aller au-delà, c’est-à-dire dans le pardon demandé et donné, pour trouver des solutions qui remettent en question de façon salutaire et qui sont la condition d’un nouveau départ ensemble. La société de consommation actuelle qui pousse à jeter ce qui ne plait plus ou ne  convient  plus  ou  ne  satisfait  plus,  met  dans  le  même  panier  les  choses  et  les personnes,  sans  distinction  et  présente  tout  ce  qui  dure  et  exige  du  temps  pour s’élaborer et s’affermir comme non rentable et sans valeur.

Mais quand il y a l’amour, tout est possible, car il est au-delà de toute mesure, hors de prix. L’amour  vrai est toujours victorieux dans le couple et dans chacun pour lui-même. L’amour est le plus fort car il est versé dans le cœur des croyants, des fidèles par l’Esprit de Dieu.  Il conduit les enfants de Dieu dans toute la vérité : celle de l’amour de Dieu en Jésus-Christ. Quand Dieu créa l’univers, Il sépara les éléments les uns des autres et les a ainsi différenciés pour qu’ils existent. La lumière a été séparée des ténèbres, les astres, la planète terre, du cosmos, la terre de l’eau, et pareil pour les êtres vivants dont Il a peuplé la terre.

Vie de couple chrétien 1| Dessinez le plan du mariage

Ainsi de l’être humain, de l’humanité comme terreau originel, Il a formé deux êtres  vivants. Ils sont  distincts  l’un  de  l’autre,  différents  dans  les  trois  dimensions  de  leur nature : esprit, âme et corps. Ces deux êtres distincts, Il les a faits à son image et les a doués de parole. C’est cette capacité qui les distingue fondamentalement des animaux. Au niveau du cerveau, il existe le centre de la parole et un néocortex qui ne se trouvent pas chez les singes supérieurs. Cette particularité essentielle démolit complètement la légende séduisante mais mensongère que l’homme descend du singe. Dieu a choisi parmi toutes les planètes, la terre pour y magnifier sa splendeur. Développer l’œuvre de ses mains et trouver son plaisir à la voir évoluer. Tout cela cela selon ses desseins, ses projets bienveillants, son Amour placé dans le cœur humain par son Esprit créateur. En créant le couple en premier, avant la famille, Dieu lui donne une mission. Les deux doivent s’attacher l’un à l’autre pour devenir une unité. A partir de ce duo la création d’autres humains  est  possible  et  souhaitée  pour  gérer  la  terre. Pour  la  garder  et  la  cultiver,  la maintenir  dans  l’état  où  Dieu  l’a  créée  pour  l’homme.  Et  en  prenant  soin d’elle et  en l’entretenant. On voit que l’homme a piétiné le désir divin et détruit avec application cette terre qui lui a été confiée.

Le couple catholique ou protestant, en fait tout simplement chrétien, ne peut devenir un nouvel organisme vivant, c’est-à-dire évoluant dans la durée vers sa maturité que si les deux sont réellement attachés l’un à l’autre, reliés  par  un  amour  adulte,  mature  qui  se  différencie  totalement  de  l’amour  filial, parental, fraternel, amical ou même sentimental. Cet  amour  adulte  puise  sa  force  dans  l’amour  de  l’autre  tel  qu’il  est. Dans l’acceptation de qui il est. Avec ses qualités, ses défauts :  un amour inconditionnel, désintéressé et libre, qui se donne à l’autre. C’est un amour joyeux, paisible, vivant, car il fait grandir la personnalité de chacun vers une stature plus achevée, orientée vers autrui  et  non  plus  sur  soi,  qui  met  en  valeur  les  potentialités  et  leur  permet  de  se manifester pour le bonheur des deux. Odile Chauvet tous droits réservés

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Site de rencontres chrétien |Les étapes qui précèdent le mariage

Toi et Moi vers la vie de couple

Site de rencontres chrétien Les étapes qui précèdent le mariage

Un ensemble d’articles allant de la rencontre aux mariage pour une vision globale des étapes de création du couple chrétien

Mariage chrétien en voie d’extinction ?    Rencontre en ligne, est-ce bien lui ou…     Les fondamentaux du mariage chrétien    Les cinq langages de l’amour…     Les qualités requises pour un mari…    Avis de recherche d’un mari chrétien…    Le choix du conjoint…    L’âme-soeur existe-t-elle?…    L’âme-soeur et l’amour…    Etes-vous prêt pour le mariage?…    Solos en quête de rencontres…    Chrétien et solo: double bingo!…    Eglise et célibat: dialogue de sourds…    Site de rencontre: est-ce biblique?…    Dieu règne aussi sur le web…   Agir en attendant…    Les fiançailles chez les chrétiens…    Les fiançailles: soupape de sécurité…   Un chrétien sinon rien!…    Solos chrétiens: à bas les préjugés…    Le fameux don du célibat…    Projet amoureux, le « Je » tue le « Nous »…    Tu veux une princesse: deviens un prince!…    Espérer ou agir ?

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Dans le cadre du mariage chrétien | Réflexions de jetunoo

Dans le cadre du mariage chrétien | Réflexions de jetunoo

Découvrez une série d’articles concernant le mariage, la vie de couple depuis la création d’Eve. Les différents thèmes que nous y abordons permettent d’anticiper. Rien ne remplace le vécu, mais il est important de prendre conscience de quelques situations que l’on retrouve inévitablement dans la vie de couple.

Dans le cadre du mariage chrétien | Réflexions de jetunoo

Vie du couple chrétien I…    Vie du couple chrétien II…    La création d’Eve…    L’intimité dans le couple…    Apprendre à faire l’amour…    Mariage chrétien: mission impossible ou …    Couple chrétien qui dure: la formule magique…    Méditation sur le mariage chrétien J.STOTT

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Célibataires chrétiens | Quels sont les obstacles à la rencontre

Qu’est-ce qui m’empêche de faire La rencontre et me marier?

Célibataires chrétiens | Quels sont les obstacles à la rencontre

Nous lisons parfois ce genre de message sur notre boite de contact de Jetunoo.fr, le désarroi envahissant fréquemment le cœur des célibataires chrétiens. Parfois, les célibataires qui lancent des cris de désespoir ne font pas le lien entre les rêves qui les habitent et la réalité de la vie.

L’illusion du partenaire idéal:

Certains célibataires chrétiens s’enferment dans un système de pensées ou dans des principes qui les empêchent d’aller de l’avant. Ils se nourrissent de leurs illusions et refusent de voir la réalité en face. Peut-être serait-il intéressant de s’interroger et de faire le point lorsque la solitude semble une fatalité: les critères de qualité de leur partenaire idéal sont-ils trop restrictifs ? C’est vrai que lorsqu’on a dépassé l’âge de 35-40 ans, trouver un conjoint à l’histoire parfaite, n’ayant pas vécu de vie de couple, n’ayant pas d’enfants devient un peu plus rare. A Dieu rien n’est impossible mais les faits sont là. Les erreurs de parcours, les déceptions sentimentales n’arrivent pas qu’aux autres. Un célibataire chrétien, au parcours de vie sans aspérités, ayant un « parfait CV » et par-dessus tout, beau et riche n’apporterait peut-être pas le bonheur tant attendu ?

Tu veux une princesse ? Deviens un prince ! (et l’inverse)

L’autre question à se poser est de savoir si je représente l’idéal pour le type de partenaire avec lequel je veux faire ma vie? Le décalage est un frein dans les deux sens. Si vous rêvez de vous marier avec quelqu’un de spirituel, fidèle, aimant et généreux, assurez-vous de lui garantir des qualités semblables sinon, êtes-vous certain d’apprécier un tel conjoint à sa juste valeur ? Porter un masque pour se donner une apparence est  dangereux et inutile. C’est pourquoi, soit il faut être plus modeste dans votre attente. Autremen, ce qui serait bien sûr le meilleur, travailler à  devenir digne de ce bonheur rêvé.

Coco Chanel disait à ce propos : « L’élégance, c’est quand l’intérieur est aussi beau que l’extérieur »

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Solo chrétien, vivre pleinement le présent:

Beaucoup de célibataires chrétiens, découragés par l’attente de la rencontre qui s’éternise, ont du mal à se décentrer de leur objectif de vie de couple. Cet état d’abattement les amène à se replier sur eux-mêmes, à déprimer et ne favorise en rien la bonne rencontre. Accepter de vivre le moment présent, sans faire une fixation sur le mariage, peut être une manière de devenir attirant/te. C’est comme sortir de la salle d’attente, comme celle d’un cabinet médical, où l’on se sent paralysé et anxieux. C’est davantage vivre l’instant en profitant de la liberté qu’il nous offre. Votre qualité de vie en solo est une préparation et le gage de la qualité de votre future vie de couple :

Célibataires chrétiens | Quels sont les obstacles à la rencontre

  • Investissez ce temps dans l’approfondissement de vos relations amicales et sociales. Plus tard, occupé par la vie de famille, vous aurez beaucoup plus de difficultés à libérer du temps pour vos amis. Développer vos qualités relationnelles sera un atout pour votre future vie de couple.
  • Mettez vos dons et vos compétences au service de Dieu/Eglise. Les possibilités sont nombreuses dans les milieux associatif, humanitaire ou social. Vous rendre utile sera une source de joie et de bonheur.
  • Prendre soin de soi, se permettre des activités de loisirs et de divertissements, c’est aussi veiller à son épanouissement personnel.
  • Profitez de ce temps pour apprendre à vous connaître mieux (apprendre à s’aimer soi-même). Informez-vous davantage sur les différences entre les hommes et les femmes et les besoins de chacun. Enrichissez-vous des expériences d’autres familles.

S’approcher de Dieu:

Il connait vos besoins, votre cœur et vos limites. Continuez à lui faire confiance, sachant qu’il veut le meilleur pour vous. Cultivez votre relation personnelle avec Dieu, lui demandant la patience et son secours dans les temps de découragement. Ne doutez jamais de Son amour pour vous. Il peut vous combler au-delà de vos espérances.

En Philippiens 4:6, il nous est commandé : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute chose, faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. »

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Les cinq langages de l’amour chrétien | Secret de longévité

Passée l’émotion ardente des débuts, il est des amours heureuses qui durent toute la vie ! 

Bonne nouvelle, passée l’émotion ardente des débuts, il est des amours heureuses qui durent toute la vie !

Le secret d’un couple chrétien longue durée ?

Apprendre à parler le langage d’amour de son conjoint.

Le désir de connaître l’amour romantique dans le mariage est profondément ancré dans notre nature psychologique. Vu le nombre de livres, de revues spécialisées et de l’aide pratique offerte, pourquoi si peu de couples trouvent-ils le secret pour conserver leur amour vivace après le mariage ? Mon approche est différente car, semble-t-il, une vérité primordiale a été négligée: les gens parlent différents langages d’amour. Les différences linguistiques font partie intégrante de la culture humaine. Si nous voulons communiquer efficacement avec des personnes d’autres cultures, nous devons apprendre leur langue. Il en va de même dans le domaine de l’amour. Votre langage d’amour et celui de votre conjoint peuvent être aussi différents que le chinois l’est du français. Vous avez beau essayer d’exprimer votre amour en français, si votre conjoint ne comprend que le chinois, vous ne saurez jamais que vous vous aimez. Ainsi, selon moi, il n’y a que cinq façons d’exprimer l’amour sentimental. Autrement, nous parlons d’amour mais le message ne passe pas car pour notre partenaire, nous nous exprimons dans une langue inconnue. Lorsque nous aurons discerné notre langage sentimental et celui de notre conjoint, je pense que nous aurons trouvé la clé d’un mariage d’amour durable.

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Les cinq langages de l’amour chrétien | Secret de longévité

Conjoints meurtris

Se pourrait-il qu’au plus profond du cœur des conjoints meurtris, il y ait un « réservoir émotionnel affectif » invisible dont la jauge indique « vide » ? Si nous trouvions le moyen de le remplir à nouveau, le mariage pourrait-il revivre ? Leurs réservoirs pleins, les conjoints seraient-ils à même de créer un climat émotionnel qui leur permettrait de discuter de leurs différences et de résoudre les conflits ? L’état de ce réservoir serait-il la clé de la santé du mariage chrétien ? Je suis convaincu qu’il est aussi important pour un mariage de maintenir plein le réservoir émotionnel que pour un automobiliste de veiller au niveau d’huile de son moteur. Or, vouloir faire marcher son couple avec un réservoir vide peut coûter plus cher que de rouler dans une voiture sans huile ! Le véritable amourimplique un acte volontaire, exige de la discipline et reconnaît la nécessité du progrès personnel. Notre besoin émotionnel le plus profond n’est pas de tomber amoureux, mais d’être authentiquement aimé par autrui, de connaître un amour qui procède à la fois de la raison et de la volonté, et non d’un instinct. J’ai besoin d’être aimé par quelqu’un qui a choisi de m’aimer, qui voit en moi une personne digne d’être aimée. Et pour prouver à l’autre qu’on l’aime, mieux vaut pratiquer son langage d’amour chrétien.

LES CINQ LANGAGES DE L’AMOUR

Les paroles valorisantes.

De nombreux couples n’ont jamais découvert l’extraordinaire puissance qui réside dans les paroles bienveillantes échangées entre conjoints. Des compliments verbaux, des mots d’appréciation sont de  puissants  communicateurs d’amour : « Tu es ravissante dans cette robe », « Comme tu es jolie ! », « J’apprécie beaucoup que tu aies lavé la vaisselle ce soir », etc. Ne pensez-vous pas que si des époux entendaient plus fréquemment de tels propos, le climat sentimental s’en ressentirait ? Ce langage a un autre dialecte : celui des paroles d’encouragements. Le potentiel qui sommeille chez votre conjoint, dans tel ou tel domaine où il manque d’assurance, n’attend peut-être qu’une parole d’encouragement de votre part pour se réveiller. De la même manière, verbalement, nous devons employer des mots et un ton aimables. Enfin, pour développer une relation intime, nous avons besoin de connaître nos désirs mutuels. Cependant, s’ils sont perçus comme des exigences, nous anéantissons la possibilité de nous rapprocher de notre conjoint.

Les moments de qualité. 

Un aspect central de ces moments réside dans l’attention que l’on porte à son conjoint. Le fait d’être ensemble implique une attention soutenue, une proximité affective. Cela ne signifie pas pour autant se regarder constamment dans les yeux mais plutôt entreprendre une activité à deux. L’important est que, sur le plan sentimental, nous passions des moments intenses ensemble. Le temps mis dans une activité commune montre que nous prenons soin l’un de l’autre, que nous apprécions d’être ensemble. Ce langage implique aussi les dialogues de qualité, qui nécessitent une écoute bienveillante.

Les cadeaux.

Ils sont des symboles visibles de l’amour. Un cadeau est quelque chose qui lui exprimera votre amour.  Il pourra consister à le décharger en faisant certaines choses pour lui. Comme dans les autres langages, les dialectes sont infinis : cuisiner, laver la vaisselle, sortir les poubelles, faire les courses, etc. : si ces services sont accomplis dans un esprit positif, ils sont d’authentiques expressions d’amour.

Le toucher physique.

Le toucher est un puissant moyen pour communiquer son amour. L’étreinte des mains, les baisers, les enlacements, les caresses, les relations sexuelles sont autant de façon de faire ressentir au conjoint qu’il est aimé. Si nous voulons maintenir plein le réservoir émotionnel de notre conjoint, il est de toute première importance que nous apprenions à parler son langage d’amour familier. Puis, nous décidons de le parler, que cela nous soit naturel ou non. Nous décidons tout simplement d’agir dans l’intérêt du conjoint. Nous sommes résolus à satisfaire ses besoins émotionnels. Son réservoir se remplit et il y a de fortes chances pour qu’à son tour, il s’efforce de parler notre langage préféré en matière d’amour. Nous sommes donc payés de retour et notre réservoir se remplit aussi.

L’amour résulte d’une décision.

Chacun des conjoints peut la prendre dès aujourd’hui. Il suffit de découvrir quel est votre langage d’amour et celui de votre conjoint.

Propos recueillis par Emilie Pourbaix avec l’autorisation de L’1visible n°20 novembre 2011 http://www2.l1visible.com/ pour jetunoo.fr

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Construire son projet amoureux | Le « je » tue le « nous »

Le célibat: une épreuve ou un échec?

Construire son projet amoureux | Le je tue le nous

La vraie vie commence à deux?

En attendant que , d’autres le vivent plutôt comme un temps de croissance.

Enquête sur les verrous de la vie affective

 » L’homme idéal à la recherche de  la  femme  idéale : le meilleur moyen de rester célibataire !  » (Dominique Blondeau). Les raisons pour lesquelles une personne demeure célibataire sont souvent complexes et liées à son histoire. La question de l’évolution de la place de la femme et de l’homme dans la société a sans doute aussi son poids : beaucoup d’hommes célibataires avouent ne plus très bien savoir comment se positionner par rapport à des femmes qui n’ont plus besoin d’eux…

De nombreux freins types peuvent cependant être identifiés. Le premier d’entre eux est sans doute l’attente de la personne idéale. Beaucoup de célibataires chrétiens ont ainsi dans la tête une liste précise de critères à cocher pour être l’élu/e de leur cœur (détails physiques, milieu social, caractère, etc). À l’inverse, les gens mariés savent que, bien souvent, ce sont justement les personnes qui ne remplissent pas la check-list – hormis pour les valeurs essentielles – qui partagent finalement leur vie !

Célibat et fausses croyances

Beaucoup de personnes vivent aussi avec des « fausses croyances », parfois très handicapantes : « c’est mal de vouloir plaire », « les hommes sont immatures », « les femmes sont castratrices », « les hommes ont peur de s’engager », « je ne suis pas intéressante », « les hommes gentils sont ennuyeux », etc. Certains vivent des échecs affectifs à répétition. Ces scénarios sont souvent dus à une problématique liée à leur histoire : peur de l’attachement, manque de sécurité intérieure, etc. Chez d’autres célibataires, c’est l’idéalisation du couple qui bloque la construction d’une vie affective. S’ils n’ont pas un coup de cœur à la première rencontre chrétienne, ils n’approfondissent pas. Pourtant une relation amoureuse peut commencer de bien des manières, pas nécessairement romantiques, sans que cela en hypothèque l’avenir. Et le coup de foudre n’est sûrement pas la garantie d’une vie de couple facile et épanouie dans l’avenir…

De la même manière, certaines personnes s’imaginent que, le jour où elles seront enfin en couple, l’autre va les combler par son amour ou deviner intuitivement ce qu’elles ressentent… Les désaccords ou les incompréhensions au début d’une relation peuvent ainsi les empêcher d’aller plus loin. Ces personnes cherchent un amour prêt à consommer. Pourtant, un couple solide se construit lentement, avec des efforts, des concessions et beaucoup de communication. L’amour n’est pas une question de sentiments amoureux, mais de volonté d’aimer. La relation peut également être recherchée pour combler un vide ou se donner confiance : l’autre n’est pas aimé/e pour ce qu’il est mais pour ce qu’il apporte. De la même manière, beaucoup même dans les couples installés attendent que l’autre leur ressemble, pense comme eux, corresponde à leurs attentes, etc. Ils n’acceptent pas de se laisser surprendre par sa différence.

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Une relation authentique ne peut se construire que lorsque l’autre est aimé/e pour lui-même/ elle-même, avec ses limites. L’engagement est souvent une autre grande difficulté. Certains n’arrivent pas à franchir le pas, notamment par peur de renoncer aux autres relations qu’ils pourraient potentiellement vivre. Ils sont comme sur un rond-point : ils s’imaginent être libres parce qu’ils peuvent prendre plusieurs routes. En réalité, ils tournent en rond et sont enfermés. C’est en s’engageant et en choisissant de construire une relation, à l’exclusion des autres, qu’ils seront libres et heureux. Enfin, à partir d’un certain âge, beaucoup expriment avoir du mal à rencontrer de nouvelles personnes, à force de fréquenter toujours les mêmes amis, par ailleurs souvent en couple… Débloquer les freins. Parmi tous ces freins, certains sont plus faciles à lever que d’autres. Certains pourront se débloquer dans le dialogue avec une personne extérieure : un conseiller conjugal, un coach ou un psychothérapeute, en fonction de la problématique.

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Vécu dans l’ouverture, le célibat peut aussi devenir un temps d’enrichissement personnel. En s’intéressant aux autres, en construisant des relations authentiques, en donnant de son temps pour une cause, on se décentre de soi. Ce don de soi rend heureux et prépare aussi à la vie de couple du mariage chrétien. D’autre part, une personne heureuse rayonne et attire. Ainsi, pourquoi ne pas profiter de cette grande disponibilité pour se tourner davantage vers les autres ? S’il est nécessaire de se rendre disponible aux rencontres, inutile en revanche de multiplier les aventures sans lendemain. Mieux vaut choisir des activités riches à partager entre célibataires : voyages, sorties, retraites, club de sport, associations… Quid des sites internet de rencontre ? Ce sont des moyens efficaces pour faire de nouvelles connaissances. Mais pour cela il faut être très au clair sur ce que l’on veut, être solide, le prendre avec du recul (ne pas confondre entre le virtuel et le réel). Et ne pas s’en servir comme d’un « supermarché des relations » : toutes les femmes (ou tous les hommes) sont à disposition, il n’y a qu’à se servir et consommer… ce qui ne ferait que renforcer le sentiment d’échec. (Rencontres bidon).

Valoriser ses atouts. On peut aussi profiter de ce temps pour apprendre à mieux se connaître et à s’aimer. C’est de cette manière qu’un célibataire chrétien pourra davantage mettre ses atouts en valeur, et nourrir en lui ce qui est positif. Cela aidera aussi à mieux accepter ses blessures, ses difficultés, et à en faire quelque chose de constructif. Je peux aussi demander de l’aide si je souffre trop de mon célibat ou des blessures de mon histoire qu’il vient me révéler : à un psy, si j’ai besoin de travailler sur mon passé, guérir des blessures de l’enfance ou à un conseiller conjugal ou un coach pour travailler sur mes blocages du présent, analyser mes échecs, mieux me connaître, identifier mes atouts, définir mon projet amoureux, garder une juste distance dans les relations…

Quel que soit notre état de vie, mieux vaut ne pas attendre de vivre un conte de fée pour choisir d’être heureux. À chacun de décider d’être acteur de sa vie et responsable de son bonheur dans les conditions actuelles et en préparant l’avenir.

Propos recueillis par Émilie Pourbaix

Paru dans l’1visible n°29 septembre 2012 http://www2.l1visible.com/

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Un chrétien, sinon rien | Bien avant les sites de rencontres

La Bible rapporte l’histoire d’une rencontre faisant appel à un tiers…

Un chrétien, sinon rien | Bien avant les sites de rencontres

Si certains « maîtres à penser » chrétiens affirment que la démarche de chercher un conjoint n’est pas très spirituelle et l’utilisation de moyens tels qu’un site de rencontres en ligne est immature, répondez-leur que cette démarche a des racines tout à fait bibliques.

Un manque de foi, de patience, certainement pas! Quelques passages des écritures nous le prouvent. A commencer par Adam. Il n’est pas écrit explicitement qu’il a cherché une femme, mais le texte le laisse plus que supposer…  L’action d’attendre…

Une autre histoire biblique peut nous faire réfléchir sur l’équilibre à trouver entre foi et action. Souvenons-nous de l’histoire de la rencontred’Isaac et de Rébecca

Genèse  24 : Abraham était vieux, avancé en âge; et l’Éternel avait béni Abraham en toute chose.

Abraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, l’intendant de tous ses biens: Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse;

et je te ferai jurer par l’Éternel, le Dieu du ciel et le Dieu de la terre, de ne pas prendre pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels j’habite,

mais d’aller dans mon pays et dans ma patrie prendre une femme pour mon fils Isaac.

Le serviteur lui répondit: Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci; devrai-je mener ton fils dans le pays d’où tu es sorti?

Abraham lui dit: Garde-toi d’y mener mon fils!

L’Éternel, le Dieu du ciel, qui m’a fait sortir de la maison de mon père et de ma patrie, qui m’a parlé et qui m’a juré, en disant: Je donnerai ce pays à ta postérité, lui-même enverra son ange devant toi; et c’est de là que tu prendras une femme pour mon fils.

Si la femme ne veut pas te suivre, tu seras dégagé de ce serment que je te fais faire. Seulement, tu n’y mèneras pas mon fils.

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Ce récit nous relate l’action du patriarche Abraham qui demanda à son serviteur Eliezer d’aller rechercher une épouse pour Isaac. Pour ce fils, âgé de plus de 40 ans, il avait des critères bien précis : « Mais tu iras dans mon pays et dans ma patrie pour prendre une femme pour mon fils Isaac » lui a-t-il commandé. La raison pour laquelle il ne voulait pas qu’Isaac se marie avec une fille de Canaan, leur pays de résidence, est qu’il lui était primordial de prendre une épouse de la même croyance et de la même tribu que la sienne. En effet, le mariage avec une « infidèle », c’est-à-dire une païenne, était exclu.

Il s’agit bien là de l’histoire du tout premier « matchmaking » (terme anglais signifiant : mise en relation). Cette histoire fait un véritable clin d’œil aux services de rencontres par affinités que proposent des sites des temps modernes !

Dans ce récit la démarche de recherche d’une épouse où la sollicitation d’un tiers (Eliezer) n’était en rien un manque de foi ou de la faiblesse de caractère de la part d’Abraham. Pour son fils, il n’y avait, dans son entourage proche, aucune femme correspondant à ses attentes. Dieu a conduit et a béni cette démarche et, sans nul doute, a-t-il été à l’origine de l’inspiration d’Abraham. Rébecca, issue de la parenté d’Abraham, fit la joie et le bonheur d’Isaac, et la promesse de la postérité donnée par Dieu s’accomplit à travers elle.

Quels enseignements tirer de ce récit ?

  • «  Une chrétienne ou un chrétien, sinon rien ! »

Ce qui est frappant dans ce texte, c’est la détermination de celui qu’on nomme parfois le Père des croyants pour trouver à son fils une femme de sa tribu et de la même croyance. Il n’était pas prêt à transiger sur la « qualité » de sa future belle-fille, et son fils non plus, visiblement. Le fils est peu mentionné dans le récit mais on peut supposer qu’il était fort patient lui aussi. Il avait passé quarante ans et ne voulait pas prendre pour femme une païenne.

  • Se donner un objectif clair et s’y tenir

Le patriarche avait reçu de Dieu la promesse qu’il serait le père d’une grande nation, son fils n’était toujours pas marié. Aucune candidate répondant aux critères ne se trouvait dans son environnement proche. Après l’analyse de la situation, Abraham prit la décision d’envoyer Eliezer à la recherche de l’épouse. Abraham se donne un objectif clair et prend des mesures pour y rester centré.

Faute de la vision et la détermination qui émanent d’une conviction, vous risquez de ne pas parvenir au bout de votre démarche. Il vous est nécessaire d’être sûr de ce que vous voulez mais aussi de ce que vous ne voulez pas. Si vous n’avez pas d’objectif précis en vous inscrivant sur le site de rencontre chrétien jetunoo.fr, les premières difficultés ou déceptions pourraient vous blesser et vous conduire à renoncer.

  • Agir en priant Dieu et en demandant son discernement

Cet exemple est intéressant, en particulier celui d’Eliezer quand il choisit une épouse pour Isaac parmi les jeunes filles qu’il rencontre à Nahor. Il agit en se soumettant à Dieu, dans un esprit de prière et en attendant que Dieu lui désigne celle qu’il doit ramener. Suite à cette démonstration de confiance, la réponse arrive de manière précise. Les circonstances concourent pour lui confirmer le choix de Rébecca qui reçoit également la conviction pour sa part.

  • Agir dans le calme et la confiance en Dieu

Nous le voyons dans l’exemple de Rébecca. Elle offre un accueil généreux et bienveillant à un étranger, Eliezer. Cette femme quitte la maison paternelle et son pays en obéissant promptement. Rébecca est sereine et confiante, elle est prête pour un voyage sans retour.

  • Quand Dieu bénit, il le fait généreusement et confirme sans volonté

Quand Dieu répond à la prière, il le fait souvent au-delà des attentes. Comme, par exemple, dans le choix d’un conjoint. Eliezer a demandé une femme qui répondrait un certain nombre de qualités de caractère (sans citer sa foi), mais Dieu a répondu au-delà des attentes. De plus, l’apparence physique de Rébecca correspondait parfaitement aux goûts d’Isaac dont la beauté est mentionnée. Les évènements ont été favorables également par la bonne disposition des parents de Rébecca à consentir au départ de leur fille. Ils acceptèrent en reconnaissant la direction divine de cette situation originale.

Cette audacieuse démarche trouva un heureux dénouement. Heureux grâce à la grande confiance en Dieu et la persévérance de tous ces personnages. Chacun a dû exercer une foi active pour voir la promesse de Dieu se réaliser. Elle devait être forte, car elle demandait de l’audace et du courage. Un exemple à méditer.

Avec le site de rencontre chretien jetunoo.fr, nous souhaitons encourager les célibataires chrétiens à se mettre en action! Notre Dieu n’est-il pas capable de les diriger dans leur quête ? Ses moyens ne sont pas restreints pour bénir ses enfants? Quelque soit la direction de votre recherche, cela demandera un vrai pas de foi, de persévérance et un certain courage.

AMTGP021013 tous droits réservés

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Le don du célibat pour le chrétien | Drôle d’expression !

Lettre aux célibataires chrétiens

Le don du célibat pour le chrétien | Drôle d'expression !

Concernant le « don du célibat »: cette expression populaire est-elle fondée ?

Certains ont la coutume de s’appuyer sur les paroles de l’apôtre Paul qui, étant lui-même dans la situation de célibat, l’a conseillé aussi aux chrétiens de Corinthe : « Je voudrais que tous les hommes soient comme moi; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre » (1 Corinthiens 7:7). A noter que, dans le verset précédent, l’apôtre exprime cet avis sous forme de conseil et non d’ordre divin. Ici le mot grec traduit en français par « don » est à interpréter suivant le contexte. C’est-à-dire, un don en tant que cadeau, une grâce de Dieu, et non comme un don spirituel (une capacité particulière).

Voici l’avis de S.ROMEROWSKI, professeur de théologie, à propos du terme « don » (charisma) employé dans ce verset : « Écrivant aux chrétiens de Corinthe, Paul l’emploie aussi à propos du mariage et du célibat (1 Co 7.7). L’apôtre ne veut pas dire ici que certains ont une aptitude particulière au mariage et d’autres au célibat. Plus simplement, il invite chacun à considérer la condition qui est présentement la sienne, soit le mariage, soit le célibat, comme un cadeau que Dieu lui fait, ou, si l’on préfère, comme un privilège. Il encourage ainsi ses destinataires à se trouver contents de la condition qui est la leur.

Rien dans le texte n’autorise à considérer que charisma serait ici le charisme (la capacité particulière) de maîtrise sexuelle, comme le veut S. SCHATZMANN… Cette interprétation le conduit d’ailleurs à soutenir que le charisma ne concerne que le célibat et pas le mariage. La fin du verset signifierait quelque chose comme : l’un a reçu un charisme en vue du célibat. L’autre a reçu un charisme quelconque pour le service de l’Église. Mais il est de loin plus naturel de comprendre : l’un a reçu le cadeau du célibat (c.-à-d. le cadeau qu’est le célibat), l’autre celui du mariage ». (Extrait de la revue de théologie évangélique, FLTE, vol. 1, n°1, 2002, p.15-38)

Le don du célibat pour le chrétien | Drôle d’expression !

Le don-cadeau s’applique autant au célibat qu’au mariage dans ce texte. Ce serait faire fausse route de prendre ces versets pour fonder la doctrine « du don spirituel du célibat ». Penser que ce don a la même signification que les dons du Saint-Esprit, comme celui de prophète ou de pasteur.  Le célibat n’est pas mentionné dans les listes des dons spirituels des épitres :1Co 12.8-10 1 Co 12.28-30 ; Rm 12.6-9 ; Ep 4.11 ; 1 Pi 4.11. Dans le cas des paroles de Paul dans 1Cor 7.7 il s’agit bien du don en tant que cadeau, une opportunité. C’est le contexte du chapitre lui-même qui nous l’explique : Paul, se donnant en exemple, suggère aux chrétiens célibataires qui veulent servir Dieu et à cause des temps de détresse que traversait l’Eglise, de rester dans leur état de célibat (voir également les versets 25-28 et suivants). Cela n’exclut pas que Dieu peut donner une force et une paix pour vivre le célibat de manière sereine et épanouie.

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Chers célibataires chrétiens qui n’avez pas choisi votre célibat ! Puisque il est clair que le célibat n’est pas un don spirituel, il ne sera peut être pas définitif. Quant à l’idée reçue du soi-disant manque de foi que montre le chrétien en recherchant son conjoint ici, mettez votre bon sens en action! C’est vrai, Jésus demande à ses disciples de chercher premièrement le Royaume de Dieu avant toutes choses…. Pourquoi alors chercher un emploi, quand nous sommes au chômage? Pourquoi chercher un logement, quand nous en avons besoin? Dans d’autres passages de l’Evangile Jésus demande la participation des gens par leurs actes avant de répondre à leur prière. La foi doit être traduite en actes! Enfin, n’est-ce pas une façon de chercher le Royaume de Dieu que de chercher un conjoint qui partage notre engagement au service du Seigneur? Que faire lorsque des circonstances particulières empêchent de rencontrer un nombre suffisant de futurs conjoints potentiels ? Beaucoup de célibataires chrétiens ont déjà fait confiance au site de rencontre chrétien jetunoo.fr et nous témoignent des bénédictions qu’ils ont reçues. 

Dieu aime nous surprendre (Eph 3:20-21). Tenez-vous prêts !

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Célibataires chrétiens, à bas les préjugés | Rencontre en ligne

Célibat au long cours, un  don ou  une fatalité ?

Célibataires chrétiens, à bas les préjugés | Rencontre en ligne

Il provoque souvent des débats controversés dans nos églises. Les préjugés, les idées stéréotypées forment de curieux raisonnements chez certains. Ces quelques exemples ne vous surprendront peut-être même pas :

S’il (elle) est célibataire depuis si longtemps, c’est parce :

« Qu’il (elle) est coincé, associable »

« Que c’est un (une) perdant(e), il (elle) se débrouille mal « 

«Qu’il (elle) a un problème psychologique »

« Qu’il (elle) est égoïste », etc.

Tant de mépris, de manque de sensibilité font peur ! Acceptons l’évidence: Il y a un type de célibataires qui n’existe que depuis l’époque moderne, des chrétiens célibataires qui vivent leur célibat qui dure parfois longtemps. Aux temps de nos grands-parents, les jeunes gens quittaient leur(s) famille(s) au moment du mariage. Le laps de temps entre le départ de la maison parentale et le mariage peut durer beaucoup plus longtemps de nos jours. C’est en partie dû à l’évolution de notre société, et pas forcement aux particularités de l’individu. Certains rencontrent l’âme sœur à vingt ans, d’autres à quarante, Dieu fait attendre certains plus que d’autres, Lui seul sait pourquoi …

Les célibataires chrétiens qui prennent de l’âge et se languissent d’une rencontre de l’âme sœur sont souvent malmenés dans nos rassemblements. Les paroles de réconfort traduisent à l’évidence nos idées reçues et ont souvent l’effet contraire à un encouragement en semant le trouble chez leur destinataire.

Parfois, nos sœurs et frères (provisoirement solos) encaissent de la part des « grenouilles de bénitiers » et autres bons prêcheurs en manque de reconnaissance, de « vraies » paroles de consolations :

« Tu es déjà mariée à Jésus ! »

« Tu as peut être reçu le don de célibat ! »

« Chercher un mari (une femme), c’est un manque de foi! Dieu te le (la) donnera quand tu y penseras moins, quand tu chercheras en premier son Royaume et sa Justice ! »

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Si vous vous reconnaissez dans un de ces raisonnements, le moment est venu pour vous de rénover vos pensées! Peu importe ce que votre milieu culturel, familial, ecclésial vous a enseigné sur le célibat des chrétiens, il est urgent de reconsidérer les choses et d’ôter vos œillères.

Célibataires chrétiens, à bas les préjugés | Rencontre en ligne

Quant à vous, célibataires chrétiens qui entendez ces propos, ne vous laissez pas démoraliser, gardez confiance. Ne prêtez pas attention aux pseudos encouragements qui vous laissent un sentiment de culpabilité et vous mettent le moral à zéro. Ceux qui ont tenté de vous encourager de la sorte ne comprennent pas votre vécu ni l’épreuve de la solitude, car ils n’ont pas traversé ces circonstances.

Votre désir de mariage ne signifie pas que Jésus est insuffisant. Il ne réduit pas votre sainteté et ne vous éloigne pas de Dieu. Au contraire, il est plutôt rassurant et prouve que vous êtes dans son plan. Dieu a placé ce désir dans les cœurs des humains. Adam a été le premier homme éprouvé lorsqu’il a ressenti le besoin d’un vis-à-vis. Dieu ne l’a pas culpabilisé en lui disant qu’il devrait se contenter de sa relation avec Lui. Il a confirmé à Adam qu’il n’est pas bon d’être seul et a créé pour lui une femme. (l’action d’attendre)

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Fiançailles chrétiennes | Gage de solidité pour le couple chrétien

Les fiançailles: une vraie soupape pour les futurs mariés

Fiançailles chrétiennes | Gage de solidité pour le couple chrétien

Apprendre à communiquer à un niveau profond

Apprendre à communiquer à un niveau profond est nécessaire pour construire l’intimité du couple. Suis-je capable d’exprimer à mon (ma) fiancé(e) mes sentiments ? (peur, tendresse, colère). Y a-t-il des questions que j’ai peur de poser ? Quels sont les sujets que je n’aborde pas volontairement avec lui (elle) ? Quand nous rencontrons un obstacle dans la communication, quelles sont nos réactions ?…

Que faire avec ce que je n’aime pas chez mon (ma) fiançé(e)

Le  temps  des  fiançailles chrétiennes est  souvent  celui  des  premières  disputes  et  contrariétés.  On  découvre davantage les défauts de l’autre. Il faut bien accepter que l’on va épouser quelqu’un d’imparfait. Il y a  toujours  des  concessions  et  des  frustrations  dans  le  mariage.  Mais  il  y  a  un  degré « d’acceptabilité » de l’autre et de compatibilité dans la différence des caractères et des valeurs. Il est dangereux de penser : « Je vais le (la) changer ». Le mariage nous change mais on n’entre pas dans le mariage pour changer l’autre. Ça  ne  marche  pas. Parfois  certaines  choses  peuvent  déranger  au  point  d’introduire  le  doute  sur l’opportunité du mariage. Beaucoup de fiancés se sont posés un jour la question de savoir si c’était vraiment  « la  personne »  que  Dieu  leur  destinait.  Les  fiançailles chrétiennes sont  aussi  un  temps  de questionnement. Parfois on n’ose pas aborder les questions susceptibles de remettre en cause le projet de mariage. Pourtant ce sont celles qu’il ne faut surtout pas occulter. En parler honnêtement avec l’autre et avec des personnes dignes de confiance est nécessaire. Souvent les doutes sont levés et on peut s’engager rassuré sur la voie du mariage chrétien.

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Que faire avec ce que je n’aime pas chez moi ?

La  Bible  dit  que  pour  vivre  dans  la  communion,  il  faut  vivre  dans  la lumière (1 Jean  1.7).  Les fiançailles sont faites pour se connaître et se révéler l’un à l’autre tel que l’on est. Y a-t-il des choses que mon (ma) fiancé(e) est en droit de connaître sur moi ? Quels sont les problèmes non résolus dans ma vie que je garde secrets ? Quel effet ces problèmes auront-ils sur le couple ? Ce sont des questions que l’on ne peut pas fuir avant d’entrer dans la vie commune. Parfois certains ont honte d’eux-mêmes et, par peur de compromettre leur mariage, ils n’osent pas révéler une partie de leur personnalité ou de leur passé. Mais on n’entre pas dans le mariage avec des mensonges ou des zones d’ombre sur sa propre vie. Rencontres bidon. Tout ce qui n’est pas dit avant le mariage sera  beaucoup  plus  difficile  à  dire  plus  tard  et  lorsque  le  conjoint  le  découvrira,  le  couple  sera ébranlé sur les fondements de la confiance. Il y a encore beaucoup d’autres choses à faire dans ce temps merveilleux des fiançailles chrétiennes. Prier et lire la Bible ensemble pour apprendre à fonder sa vie personnelle et sa vie commune sur la personne de Dieu. S’engager ensemble dans des activités telles que camps de service, d’évangélisation, afin de mieux se connaître et discerner un projet de couple au service du Seigneur. Que Celui qui a conçu le  mariage  pour  le  bonheur  de  l’homme  et  de  la  femme  soit  Celui  qui  guide  les  fiancés  sur  le chemin de l’amour.

Gérard DUCROZET Conseiller conjugal et familial, Famille Je T’aime.

Texte publié avec l’aimable autorisation de: Servir en l’attendant. Article tiré du N°6. Novembre-Décembre 2004. Tous droits réservés. Site des C.A.E.F, Communautés et Assemblées Evangéliques de France.

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Les fiançailles chrétiennes | Site de rencontres pour mariage

Les fiançailles, phase importante du processus d’édification du couple.

Les fiançailles chrétiennes | Site de rencontres pour mariage

Qu’est-ce que les fiançailles chrétiennes ?

Le  développement  de  la  cohabitation  dans  notre  société  a  modifié  la  nature  des fiançailles qui ont aujourd’hui quelque chose d’un peu désuet, et il faut le regretter. Quoiqu’on en pense, elles sont comme un premier acte posé l’un vis-à-vis de l’autre et une affirmation de l’existence réelle  du  couple  aux  yeux  des familles.  Dans  la  tradition,  les  fiançailles  se  caractérisent  par  des signes qui ont déjà valeur d’engagement. Le repas de fiançailles marque la rencontre des familles qui témoignent de leur approbation pour le projet de mariage chrétien. L’échange de la bague symbolise la promesse des amoureux de s’engager l’un envers l’autre dans la perspective du mariage. Néanmoins, il ne faut pas confondre cet engagement avec l’alliance du mariage. La loi elle-même ne  reconnaît  pas  de  valeur  juridique  à  une  cérémonie  de  fiançailles  qui  n’offre  pas  de  cadre protecteur pour les fiancés. Seul le « oui » du mariage scelle l’alliance devant Dieu et devant les hommes. Cette affirmation est importante pour au moins 2 raisons:

Les fiançailles chrétiennes | Site de rencontres pour mariage

•  La première  est  que  les  fiançailles, contrairement  au  mariage, laissent la  porte  ouverte pour  une  rupture  toujours  possible.  Cette  rupture,  bien  que  douloureuse  et psychologiquement  difficile  à  assumer  est  néanmoins  beaucoup  moins  traumatisante qu’un divorce.

•  La deuxième est que l’engagement  des  fiancés  ne légitime  pas,  aux  yeux de  Dieu,  des relations sexuelles avant le mariage. Un certain nombre de jeunes célibataires chrétiens aujourd’hui prennent comme prétexte leur « statut officiel » de fiancés pour justifier des relations pré-conjugales.  Le  récit  évangélique  sur  la  naissance  de  Jésus,  nous  rappelle  que  les fiançailles, qui pourtant à cette époque avaient quasiment valeur de mariage, n’autorisent pas les relations sexuelles. Bien que l’abstinence et la virginité avant le mariage semblent d’un autre âge, les fiancés doivent savoir  que  ces  temps  de  fréquentations  vécus  dans  la  pureté  morale  sont  un  trésor  d’une  valeur inestimable dans le mariage. Ne pas s’engager ensemble dans ce que l’on sait contraire à la volonté de  Dieu,  c’est  témoigner  de  la  valeur  de  sa  foi  et  donner  à  l’autre  une  preuve  de  l’amour  et  du respect  qu’on  a  pour  lui.  Attendre,  malgré  la  force  du  désir,  pouvoir  dire  « on  a  lutté  et  gagné ensemble », quel capital de confiance dans le mariage !

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Comment mieux vivre les fiançailles ?

Les fiançailles sont un temps particulièrement propice au partage et à la confrontation des valeurs, des  attentes  et  des  objectifs  de  vie.  Comment  conçoit-on  le  mariage,  le  partage  des  tâches,  la gestion  de  l’argent,  l’éducation  des  enfants,  l’engagement  dans  l’église…?  Ces  échanges  sont indispensables, riches et fructueux. Aborder  toutes  les  questions  sur  la  vie  commune  future  permet  d’anticiper  sur  les  inévitables tensions et conflits des premières années de la vie conjugale. Cet échange dans la transparence est la condition du « oui » conscient et responsable que l’on se donne le jour de son mariage. J’aimerais suggérer quelques domaines et poser quelques questions à ne pas négliger. Dialoguer sur vos familles respectives. On entre dans le mariage avec les modèles parentaux sur le couple, son fonctionnement… Connaître sa  future  belle-famille  est  un  merveilleux  moyen  de  mieux  connaître  et  comprendre  son(sa) fiancé(e). Quels  rôles  nos  parents  jouaient-ils  respectivement  dans  leur  ménage ?  Y  a-t-il  des modèles de couples que nous aimerions imiter (parents, parents de  mon(ma)  fiancé(e), autres ? Comment concevons-nous les rapports avec nos familles ?  Il est important de pouvoir exprimer dans l’amour et le respect, comment on « ressent » la famille de son/sa futur/re conjoint/te.

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Espérer ou espérer et agir | Plateforme chrétienne de rencontres

S’il reste impossible d’anticiper l’avenir, il est toutefois intéressant de s’enrichir des témoignages à propos du mariage chrétien, de prendre conscience des enjeux d’une vie à deux, des attentes de l’autre, des éventuels renoncements à accepter. D’être volontaire pour partager sa vie. La confiance et la responsabilité sont les bases de la vie en couple. Il est incontournable d’acquérir un minimum de maturité pour envisager de fonder une famille. L’âge avancé n’est pas forcement synonyme de maturité, en particulier en ce qui concerne la maturité émotionnelle, psychologique.

Enfin, apprendre à connaitre les différences de fonctionnement hommes/femmes pourra contribuer à éviter quelques incompréhensions et déceptions. De la littérature de qualité existe à cet effet.

Pour conclure : le bonheur ne peut être pleinement apprécié que lorsqu’il a été attendu. Ce temps permis par Dieu est un chemin nécessaire à la construction de notre maturité. Prenez patience, persévérez dans la part d’action qui est la vôtre.

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Jetunoo.fr site chrétien pour le mariage

Propose d’être actif en attendant. Créer un profil est un pas qui peut permettre à Dieu de révéler sa volonté qui reste incontournable. Nul ne peut lui « forcer la main » ! Faire sa part en le priant est une démarche chrétienne qui utilise les moyens actuels pour être acteur de sa vie. Affiner votre profil jetunoo.fr c’est comme se préparer à participer à un rassemblement, que ce soit visiter une nouvelle Eglise ou participer à une soirée. Il est dans votre intérêt de vous présenter avec soin et d’exprimer avec simplicité ce que vous recherchez vraiment. Un site, même bien étudié ne peut pas décrire la complexité d’une personnalité. Son but est de vous rendre visible pour établir des contacts.

Espérer ou espérer et agir | Plateforme chrétienne de rencontres

Petite suggestion : ne résiliez pas votre compte au bout d’une semaine, il est fréquent que des gens s’inscrivent juste pour pouvoir communiquer avec quelqu’un même plusieurs mois plus tard.

« Il y a une manière de laisser Dieu agir qui permet d’être actif. Il y a une dépendance à l’égard de Dieu qui rend indépendant. »

AMTP290813©

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L’ action d’attendre en agissant | Site chrétien de rencontres

Attendre un conjoint chrétien ou passer à l’action ?

Trouver un conjoint chrétien impose parfois de passer à l'action...

L’origine du mariage chrétien

Espérer sans agir, c’est comme jeter une bouteille à la mer sans y avoir placé de message…

L’attente de rencontrer l’âme sœur avec laquelle s’unir par un mariage chrétien, surtout si elle dure un certain temps, peut devenir une épreuve difficile et provoquer de grandes souffrances. Dans notre société occidentale marquée par l’individualisme, cette souffrance touche de plein fouet les célibataires chrétiens. Pris par le rythme de la vie active, nombreux sont ceux qui vivent isolés. Ils manquent souvent de moyens et de temps pour vivre des rencontres de qualité.

Certains «solos chrétiens» découragés s’interrogent sur le sens de la promesse de Dieu, écrite dans les premiers chapitres de la Bible : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2.18). La création d’Eve

Oui, le mariage est un ordre créationnel de Dieu, c’est une institution qui restera toujours d’actualité et qui ne s’altère pas avec le temps ni avec les changements d’époques. Mais si tel est son plan pour les humains, pourquoi Dieu permet-il une attente de la rencontre de l’âme sœur parfois si longue ?

A l’origine, Dieu choisit de créer Adam, le premier homme. Celui-ci vécut seul dans le jardin d’Eden, jusqu’à ce que Dieu lui crée une compagne semblable à lui. La durée de son célibat ne nous est pas connue, la Bible ne le précise pas. Le temps n’était pas compté de la même manière qu’aujourd’hui mais cette épreuve était probablement nécessaire. En premier lieu, Adam dut apprendre à connaître son Créateur, à l’écouter et  lui faire confiance. Dieu le préparait ainsi à la rencontre de sa moitié. Ce temps profitable à notre lointain ancêtre lui permit d’acquérir la maturité et devenir responsable. Il devait devenir un organisateur, un gestionnaire des biens que Dieu lui avait confiés. Il a apprit à s’occuper du jardin, à le garder, le cultiver, et  poursuivre le travail commencé en donnant un nom à chacun des animaux. (Genèse 2.15 et 2.19)

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L’ action d’attendre en agissant | Site chrétien de rencontres

Puis, Dieu déclara qu’il n’était pas bon qu’Adam soit seul et lui donna une épouse au moment opportun. (Genèse 2.18).

Le premier célibataire de la divine création, était jusqu’à ce moment resté, « incomplet » ! Son épanouissement ne pouvait être total. Il avait besoin d’un vis-à-vis, d’amour et de soutien humain. Dieu créa l’homme avec ce besoin et ne l’a comblé en temps voulu, qu’après une durée d’attente et de préparation.

Dieu offrit un vis-à-vis au premier homme, en réponse à sa solitude premièrement, et ensuite en vue de la procréation (même si d’aucuns pensent l’inverse). Pourquoi aurait-il dit « Créons-lui une aide semblable à lui », et non pas quelque chose comme: « Et maintenant, peuplons la terre d’humains…» ? La procréation, la maternité deviennent le fruit naturel du mariage, une suite logique de celui-ci, mais ne constituent pas son unique but.

Certes, Adam ne souffrait pas de solitude comme des célibataires chrétiens de nos jours, étant donné le contexte de son histoire. Mais comment pouvait-il rester insensible devant l’harmonie qu’il voyait dans les couples d’animaux, dans l’union des oiseaux chantants. Pouvait-il ignorer sa situation d’homme seul, sans vis-à-vis ?

En observant les animaux qu’il avait pour mission de nommer, la Bible précise qu’Adam « ne trouva point d’aide semblable à lui » (Genèse 2.20). Ce verset sous-entend qu’il en recherchait probablement une. Le manque d’âme sœur commençait à lui peser. Cela est confirmé par sa joie et son exclamation lorsque qu’il vit Eve pour la première fois : « Voici cette fois, celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! » (Genèse 2.23).

Rencontrer un partenaire en vue du mariage chrétien

Aujourd’hui encore, ce récit peut édifier les célibataires chrétiens découragés, ceux qui ne sont pas au top de leur forme et pour qui l’attente de la rencontre de l’âme sœur semble devenir interminable. Il nous encourage à garder la foi en Dieu qui ne change pas et qui prend plaisir de voir ses enfants heureux : « Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation » (Jacques 1:17). Si dans la Bible il n’y a pas de promesse de conjoint pour chaque homme et chaque femme, Dieu a cependant déclaré que la solitude n’est pas bonne pour l’humain. Ce qui est certain, c’est qu’Il veut pourvoir à votre besoin de vis-à vis, quelle qu’en soit la manière.

Vous êtes convaincu que le mariage chrétien est une volonté de Dieu pour vous, alors redoublez de confiance. Vivez ce temps de célibat dans une attente active. Elle ne restera pas vaine si vous décidez de la vivre de manière constructive, sereine, en restant à son écoute. Pour bien se préparer à la vie à deux, il faut apprendre à se connaitre.

Voici des exemples de questions pour mener votre réflexion :

–          Qu’est-ce qui me fait vivre aujourd’hui ?

–          Est-ce que je m’accepte tel(le) que je suis ?

–          Ai-je confiance en moi ?

–          Quels sont les problèmes non résolus dans ma vie ?

–          Quel effet le mariage aura-t-il sur ces problèmes ?

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Rencontres en ligne | Dieu règne aussi sur le web!

Tout m’est permis mais tout ne m’est pas utile…

1. Rencontrez-vous en personne dès que possible

  • Les sites de rencontres chrétiens ne sont qu’un outil pour faire de nouvelles connaissances. Mon mari et moi-même nous connaissons plusieurs couples chrétiens qui se sont rencontrés sur le net et qui sont maintenant mariés. Notre point commun : nous avons tous fait dès que possible la transition du monde virtuel au monde réel. La tentation existe de vouloir continuer une relation par le seul biais du net car c’est « sécurisant ». Des partages de cœur à cœur où on ne montre que le meilleur de soi-même et où l’on cache ce qui ne nous met pas en valeur. C’est pour cela qu’il est sage  de se rencontrer en personne le plus tôt possible. Cela permet d’apprendre à connaitre l’autre dans le monde réel.  C’est important que vous puissiez constater par vous-même comment cette personne traite les autres, comment elle gère la frustration, comment elle se comporte.
  • Prévoir une rencontre réelle avant de développer des sentiments sérieux peut vous aider à décider avec sagesse si vous voulez poursuivre cette relation ou non.

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Rencontres en ligne | Dieu règne aussi sur le web!

2. Le bon sens est tout aussi important dans le monde virtuel qu’il l’est dans le « monde réel »

  • Ne vous mettez pas en danger. La personne avec qui vous communiquez n’est peut-être pas ce qu’elle dit être. Même si vous communiquez sur un site de rencontre chrétien. Quand vous programmerez cette première rencontre, faites-le dans un lieu public. Tenez votre famille et/ou vos amis au courant.

3. Introduisez rapidement cette personne dans votre cercle de relations et apprenez à connaitre le sien. Cela vous aidera à vérifier que cette personne est vraiment ce qu’elle dit être

  • Quand j’ai rencontré mon mari en personne pour la première fois, j’ai demandé à quelqu’un de confiance (un homme plus âgé) de m’accompagner pour m’aider à voir si cet homme « virtuel » était légitime. J’ai aussi organisé des rencontres avec des amis de confiance pour qu’ils me donnent leurs impressions. Qu’il se prête au jeu m’a confirmé que ses intentions étaient sincères et son cœur humble. Qu’il me fasse rencontrer ses amis et sa famille rapidement m’a confirmé que ses intentions étaient sérieuses.

4. Ce n’est pas grave si le premier contact est un peu difficile au début

  • Je ne vais pas mentir, je me sentais un peu gênée et timide ce premier jour que j’ai passé avec l’Homme qui allait devenir mon mari. C’était étrange que ce gars connaisse comment s’était passée ma journée au travail la veille mais que je ne sache pas si ses yeux se plissaient quand il souriait ou s’il bougeait beaucoup en parlant… (et si vous voulez savoir, la réponse est oui et oui.)
  • Il m’a patiemment laissé le temps de sortir de ma coquille et je remercie Dieu d’avoir pu surmonter l’idée absurde que notre première rencontre serait idyllique. Nous avons appris que ça vaut la peine de faire des efforts pour les choses importantes.

5. En toutes choses, faites confiance à Dieu et laissez-le vous conduire

Aujourd’hui, nous n’attachons pas d’importance au fait que nous nous sommes rencontrés sur un site de rencontre chrétien. Dieu a utilisé ce moyen pour que nous formions un couple mais, comme les couples qui se rencontrent de manière plus conventionnelle, nous avons dû prier, faire confiance et obéir à chaque étape de notre fréquentation et de notre processus d’engagement.

Cela fait maintenant quatre ans et demi que nous sommes mariés et nous avons deux précieux enfants. Pour nous, cela ne fait aucun doute que Dieu est celui qui nous a unis et non le site de rencontres.

« Ecrivez-moi. Avez-vous déjà essayé la fréquentation en ligne ? Comment était-ce ? J’aimerais beaucoup entendre votre histoire. »

Jim Daly est président de Focus on the Family où il anime une émission radio quotidienne écoutée par presque 3 millions d’auditeurs sur plus de 1000 radios locales dans tous les Etats-Unis.

Originally posted on the Daly Focus blog at www.focusonthefamily.com. © 2013, Focus on the Family. Used by permission.

Article gracieusement traduit de l’américain par Emmanuelle GAUDIN.17/06/13

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Sites de rencontres sur internet: est-ce biblique ?

 L’amour grâce à internet, un sujet qui passionne les chrétiens

Sites de rencontres sur internet: est-ce biblique ?

Bible et site de rencontre 

D’un côté, on trouve ceux qui croient que rechercher l’amour est un manque de confiance en Dieu. Ils préfèrent croire en sa capacité à nous donner un conjoint sans agir. Ils pensent que les listes interminables des profils génèrent une mentalité consommatrice et superficielle qui minimise la nature sacrificielle de l’amour centré sur Christ.

D’autres rétorquent que ces sites de rencontres chrétiens sont juste un outil que Dieu peut utiliser pour que deux personnes se rencontrent – les utilisateurs ne placent pas leur confiance dans le site de rencontre mais dans le Seigneur. Ils constatent que leur voisin, leur sœur, leur oncle, leur ami a rencontré son conjoint sur le net et qu’ils vivent un mariage heureux et sain. Qu’y a-t-il de mal à cela ?

Les deux points de vue ont du bon. Comme beaucoup d’autres choses, se fréquenter par le biais du net n’est ni tout bon ni tout mauvais. Parfois, ce ne sont pas tant nos actions qui comptent que l’attitude de cœur qui les accompagne. Le plus souvent, la Bible nous donne des conseils généraux plutôt que spécifiques. Nous pouvons alors saisir ses grands principes et les appliquer à notre vie de tous les jours et à nos choix. Mais ce processus demande de la sagesse, du discernement et la recherche de conseil avisé.

Le site pour jeunes adultes de Focus, Boundless, (illimité serait la traduction littérale) propose d’aider les célibataires chrétiens à réfléchir à ces questions.  Par l’intermédiaire de Boundless, Focus encourage à des choix de vie réfléchis et aide les jeunes adultes à découvrir leur valeur propre en Christ. Ceci en restant ouverts aux occasions que Dieu place devant eux.

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Sites de rencontres sur internet: est-ce biblique ?

Quelques individus de la communauté Boundless croient que Dieu leur permettra de trouver un conjoint par le biais de l’église, du travail ou par une rencontre organisée par des amis. D’autres s’inscriront dans un site de rencontres pour voir si Dieu utilise ce moyen. Boundless collabore même avec le site de rencontre ChristianCafe.com. C’est fait pour favoriser des rencontres entre des célibataires chrétiens désireux de se marier et leur offrir un enseignement biblique sur les relations.

Mais ensuite ?  Que se passe-t-il si un célibataire s’inscrit sur le site ChristianCafe.com et qu’il rencontre quelqu’un ?

Quelle est la prochaine étape ? On ne peut pas rester « sur le net » pour toujours…  Comment un couple potentiel fait-il le pas entre le monde virtuel et le « monde réel » ?

Pour aider à répondre à cette question, je vais partager quelques conseils d’une de mes collègues. Elle a rencontré son mari sur le net. Elle connait donc l’expérience de la transition entre la relation virtuelle et la rencontre en personne. (Vous pouvez lire leur histoire sur  Boundless post). Lire la suite…

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Quid de la solidité des couples chrétiens formés en ligne?

Solos cathos ou évangéliques, les couples 2.0 qui durent..

Quid de la solidité des couples chrétiens formés en ligne?

Plateforme de rencontre chrétienne

Pour rencontrer des célibataires chrétiens, ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais certains viennent moins à l’esprit que d’autres. Ainsi, faire appel à un site de rencontre n’est pas un réflexe pour tout le monde et beaucoup ont des doutes sur la viabilité d’une relation entamée en ligne. Pourtant, les chiffres le prouvent : employer une telle plateforme pour rencontrer des célibataires catholiques, protestants ou de toute autre confession est une méthode efficace, qui permet de bâtir des couples durables.

A la demande d’une plateforme de rencontre américaine, un sondage « en ligne » a été commandé entre 2005 et 2012 auquel ont répondu 19.000 Américains mariés entre ces deux années.

La question était de savoir si les couples issus d’une rencontre sur le web sont plus solides que les autres. C’est ce que semble valider l’étude menée par John T. Cacioppo de l’université de Chicago à partir de ce sondage.

Cette étude amène deux conclusions:

  • Malgré la diminution du nombre des mariages, de plus en plus de couples mariés se rencontrent sur la toile. Ce chiffre s’élèverait à 35% aux Etats-Unis. Avec des rencontres par conversations en ligne « tchat » ou sur les réseaux sociaux. (45% d’entre eux auraient ont fait connaissance  via un site de rencontres). John T.Cacioppo précise d’ailleurs que: «Sortir avec des gens, ou au moins rencontrer, des gens en ligne n’est plus stigmatisé.» ce qui ne semblait pas très catholique  il n’y a que quelques années est heureusement devenu fort acceptable.

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Quid de la solidité des couples chrétiens formés en ligne?

Faire appel à un site chrétien pour se rencontrer en ligne

  • Les couples 2.0 auraient même plus de chances de tenir que les autres: il existe, selon cette étude 5.96% de divorces pour les couples rencontrés en ligne par rapport à 7.67% pour les autres, ce qui représente un taux moins élevé et va de pair avec une meilleure la satisfaction de leur mariage.

Quelques pistes sont avancées sans certitude pour expliquer ce phénomène:

«Les possibilités incluent l’accès à plus de partenaires potentiels en ligne et le fait de communiquer en ligne conduit, comme le montrent d’autres études, à plus se dévoiler, à mieux construire une relation protégée de l’aspect séduction physique si la rencontre réelle n’est pas immédiatement consécutive au premier contact pris.

Parmi les couples qui ne se sont pas rencontrés en ligne, leur satisfaction du mariage est d’ailleurs plus élevée lorsque les deux époux se sont rencontrés par l’intermédiaire de la famille, au cours de leurs études, à l’église que dans le cas de rencontres plus festives : night clubs, bar ou au travail.

Les sites de rencontre sont donc une bonne méthode pour rencontrer quelqu’un. Cependant, quand on construit son projet de vie devant Dieu, on souhaite avoir pour partenaire une personne avec qui l’on partage ses convictions.

Loin des sites peu sérieux, Jetunoo vous propose de concentrer votre recherche du mariage chrétien avec un site et des célibataires chrétiens catholiques ou protestants (sans oublier les autres confessions). Les chiffres le montrent : les couples formés sur le web sont aussi solides, voire plus que ceux qui se sont formés autrement. Le site de rencontre, au fond, n’est peut-être que l’instrument dont se sert Dieu pour vous permettre de rencontrer l’âme-sœur.

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Eglise et célibat, parfois un vrai dialogue de sourds

L’histoire du don de célibat

Eglise et célibat, parfois un vrai dialogue de sourds

Une survalorisation du célibat ne rendra pas plus heureux ceux qui le traversent avec difficulté… Une meilleure aide leur sera apportée par un enseignement équilibré, les accompagnant dans leurs besoins et leur aspiration au mariage.

Selon 1 Corinthiens 7,7, le don du célibat (ici don = « cadeau ») se compare au don du mariage. Paul souligne ainsi que le célibat peut être bon comme le mariage est bon, en fonction des personnes et des situations. Le célibat pour Paul est une opportunité à cause des «détresses de l’heure présente » (1 Co 7,26 ; et aussi  v. 28 et 32-35), particulièrement à cause des persécutions contre les chrétiens; les versets suivants (36-38) rappellent qu’il est plus aisé d’être disponible pour le Seigneur en étant célibataire. Toutefois, l’apôtre n’accorde pas au célibat de supériorité morale par rapport au mariage.

« Remarquons [d’ailleurs] que l’Écriture n’exalte nulle part en Jésus le Célibataire … Jésus-Christ s’y nomme l’Époux et y figure comme le modèle des maris ! » (H.BLOCHER, « Révélation des origines », Lausanne PBU 1979, p. 102s.)

Le mariage n’est donc pas inférieur au célibat. Ce n’est pas le célibat qui est une institution fondamentale de Dieu, mais le mariage! Ce n’est pas seulement naturel de chercher à se marier, c’est aussi une démarche conforme à la volonté de Dieu. Oui, le mariage rend heureux, c’est prouvé ! Dieu l’a institué pour le bien de ses enfants, donc le mariage est important pour leur équilibre et leur bien-être. N’attendons pas pour autant de cette union qu’elle résolve les problèmes de notre existence, on le saurait depuis longtemps.

Oui, l’Homme est incomplet sans la Femme (Genèse 2.18). Dieu estime fondamentalement que la solitude n’est pas bonne pour l’Homme et il établit le mariage.

Jésus lui-même enseigne sur le célibat. Ses paroles sont rapportées dans l’Evangile de Matthieu au chapitre 19, v 11-12 :

« Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus eux-mêmes eunuques, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne ».

Juste avant ces paroles Jésus explique à ses disciples que Dieu a voulu le mariage indissoluble, le divorce est permis seulement en cas d’immoralité sexuelle. Les disciples réagissent alors négativement à cet enseignement qu’ils trouvent radical et répliquent que puisque tel est le devoir de l’homme envers la femme, il vaut mieux rester célibataire ….

Le Seigneur leur répond par le verset 12 en expliquant qu’il y a plusieurs types de célibats… Le message à retenir est, que le célibat est une affaire sérieuse, que ce n’est pas une solution de fuite devant d’autres responsabilités.

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Eglise et célibat, parfois un vrai dialogue de sourds

Une fois encore, cela ne place pas les célibataires chrétiens au-dessus des autres. Jésus présente le célibat comme une exception à la règle établie par le Créateur en Genèse 2.18 et il lui donne trois conditions : la première est certainement un cas d’handicap physique. La deuxième : le célibataire est forcé à le devenir par la main des hommes (castration des eunuques était une pratique dans l’Antiquité). La troisième : le célibat est un choix personnel, le renoncement volontaire au mariage pour être entièrement disponible pour servir Dieu.

Si vous êtes célibataire et désireux de vous marier, gardez confiance, même si la situation dure longtemps. Depuis l’Antiquité, les codes culturels, relationnels et sociétaux ont beaucoup évolués, la rencontre de votre moitié peut parfois prendre plus de temps que prévu. Il ne faut jamais désespérer.

AMTP 190214 Tous droit réservés

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Je suis célibataire et chrétien: double bingo !

Brave célibataire, réjouis-toi et marche…

Brave célibataire, réjouis toi et marche...

Solo et chrétien

Parfois, certaines publications chrétiennes d’édification, parues ça et là sur le web, ont des propos quelque peu étonnants à l’égard des célibataires chrétiens.

Vu le mal-être lié à la solitude et le nombre grandissant de solos, de personnes divorcées dans nos églises, certaines réponses apportées à cette détresse paraissent inappropriées. Tout en les stimulants à se rapprocher de Dieu, leur état est spiritualisé pour tenter de dédramatiser leur besoin et ainsi désavouer leur désir du mariage.

« Le mariage ne règle pas tous les problèmes ! », « le Bonheur ne se trouve qu’en Dieu seul », « chercher l’âme sœur n’est pas spirituel! », leur-dit-on religieusement. Certains encouragent les personnes seules de s’engager dans le service chrétien. C’est parfois même en arguant que c’est le moyen de s’épanouir, voir d’attirer la bénédiction. De tels propos sont parfaitement incompatibles avec la doctrine de la Grâce. Dieu n’exhausse jamais nos prières en récompense de nos mérites.

Ces tentatives de réconfort, partent d’une bonne intention mais ne font que refouler le mal-être des célibataires chrétiens.  Cela  les amène même à culpabiliser à propos de leur désir de mariage et d’amour conjugal.

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Je suis célibataire et chrétien: double bingo !

Pourquoi vouloir placer le célibat sur une sorte de piédestal? Pourquoi lui attribuer une valeur au-delà de ce qu’enseigne la Bible ? Pour appuyer cette idée, les paroles de l’apôtre Paul dans la 1ère épitre aux Corinthiens chapitre 7 servent de fondement. Pourtant, ce texte ne prône pas le célibat et ne le place aucunement au-dessus du mariage. Encore faut-il  l’interpréter dans son contexte. Malgré l’idée largement répandue, il n’existe pas de don spirituel de célibat.  1 Co 7.7 ne fonde pas cette doctrine. Lire la suite…

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Le choix d’un conjoint chrétien | Objectif mariage

Réflexions utiles avant de s’engager dans le mariage…

Le choix d'un conjoint chrétien

« Suis-je en train de faire le bon choix d’un conjoint chrétien ? Comment être sûr(e) de tomber sur la bonne personne ? »

C’est le dilemme qui tourmente des générations de solos en recherche de l’âme sœur. Le poids de ces questions devient pesant quand le cœur s’enflamme et que les sentiments amoureux prennent le dessus. Quand on est chrétien et qu’on a un projet de vie sérieux et responsable, le droit à l’essai n’est pas au programme.

Il n’y a pas de secret: pour apprendre à connaître une personne, il faut passer un temps suffisant avec elle. Le but est de développer une communication de qualité en établissant une confiance réciproque. Il est aussi nécessaire de connaître son milieu social, familial, culturel, etc. Malheureusement, il est fréquent chez nombre de gens de commencer à construire la relation en se fiant aux premiers sentiments amoureux avant de bien apprendre à connaître l’autre.

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Le choix d’un conjoint chrétien | Objectif mariage

Bien sûr, l’amour c’est l’essentiel, mais ce n’est pas suffisant pour construire une relation de couple harmonieuse et durable si l’on n’y rajoute pas la volonté d’aimer quoiqu’il advienne, la patience. En effet, beaucoup de célibataires chrétiens, sous influence de notre société occidentale, rêvent encore aux princes charmants et vaillants ou aux femmes ressemblant à celles des pages de magazines, et n’accordent pas assez d’importance à la vie intérieure de la personne.

Donnez du sens à vos rencontres

L’aspect extérieur changera avec le temps, mais pas les particularités du caractère, ses aspirations, ses principes et idéaux qui sont les choses auxquelles il vaut mieux s’intéresser avant de laisser les sentiments s’installer. La sagesse biblique à ce sujet est résumée par les propos de  Proverbes 31:30: « La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine; La femme qui craint l’Eternel est celle qui sera louée « .

Voici quelques points de réflexion qui pourront être déterminants si vous donnez du sens à vos rencontres pour prendre la décision de poursuive ou non la relation. Elles sont à se poser à soi-même aussi :

  • Quelle est la place de Dieu dans la vie de l’autre ? Est-ce que sa conscience est sensible à sa Parole ? Qui est sa plus grande autorité ? Quel type de personne l’influence, à qui prête-t-il/elle sa confiance (ami, famille, pasteur, prêtre…).
  • La personne est-elle capable d’accepter ses torts, ses défaites ? Est-elle capable de se repentir ? Avec quelle attitude recevra-t-elle une remarque corrective, un reproche ?
  • Comment comprend-t-il/elle le but du mariage chrétien ? Comment considère-t-il/elle son rôle dans la famille et la répartition des responsabilités ? Que pense-t-il/elle de l’éducation des enfants ? Comment considère-t-il ses parents ? Quel est son rapport à l’argent ? Construire son projet amoureux
  • Met-il/elle l’accent sur la bonne qualité de communication dans le couple qui est essentielle pour apprendre à bien s’entendre ? Est-il/elle prêt(e) à faire l’effort de se mettre à la place de l’autre, comprendre ses réactions au moment de divergences d’opinons?  Est-il/elle ouvert(e) pour faire des concessions ?
  • Il s’agit ci-dessus d’un minimum de sujets sur lesquels il est préférable de s’interroger au début d’une relation. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive.

L’avantage de la rencontre avec un site de rencontre chrétien tel que jetunoo.fr, est la possibilité de développer une relation épistolaire via la messagerie pour aborder ces sujets avec la personne choisie avant de prendre la décision d’aller plus loin. La communication par écrit est parfois plus facile, selon le sujet mais, s’inscrire sur un site de rencontre, même chrétien, nécessite de se préparer et structurer sa pensée. Parfois, un peu d’accompagnement à la rencontre est le bienvenu…

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Avis de recherche d’un mari chrétien | Je, tu, nous

Sites de rencontres et foi en Dieu

Site jetunoo avis de recherche d'un mari chrétien

Avis aux célibataires chrétiens:

Parfois, ils osent difficilement rechercher leur futur conjoint, pensant que c’est un manque de confiance en Dieu. Le doute subsiste encore lorsque l’enseignement les culpabilise en se demandant s’il est vraiment spirituel de faire des efforts de recherche au lieu de simplement prier et attendre.

Selon la culture et l’époque, différentes pratiques ont existé dans le but de résoudre les questions de rencontres et de mariages. La Bible nous instruit à propos d’Abraham qui entreprit de rechercher une femme pour son fils Isaac (Genèse 24). Un autre récit parle de Jacob, incontestablement le champion toutes catégories de la persévérance. Il suffit de regarder la quantité d’efforts qu’il a fournis au service de Laban pendant de nombreuses années pour pouvoir enfin épouser Rachel (Genèse 29).

Dans le livre des Proverbes on trouve ces mots: « Qui trouvera une femme de valeur? Elle vaut bien plus que des perles » (Proverbes 31.10).

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La Parole de Dieu ne donne pas d’instructions directes au sujet de la recherche d’un conjoint. Dieu a créé l’homme en lui offrant le « libre arbitre » de sa vie à l’inverse d’un robot préprogrammé. Dieu désire que chacun de nous devienne un chrétien mûr et responsable, capable de faire des choix en fonction des prescriptions morales indiquées dans sa Parole.

Relations avant le mariage

A partir de là, pourquoi la question du mariage ferait-elle exception ? Si nous choisissons d’appliquer le principe « attendre et prier », alors nous devons le faire dans tous les domaines. Prier et attendre, au lieu de choisir une orientation professionnelle, logement, une voiture etc. La passivité n’a jamais été donnée en exemple dans les écritures. Heureusement, la part  personnelle est nécessaire pour la rencontre du conjoint, mais aussi pour le développement des relations dans le couple avant et après le mariage.

La première épître de Paul aux Corinthiens au chapitre sept, sert souvent de prétexte à une croyance erronée. Cette dernière charge de nombreux célibataires chrétiens du poids de la culpabilité. C’est l’idée selon laquelle, chercher un conjoint, aspirer au mariage chrétien est un désir purement charnel et une conséquence du manque de maîtrise du désir sexuel. « Pour éviter toute immoralité sexuelle» (7.2), « mais s’ils ne peuvent pas se maîtriser, qu’ils se marient, car il vaut mieux se marier que de brûler » (7.9). Ainsi, il pourrait sembler que le mariage soit montré comme une situation inférieure au célibat voir comme un obstacle au service: « Il est bien pour eux de rester comme moi » dit Paul (7.8), «celui qui n’est pas marié se préoccupe des affaires du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur, alors que celui qui est marié se préoccupe des affaires de ce monde, des moyens de plaire à sa femme » (7.32-33).

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Si nous lisons ce texte en dehors de son contexte, sans connaître l’enseignement biblique sur le mariage dans son ensemble, c’est la porte ouverte à une doctrine faussée. L’intention de Paul peut effectivement paraître troublante. Quel était son but ? Avait-il l’intention d’aller à l’encontre de l’enseignement originel sur le mariage ? Absolument pas !

Ces recommandations de Paul étaient d’ordre pastorales et non morales. Elles s’appliquaient à des circonstances particulières de persécution ou de crise que traversait l’église de Corinthe: « A cause des temps actuels de détresse » (7.26) et « Car le temps est court » (7.29), voilà les arguments de Paul. Si ce texte était un dogme permanent, Paul ne l’aurait pas contredit lui-même plus tard.

Si on observe la suite de ses écrits avec attention, une dizaine d’années après, à la faveur de ses épîtres à Timothée, Paul s’oppose fermement à ceux qui prescrivent de ne pas se marier et précise que « tout ce que Dieu a créé est bon » il inclut aussi la sexualité (1 Tim 4.1-5). Il conseille aux jeunes veuves de se marier (1 Tim 5.14),  d’autre part, il souligne l’importance pour un homme d’être marié, de savoir bien tenir sa famille et ses enfants pour être apte au service pastoral dans l’église (1 Tim 3.1-4).

Rendons à Paul ce qu’il lui appartient car c’est à lui que l’on doit un des plus beaux textes du Nouveau Testament sur les relations maritales. Il se trouve dans l’épître aux Ephésiens 5.23-29. Tout cela complète bien ses propos circonstanciels dans 1 Corinthiens 7.

Pour en savoir plus: double bingo

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L’âme soeur | L’Amour grandit au long du mariage

L’amour grandit et éclot tout au long du mariage

Le départ d’une relation entre un jeune homme et une jeune femme passe d’abord par des sentiments amoureux, l’attirance, la complicité et la passion. Peu importe la force des sentiments et la sincérité des intentions : ce n’est pas encore tout à fait l’Amour. L’amour se développe et il est éprouvé au cours d’une relation conjugale. Souvent sur le long terme, lentement, parfois de façon pas très aisée et parfois douloureusement.

Ce processus, même s’il prend du temps, peut finir par créer de l’attachement. L’interdépendance de l’un par rapport à l’autre se transforme idéalement en sub-dépendance de l’autre. C’est le moment ou l’on aime l’autre pour lui-même au-delà de soi. C’est à ce moment qu’apparaît ce qui ressemble le plus à l’impression d’être parfaitement compris de l’autre. Les deux deviennent les moitiés d’un tout,  « une seule chair ». Ce qui est déterminant dans la construction du bonheur conjugal ce n’est pas seulement la compatibilité psychologique et physique entre les partenaires, mais le degré de préparation et la volonté d’évoluer en se basant sur les valeurs chrétiennes du mariage. Si Christ est le centre de la vie du couple chrétien, alors il est le ciment et la force qui aide à bâtir la famille Matthieu 7:24-27

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Un mariage heureux est le fruit d’un travail au quotidien de construction, de réparation et cela n’est pas moins vrai pour les couples chrétiens. On ne naît pas pour être la meilleure moitié de quelqu’un mais on le devient au fil de la relation! Le concept de l’âme sœur est largement utilisé commercialement mais ne nous y trompons pas, le mariage s’apparente au diamant. Il ne brille jamais à l’état naturel. C’est seulement après un long travail de polissage que ses facettes magnifient et revoient la lumière.

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